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Archives de Catégorie: Dimanches

De la pierre roulée à la pierre d’angle de notre nation : « Le Christ est vivant : Relevons-nous avec Lui ! »

L’étonnement de l’aube

Frères et sœurs bien-aimés, en ce matin de Pâques, nous rejoignons Marie-Madeleine alors qu’il fait encore sombre. Le texte de Jean nous dit qu’elle se rend au tombeau « alors qu’il faisait encore nuit ». Cette nuit n’est pas seulement chronologique ; elle symbolise nos doutes, nos deuils et les ténèbres qui pèsent parfois sur notre cher Burundi. Mais regardez : la pierre a été enlevée. Le tombeau est vide. Ce vide n’est pas une absence, c’est l’espace d’une présence nouvelle. Le Christ est ressuscité, « Christos Anesti ! » 
Il est vraiment ressuscité!

Témoins de l’irréversible

La première lecture nous montre Pierre, transformé, témoignant devant Corneille. Il résume toute la foi chrétienne : Jésus de Nazareth, qui a passé en faisant le bien, a été tué, mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
La doctrine de la Résurrection n’est pas une simple

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Accueillir et suivre fidèlement le Christ, Roi d’humilité, de paix.

Frères et sœurs, dans la joie et la douleur mêlées de ce dimanche des Rameaux, nous voici rassemblés ici, pour être introduits aux offices de la Semaine Sainte par a célébration de ce Dimanche des Rameaux.
Aujourd’hui, nos mains portent des Rameaux, signe de victoire, mais nos cœurs se préparent à la Passion. L’Année A nous propose le récit de saint Matthieu, un récit qui nous place face à un contraste saisissant : les cris de « Hosanna » qui deviennent bientôt des cris de « Crucifie-le ».

1. Le Roi qui choisit l’humilité.

Le premier message de ce dimanche pour nous, ici au Burundi et dans notre contexte sous-régional en proie aux conflits sanglants, c’est celui de la royauté de service. Jésus n’entre pas à Jérusalem sur un char de guerre, entouré d’une garde imposante ou protégé par une flotte aérienne de drones. Il vient sur un petit âne.: « Voici que ton roi vient à toi,

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La soif du cœur : de la soif du désert à la rencontre avec Dieu et de la rencontre à la mission vers les autres.

Dans le désert, les Hébreux torturés par la soif et le doute interpellent Moise : « donne-nous de l’eau à boire ». L’eau jaillit du rocher désaltéra les corps épuisés, mais plus encore, elle apparut à Israël comme un signe de la présence de Dieu parmi les siens. Au cours de la longue traversée du désert, les Hébreux ont expérimenté combien est difficile la conquête de la liberté et comment, à la moindre difficulté, on est tenté de revenir à l’esclavage antérieur. Moise fut souvent pris à partie par un peuple découragé et faillit plus d’une fois être mis à mort par ceux-là même qu’il voulait libérer. A travers lui, c’est à Dieu que s’en prenaient les Hébreux, le mettant à défi d’accomplir sa promesse. Pourtant, le Seigneur n’a cessé de nourrir et d’abreuver ce peuple rebelle, manifestant que lui seul peut combler l’espérance de ceux qui ont faim et soif de justice, de liberté et d’amour.
Parfois, nos efforts se heurtent à l’apathie ou à l’ingratitude de ceux que nous voudrions aider ou aimer. Nous découvrons-nous alors proche de Dieu?

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