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Archives d’Auteur: Patiri Lambert
Naaman et le Samaritain : leçons d’humilté, de foi et de gratitude de la part des païens.

Universalité du salut en Jésus-Christ.
L’Evangile de Saint Luc qui nous accompagne le long de cette année liturgique nous rappelle constamment le caractère universel et universaliste du salut en Jésus-Christ. Au moment où nos communautés nationales, régionales, nos familles, et différents groupements risquent de nous enfermer sur nous-mêmes, Luc nous ouvre l’esprit, lui qui aurait vécu dans une société multi-ethnique et multiculturelle. Il nous montre un Jésus qui ne fanatise pas avec le racisme, les divisions de toutes considérations. En effet, Jésus se rend à Jérusalem en traversant la Samarie, province méprisée et excommuniée par les habitants de Jérusalem (Voir Jean 4,9).
En effet, après l’an 722 av.J.C, la Samarie avait été repeuplée d’un ramassis d’esclaves : des populations de toutes origines, un mélanges de races, cultures, croyances religieuses et peut-être des incroyants. Des hérétiques ! Ne vous rappelez-vous pas que même les apôtres de Jésus voulaient faire descendre du feu sur les Samaritains ? N’étaient-ils même choqués de trouver Jésus
Servir avec foi : au-delà des mérites et des calculs
La première lecture demande au juste la constance dans la foi. La délivrance, qui est un don de Dieu, est certaine pour celui qui demeure fidèle à la Parole de Dieu. Dans notre vie quotidienne, nous remarquons beaucoup de difficultés et beaucoup de souffrances « injustifiées », ou mieux, difficiles à comprendre. Il nous faut alors demander au Seigneur la fermeté dans notre foi, que nous avons reçue comme un don de Dieu et qui transforme notre vécu quotidien, notre vie de service à l’autre, notre vie de témoignage dans nos communautés de vie, comme l’apôtre Paul y exhorte Timothée dans la deuxième lecture.
La vie de prière: vie de confiance et intimité dans notre relation avec Dieu.
Devant tant de violences et de souffrances qui nous entourent, la vision d’un monde réconcilié tarde à se réaliser. Nous pouvons même désespérer, nous arrivons même au désespoir. Selon la parole de Dieu, elle viendra certainement et ce Dieu ne décevra pas le juste qui vit par sa fidélité. C’est tout ce qui constitue la réponse de Dieu au prophète. En effet, au temps du prophète Habacuc, Babylone triomphe et, sous peu, le petit royaume de Juda tombera sous ses coups. Certains diront cela est un juste châtiment de Dieu, vues les infidélités du peuple d’Israël. Nous sommes enclins à lier malheur à coupable, malheureusement. Habacuc, lui, ose demander raison à Dieu le pourquoi de cette violence qui se déchaine contre son peuple et qui lui semble sonner le glas du destin d’Israël. « NON », répond Dieu. L’insolence de l’envahisseur passera et le juste sortira vainqueur de cette épreuve de sa foi, s’il se cramponne fidèlement au Seigneur. Epreuve de la foi, épreuve du temps d’attente de la réponse, surtout pour nous qui voulons des réponses expresses, au temps de l’express, au temps du
Lazare et le Riche: leçons d’amour et de partage
« Cet homme, c’est toi » (2 Sam 12, 7).
Chers amis, ces paroles par lesquelles le prophète Nathan accuse le roi David, pourraient fort bien m’être attribuées à moi, qui me scandalise devant l’indifférence de ce mauvais riche faisant bombance, tout en ignorant, ou mieux, ne voyant pas le pauvre Lazare, mendiant sur le pas de sa porte. Comme David qui se scandalisait du comportement de ce riche propriétaire égorgeant l’agnelle du pauvre pour épargner son cheptel, alors que lui-même venait de prendre la femme du général Uri le Hittite, ainsi moi aussi je me fais l’accusateur des riches de ce monde, en refusant de voir que j’en fais partie. « Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Ne faisons-nous pas partie de « ceux qui vivent bien tranquilles et se croient en sécurité » (1ère lect.) alors que






