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Accueillir et suivre fidèlement le Christ, Roi d’humilité, de paix.

AU FIL DU TEMPS (Articles publiés)


Frères et sœurs, dans la joie et la douleur mêlées de ce dimanche des Rameaux, nous voici rassemblés ici, pour être introduits aux offices de la Semaine Sainte par a célébration de ce Dimanche des Rameaux.
Aujourd’hui, nos mains portent des Rameaux, signe de victoire, mais nos cœurs se préparent à la Passion. L’Année A nous propose le récit de saint Matthieu, un récit qui nous place face à un contraste saisissant : les cris de « Hosanna » qui deviennent bientôt des cris de « Crucifie-le ».

1. Le Roi qui choisit l’humilité.

Le premier message de ce dimanche pour nous, ici au Burundi et dans notre contexte sous-régional en proie aux conflits sanglants, c’est celui de la royauté de service. Jésus n’entre pas à Jérusalem sur un char de guerre, entouré d’une garde imposante ou protégé par une flotte aérienne de drones. Il vient sur un petit âne.: « Voici que ton roi vient à toi,

    plein de douceur. » (Mt 21, 5)
    À Ngozi, ville de passage et de commerce, nous savons ce que signifie l’influence. Mais Jésus nous dit que la vraie grandeur n’est pas dans l’écrasement des autres, mais dans la douceur. Il nous invite à déposer nos manteaux d’orgueil sur son passage pour qu’il puisse régner dans nos familles, dans nos communautés, nos quartiers et sur nos collines.

    2. Il est le « Serviteur Souffrant »

    La première lecture d’Isaïe nous a parlé de ce Serviteur qui « ne s’est pas révolté ». C’est une parole forte pour nous. Parfois, face aux injustices de la vie ou aux épreuves, notre premier réflexe est la colère, la révolte, l’éclatement.
    Le Christ, lui, transforme la souffrance en offrande. Il ne rend pas le mal pour le mal. Dans le silence de sa Passion, il brise le cycle de la violence. C’est un appel à la réconciliation profonde : « ne laissons pas la haine dicter nos actes, mais suivons le Maître qui donne sa vie par amour ».

    3. Du « Hosanna » au « Crucifie-le ».

    Le contraste de cette liturgie nous interroge sur notre fidélité. Regardons la foule de Jérusalem. Elle est versatile. Elle acclame le Christ quand tout va bien, mais l’abandonne dès que l’ombre de la Croix apparaît. Cette foule qui a acclamé Jésus est la même qui, quelques jours plus tard, l’a abandonné. Sommes-nous des chrétiens de façade ? Il est facile de chanter Dieu quand tout va bien. Mais la foi véritable se mesure au pied de la Croix. Suivre Jésus, c’est rester avec lui quand le chemin devient difficile, quand le pardon coûte, quand la vérité dérange. Sommes-nous parmi ceux qui pardonnent là où le monde demande vengeance?

    Chers amis, en entrant dans cette Semaine sainte, ne restons pas spectateurs. Ne regardons pas la Passion comme un film ancien. C’est aujourd’hui que le Christ souffre dans le pauvre, le malade ou le prisonnier.
    Que cette célébration ne se termine pas à la porte de cette cathédrale, de nos églises et chapelles. Emportez vos rameaux bénis dans vos maisons comme le signe de la présence de Dieu qui protège, pacifie et réconcilie. Que le Seigneur nous donne la force de marcher avec Lui jusqu’à la Résurrection.

    Bonne montée vers Pâques à tous !


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