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Archives d’Auteur: Patiri Lambert
La limpidité du cœur de l’autre se voit à travers celle du nôtre.
Un jeune couple venait de s’installer dans un nouveau quartier. Le lendemain matin, au moment où le couple faisait la grasse matinée , la femme aperçut leur voisine qui étendait du linge sur un séchoir. Quel linge sale ! dit elle. Elle ne sait pas laver!!! Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau savon pour mieux faire sa lessive ! Peut-être lui faut-il qu’un jour, je lui apprenne comment on lave le linge. Son mari regarda la scène mais garda le silence. C’était le même commentaire chaque fois que la voisine séchait son linge…..
Un mois après, la femme fut surprise de voir un matin que le linge de sa voisine était bien propre et elle dit à son mari : Regarde ! Elle a appris à laver son linge (suite…)
La révolution de l’amour : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »
La page du lectionnaire dominical que nous lisons en ce 7ème dimanche du Temps Ordinaire nous donne une mosaïque de versets qui n’est que le squelette de ce beau récit de la première lecture : il faudrait donc lire ce chapitre 26 en son entier. Ce texte a été choisi pour nous préparer à la lecture de l’évangile. « Que Saül utilise vis-à-vis de David la même « mesure » que ce dernier a utilisée vis-à-vis de lui-même, l’Oint du Seigneur». Mais l’enseignement que nous donne ce texte est beaucoup plus qu’une leçon de morale. C’est la foi de David qui est donnée en exemple. Si David ne veut pas toucher à la vie de Saül c’est parce que ce dernier est l’Oint du Seigneur. L’onction qu’il avait reçue du prophète Samuel fait de lui un être sacré. On ne touche pas à ce qui est sacré… Il faut nous rappeler que les mots : « messie » (hébreux), « christ » (grec) et « oint » (français) ont le même sens : ils désignent celui qui a reçu de Dieu une onction en vue d’une mission. Jésus a reçu l’onction de l’Esprit Saint au jour de son baptême, il a été fait « messie » ou « christ ». De même, nous aussi au jour de notre baptême nous avons reçu l’onction avec le saint chrême. Nous sommes devenus des « chrétiens » ou des « christs » ; nous participons à la triple mission du Christ : prêtre, prophète et roi. Nous sommes sacrés. Nous méritons du respect de notre vie. Nous devons respecter la vie des autres. On ne peut y attenter impunément!
Nous y voici donc! Nous continuons notre cheminement avec la lecture de ce chapitre de l’évangile de Luc qui nous donne une autre version du discours inaugural de Jésus selon St Matthieu (chapitres 5 à 7). Seul le Christianisme affirme haut et fort l’amour des ennemis. C’est Luc rapporte ces mots de Jésus sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (chapitre 23, 24) et le même pardon (suite…)
Avance en eau profonde, et lâche tes filets. « Maître, sur ta parole, je vais lâcher les filets ».
L’année de la mort du roi Ozias, donc vers 735, Jérusalem est dans une situation critique, menacée par une coalition entre le royaume du Nord (Samarie) et le royaume de Damas. C’est à cette époque que se situe la vocation du prophète Isaïe suscité par Dieu pour soutenir le moral du royaume de Judas.
La première partie de la lecture (versets 1 à 6) nous dit comment, au cours du rituel du sacrifice de l’encens – c’est au cours de ce même rituel que Zacharie recevra l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste (lire Lc1, 8-22), Isaïe va faire une expérience d’ordre mystique : la perception quasi-physique de la Présence du Dieu trois fois Saint. Notre triple acclamation du « Sanctus » est l’écho de cette liturgie céleste. La révélation de la sainteté de Dieu n’est pas celle d’une Toute-Puissance dominatrice mais celle d’un Dieu qui veut nouer une relation vivante avec ses créatures. On comprend l’effroi du prophète : « Malheur à moi ! Je suis réduit au silence », car nul ne peut voir Dieu sans mourir ! (Ex33, 20ss). Remarquons que c’est Dieu Lui-même qui purifie son serviteur par l’entremise d’un séraphin. Mais c’est en toute liberté, puisque c’est lui-même qui se propose, qu’Isaïe va répondre à l’appel de Dieu. Cette lecture nous prépare à écouter dans l’évangile le récit de la vocation des trois premiers apôtres.
Dimanche dernier nous avions laissé Jésus mal reçu à la synagogue de Nazareth. De là, il est descendu à Capharnaüm où il commence sa vie de prophète itinérant. Alors que Matthieu et Marc n’évoquent que d’une façon très brève l’appel des 4 premiers disciples, Saint Luc, au contraire va développer cette scène avec le récit de la pêche miraculeuse qu’il est seul à évoquer avec (suite…)






