Évangéliser les aréopages contemporains

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Archives d’Auteur: Patiri Lambert

Jésus est le nouveau Temple où il ne peut y avoir de marchandage. Toute est gratuité, tout est grâce pour tous les peuples qui veulent rencontrer Dieu.

C’est un même souffle prophétique qui anime les préceptes du Décalogue et le récit des marchands chassés du Temple. Dans les deux cas, il est question de la fidélité à l’Alliance. Or, l’idolâtrie menace toujours le cœur de l’homme. En confondant commerce et religion, les contemporains de Jésus transforment le Temple en «maison de trafic». Mais l’évangile de Jean se distingue des synoptiques en faisant remarquer que Jésus «parlait du Temple de son corps». Désormais, la maison de Dieu parmi les hommes n’est autre que le corps de Jésus, c’est-à-dire à la fois son humanité et le corps ecclésial que forment ses disciples. Détruit par les hommes, puis relevé par Dieu, le corps de Jésus révèle l’éminente dignité de tout être vivant. En lui éclate la folie de l’amour dont Dieu aime les hommes. Tel est le vigoureux message de l’épître d’aujourd’hui.

L’évangile nous présente Jésus qui chasse les marchands du Temple de Jérusalem. Jésus ne joue aucun rôle dans la hiérarchie religieuse du Temple,

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Le Christ est l’origine de notre vraie purification, de notre réinsertion religieuse et communautaire.

La loi de Moïse, rappelée par la première lecture, n’était pas seule à traiter les lépreux en parias. Maladie contagieuse, la lèpre passait dans les sociétés antiques pour une malédiction qui retranchait ses victimes de tout contact avec autrui, les privant ainsi des soins qui auraient pu les soulager. En touchant le lépreux qui l’aborde, Jésus enfreint un tabou social et religieux. S’il renverse le mur d’une implacable ségrégation, c’est au nom d’un amour au nom duquel ne doit être exclu. De ses disciples, Jésus attend qu’ils brisent les barrières de la peur et du conformisme pour étendre la main vers leurs frères et sœurs déshérités. Avons-nous des yeux pour voir les millions de parias que le monde soi-disant développé rejette sur ses marges, «hors du camp » ?

Lutter contre tout ce qui afflige, qui éloigne et sépare les uns des autres

Parce que la maladie, notamment la lèpre (lèpre véritable, maladies diverses de la peau, etc.), apparaissait aux Hébreux comme une sanction du péché, le malade était déclaré impur. Son cas relevait donc du prêtre, chargé à la fois de constater la gravité de son état, de le déclarer impur, de l’isoler de ses semblables et s’il y avait guérison, d’offrir prières et sacrifices pour le péché, puis de le réintroduire officiellement dans la communauté humaine. Ces précautions n’avaient pas pour seul but d’éviter la contagion physique de la maladie, mais aussi de mettre à part le pécheur, réputé contagieux pour la pureté du peuple élu par le Dieu saint. Cette lecture est destinée à éclairer la portée de la guérison de Jésus au lépreux de l’Evangile. Notre société a tendance à marginaliser bien des gens : le chômeur de longue durée, le malade atteint du Sida, le délinquant, l’immigré, les prisonniers, … Comment travailler à leur réintégration dans la société ?

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Aujourd’hui, si nous entendons sa Parole, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur

A la suite et à l’écoute de Jésus
En ce quatrième dimanche du Temps Ordinaire, l’évangéliste Saint Marc nous entraîne à accompagner Jésus, à entrer avec lui dans la synagogue de Capharnaüm. Une notion de temps est mentionnée : c’est « le jour du sabbat ». Le rendez-vous hebdomadaire des croyants juifs. Alors entrons avec Jésus, accompagnés de ses disciples, dans ce lieu de la prière, et comme les habitants de Capharnaüm écoutons-le qui enseigne. Disposons-nous à recevoir de Lui Jésus, une nourriture pour notre vie de croyant. Sommes-nous toujours disposés à écouter ?

Capharnaüm

Symbole même de la Galilée des païens, comme on le méditait dimanche passé. Capharnaüm, zone maritime avec un port au commerce florissant, ce lieu de passage, de mélanges de races, de croyances, de comportements, de niveaux de vie diversifiés (aisée ou moins aisée,…) : voilà où l’urgence du salut porte Jésus. A Capharnaüm, la présence du Règne de Dieu est vite reconnue : tout le monde admire ce maître qui parle avec autorité, puisqu’il ne cite personne d’autre : il est lui-même le référent de ce qu’il dit. Nous le savons en Saint Matthieu : « on vous a dit… moi je vous dis ». C’est même cette autorité que reconnaît cette personne possédée par un esprit mauvais. Arrêtons-nous y un instant: nous sommes en présence d’un cri qui explose du silence admiratif et contemplatif du sermon de Jésus : « que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint de Dieu ». Et c’est VRAI !! Que se passe-t-il au juste ?

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