Au moment où nos communautés nationales, régionales, nos familles, et différents groupements risquent de nous enfermer sur nous-mêmes, Luc nous ouvre l’esprit, lui qui aurait…
Combien de fois, de nos jours, avons-nous reçu des messages à transmettre aux autres, par nos réseaux sociaux, avec des indications numériques, pour mériter et…
Frères et sœurs bien-aimés, Nous voici au terme de l’année liturgique, rassemblés pour célébrer la solennité de notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers. Lorsque nous entendons le mot « Roi », notre esprit imagine spontanément la gloire, le pouvoir, le trône d’Or, et la force des armées, comme le roi David dans la première lecture, oint et reconnu par toutes les tribus d’Israël. Pourtant, la Parole de Dieu de ce dimanche nous place devant le plus grand des paradoxes. Quel est le trône du Christ-Roi ? La Croix. Quelle est sa couronne ? Les épines. Quel est son sceptre ? Les bras étendus de l’Amour qui pardonne. L’Évangile nous montre le Christ au sommet du Calvaire, moqué et insulté par les chefs et les soldats : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » (Lc 23, 35). C’est là, dans cette faiblesse assumée, que nous découvrons la vérité et la puissance de sa royauté.
La liturgie de ce dimanche nous rappelle l’importance de la prière. Le livre de l’Exode (1ère lecture) nous montre Moïse sur le sommet de la montagne. Les mains levées, il supplie le Seigneur pour son peuple qui lutte contre ses ennemis. C’est grâce à cette prière persévérante que le peuple a triomphé. En lisant ce récit, nous comprenons l’importance et la force de la persévérance de la prière personnelle et communautaire.
En ce dimanche, nous entrons dans la semaine missionnaire mondiale. Comme Moïse, nous nous mettons en prière pour soutenir tous ceux qui annoncent la bonne nouvelle sur les cinq continents. Nous pensons à tous ces peuples qui doivent se battre pour que leur dignité humaine et leur liberté religieuse soient respectées et reconnues. C’est à nous maintenant de lever les mains vers le Seigneur. Ils comptent sur nous pour les soutenir de notre prière fraternelle et communautaire. Ensemble, nous faisons nôtre la prière du psaume 120 : « Levons les yeux vers les montagnes car le secours nous viendra du Seigneur notre Dieu, qui se tient près de nous. Il gardera notre vie au départ et (suite…)
L’Evangile de Saint Luc qui nous accompagne le long de cette année liturgique nous rappelle constamment le caractère universel et universaliste du salut en Jésus-Christ. Au moment où nos communautés nationales, régionales, nos familles, et différents groupements risquent de nous enfermer sur nous-mêmes, Luc nous ouvre l’esprit, lui qui aurait vécu dans une société multi-ethnique et multiculturelle. Il nous montre un Jésus qui ne fanatise pas avec le racisme, les divisions de toutes considérations. En effet, Jésus se rend à Jérusalem en traversant la Samarie, province méprisée et excommuniée par les habitants de Jérusalem (Voir Jean 4,9).
En effet, après l’an 722 av.J.C, la Samarie avait été repeuplée d’un ramassis d’esclaves : des populations de toutes origines, un mélanges de races, cultures, croyances religieuses et peut-être des incroyants. Des hérétiques ! Ne vous rappelez-vous pas que même les apôtres de Jésus voulaient faire descendre du feu sur les Samaritains ? N’étaient-ils même choqués de trouver Jésus