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L’Abbé Georges Bizimana est nommé Evêque Coadjuteur de Bubanza.

Evêque Coadjuteur de BUBANZA (Burundi)

Evêque Coadjuteur de BUBANZA (Burundi)

Félicitations au Diocèse Catholique de Bubanza (Burundi) auquel le Saint-Père vient de donner comme Pasteur, l’Abbé Georges Bizimana du clergé du Diocèse de Ngozi en qualité d’Evêque Coadjuteur. Nous lui souhaitons bon Ministère et nous prions pour la fécondité pastorale de son Ministère. Mgr Georges était jusqu’à présent Recteur du Grand Séminaire de Jean Paul II de Gitega (Theologicum) en même temps chargé de la Commission nationale de la promotion des Vocations.

L’abbé Georges BIZIMANA, récemment nommé Evêque coadjuteur de Bubanza est néle 12 Mars 1965 à la colline Nyabibuye, commune Butaganzwa, paroisse Buraniro, province Kayanza, diocèse Ngozi. Il est fils de Monsieur Gateranya Charles et de Mme Barankeca Marguerite (déjà décédée).
De 1971 à 1979, il fait l’école primaire à Buraniro ;
De 1979 à 1983, il fait le cycle inférieur des humanités au séminaire de Mureke ;
De 1983 à 1986 il fréquente le cycle supérieur au Lycée Don Bosco de Burengo, en section scientifique B et obtient son diplôme homologué des Humanités générales. En 1986, il entre au Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura qu’il termine avec un baccalauréat en philosophie en 1989.
En 1989 il entre au grand Séminaire de Burasira suivre une formation théologique jusqu’en 1993. Cette même année, il va continuer cette formation théologique au Grand Séminaire Jean Paul II de Gitega qu’il termine avec un baccalauréat en théologie en 1994.
Il est ordonné prêtre le 20 Août 1994 par SE Mgr Stanislas Kaburungu, à la paroisse Buraniro.

Après son ordination, l’abbé Georges  Bizimana se voit confier les tâches de professeur et de directeur d’internat au petit séminaire de Mureke jusqu’en 1997. Dès Octobre 1997, il est nommé vicaire de la Paroisse Gasenyi  jusqu’en janvier 2001. Dès Janvier 2001 à Septembre 2002, il est nommé curé de la Paroisse Mubuga. Dès septembre 2002 jusqu’en septembre 2004, il se voit confié la chancelerie à l’Evêché de Ngozi, tâche qu’il accomplit en même tant que l’aumônerie du noviciat des sœurs Bene Mariya. En plus, il est chargé des vocations au niveau du diocèse de Ngozi.

A côté de tout cela, l’abbé Georges a beaucoup contribué dans la composition des chants liturgiques surtout qu’il est doué en composition  musicale et au piano.
En 2004, son Evêque envoie l’abbé Georges à Rome pour suivre la formation doctorale en Théologie Morale. Il obtient son Doctorat en 2008. Le thème de sa thèse doctorale est en rapport avec  l’apostolat des communautés ecclésiales de base comme voie d’enseigner la justice et le pardon en vue de la réconciliation des burundais.

Dès son retour en 2008, il est directement nommé professeur au grand séminaire Jean Paul II de Gitega.
Depuis  le 1er Octobre 2010, l’abbé Georges est nommé Recteur du Grand séminaire Jean Paul II de Gitega. Son diocèse lui a confié la mission de la formation des prêtres.  Il venait d’être nommé directeur du Centre des vocations au niveau National.

Il maîtrise la langue Kirundi (sa langue vernaculaire); le Français, l’Italien. Il est aussi à l’aise en anglais.

Voici sa nomination ici   Nomination Mgr Georges Bizimana  en Format PDF à télécharger.

Quelques chose d’important se passe dans les JMJ!

Depuis que le Bienheureux Pape Jean Paul II a institué les Journées Mondiales de la Jeunesse, il se passe quelque chose d’important pour la foi, non seulement des jeunes qui occupent les devant des ces rencontres mondiales aux dimensions « vraiment catholiques », mais aussi pour la vie de toute l’Eglise. Mais alors, quand on parle des JMJ et qu’on commence à les comparer avec tous les autres genres de rassemblements qui drainent des foules de gens, connait-on de quoi on parle vraiment? J’ai le droit de me poser une telle question surtout en ce temps où, quand je me mets à lire certains titres des journaux ici à Rio de Janeiro, je suis surpris du parallélisme qui est fait avec la Coupe du monde (Football) de l’année prochaine ou bien les prochains Jeux Olympiques qui se tiendront ici même à Rio. Soit on les compare à une antichambre de la Coupe du monde, soit à un test de la capacité d’organisation de l’administration locale,… mais parle-t-on vraiment de la même réalité quant à l’organisation, aux mobiles de participation, de l’esprit des organisateurs aux participants,…

Quid des JMJ?

Dire que c’est une des manifestations massive organisées par l’Eglise catholique? C’est trop peu dire. Je me rappelle ce gamin qui parlait à un prêtre de mon Diocèse en lui signifiant qu’il l’avait vu lors de la fête. – Est-ce vrai? – Mais oui! Comment et où m’as tu vu? – Au « DÉFILÉ « , avec d’autres prêtres. Vous portiez même des écharpes longues! N’est)ce pas la même chose pour certains de nous quand nous faisons des confusions comme ce gamin confondait Défilé et Procession, Étole et Écharpe?

Chaque année les JMJ sont célébrées le dimanche des Rameaux dans tous les diocèses du monde, mais tous les deux ou trois ans , ces journées prennent une dimension internationale et se déroulent en alternance dans une grande métropole. Le pays hôte de l’évènement se fait  en alternance de continents dans le but de promouvoir l’universalité de l’Eglise, selon aussi les capacités d’accueil de la cité. Puis-je me poser la légitime question du pourquoi les JMJ n’ont pas encore été accueillies par l’Afrique? Seulement par incapacité logistique? Peut-être!

Les JMJ sont un rassemblement des milliers, voire des millions de jeunes, et est un témoignage d’une Eglise vivante et constamment renouvelée. Ce sont eux, les jeunes, les protagonistes de ce grand rassemblement de foi, d’espérance et d’unité. Le principal objectif des JMJ est d’annoncer le message de Jésus aux  jeunes du monde entier.

Les JMJ ont commencé officiellement en 1986 avec le thème «Soyez toujours prêts à donner une réponse à tous ceux qui vous demande la raison de l’espérance qui est en vous », mais il y avait eu deux rassemblements au cours des années précédentes.

En 1984, lors de la clôture du Jubilé de la jeunesse à Rome, à l’occasion de l’Année Sainte de la Rédemption, le Pape Jean-Paul célébra, sur la place Saint Pierre au Vatican, la Rencontre Internationale de la Jeunesse. Durant cette rencontre, le pape a donné aux jeunes une Croix qui est devenue le symbole des JMJ.

Un an plus tard,  les Nations Unies déclarèrent l’année 1985 « l’Année internationale de la jeunesse ». Environ 350.000  jeunes venus du monde entier prirent part à une rencontre internationale des jeunes organisée par le Saint Père. A cet effet, en Décembre de cette même année, le Pape annonça l’institution de la Journée Mondiale de la Jeunesse.

Mais la Croix ne voyage pas seul. En 2003, Jean-Paul II a confié la jeunesse  une icône de Notre-Dame “Salus Populi Romani”. Depuis lors, la Croix et l’Icône ont voyagé ensemble.

A la fin des JMJ Rome 2000, la croix a été donnée aux jeunes Canadiens par les jeunes Italiens, en prévision des JMJ de Toronto 2002. L’un des jeunes gens qui recevaient la croix a déclaré: «Cette croix a eu un impact énorme sur l’ensemble des pays où elle est passée. C’était évident pour moi pendant les cérémonies lorsque nous avons reçu la croix des Italiens. Ils étaient extrêmement émus, pleurant de larmes de tristesse parce qu’ils ne veulent pas y renoncer. Nous, en revanche, nous pleurons des larmes de joie, parce que nous recevons un symbole puissant et nous savons aura un impact sur notre nation « .

Les symboles de la JMJ

La Croix de la JMJ

La Croix des JMJ est connue sous divers noms: Croix de l’Année Sainte, Croix de l’Année Jubilaire, Croix des JMJ, Croix Pèlerine. On l’appelle parfois aussi Croix des Jeunes parce qu’elle fut offerte par le Pape Jean-Paul II aux jeunes pour qu’ils la portent dans le monde entier, partout et en tous temps.

Symbole de la foi catholique, la Croix en bois mesure 3,80 mètres et a été consacrée près de l’autel principal de la Basilique Saint Pierre au cours de l’Année Sainte de la Rédemption ouverte durant la semaine Sainte de 1983. Au terme de l’année Sainte, après la fermeture de la Porte Sainte, le Pape Jean-Paul II offrit la Croix comme symbole de l’amour du Christ pour l’humanité. Elle fut accueillie au nom de toute la jeunesse universelle par les jeunes du Centre International des Jeunes Saint Laurent, à Rome. Voici les mots prononcés en l’occasion par le Pape: «Très chers jeunes, à la fin de l’Année Sainte, je vous confie le signe de cette Année Jubilaire : la Croix du Christ ! Portez-la dans le monde comme signe de l’amour du Seigneur Jésus pour l’humanité et annoncez à tous qu’il n’y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité.» (Saint-Père Jean-Paul II, Rome, le 22 avril 1984).

Les jeunes accueillirent volontiers le désir du Saint-Père. Depuis 1984, la Croix des JMJ fait son pèlerinage de par le monde à travers les cinq continents et elle est présente lors de chaque célébration internationale des Journées Mondiales de la Jeunesse. En 1994, une tradition s’instaure : les diocèses du pays hôte de chaque JMJ internationale accueillent la Croix comme moyen de préparation spirituelle pour le grand événement.

L’icône de la Vierge Marie

This is a rare photo of the Salus Populi Roman...

The photo of the Salus Populi Romani, crowned by Pius XII in 1953. (Photo credit: Wikipedia)

En 2003, le Pape Jean-Paul II offre un deuxième symbole de foi aux jeunes pour accompagner la Croix dans son parcours à travers le monde : une copie contemporaine de l’icône de la Vierge Marie « Salus Populi Romani » (« Sauvegarde du peuple romain »), dont l’original est une ancienne icône sacrée trouvée dans la première et plus grande basilique d’Occident dédiée à Marie-Mère-du-Seigneur, Sainte-Marie-Majeure à Rome. “Aujourd’hui je vous confie l’icône de Marie qui, désormais, sera présente aux Journées Mondiales de la Jeunesse de même que la Croix. Tournez-vous vers votre Mère ! L’icône sera un symbole de la présence maternelle de Marie parmi vous. Vous êtes appelés, comme l’apôtre Jean, à l’accueillir dans vos vies.” (Saint-Père Jean-Paul II, Rome, 18èmes Journées Mondiales de la Jeunesse, avril 2003).

Quelques chiffres pour les JMJ de Rio de Janeiro.

Volontaires

Un des volontaires

Un des volontaires

C’est l’une des principales caractéristiques  qui distinguent les événement d’Église comme ceux du Secteur tertiaire (certaines ONG bien sûr, puisque beaucoup languissent cherchant de travailler pour certaines d’entre elles!) et ceux organisés par les gouvernements ou les autres acteurs de la vie sociale. Pour les JMJ, les volontaires sont comme “les bras et le visage” de la JMJ. Leur joie, leur disponibilité, leur promptitude au service permettent le succès de ce grand événement. La JMJ de Rio 2013 compte environ 60 000 volontaires, dont 45 000 habitants de la ville ou de la banlieue de Rio, 7 500 d’autres villes du Brésil et 7 500 proviennent du monde entier. La majorité sont des jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans. Divisés en groupe, ils offrent une aide aux différents événements, que cela soit pour des services touchant à la logistique, à l’information ou à l’administration.

Les Evêques « catéchistes »

Vue partielle de la plage de Copacabana

Vue partielle de la plage de Copacabana

P1020681 Des chiffres qui impressionnent. Plus de 700 Evêques inscrits aux JMJ parmi lequels environs 250 ont données des catéchèses déclinées en diverses langues, plus de 7800 prêtres,

700 diacres, plus de 7000 séminaristes, 9000 religieux(ses) accompagnent et encadrent spirituellement quasi 3 millions de jeunes réunis à Rio de Janeiro. Un habitant de la plage, me confiait hier:  » Depuis 30 ans que je vis sur cette plage, il s’est passé un peu de tout. Mais je n’avais jamais une si grande foule qui prie, qui est pacifique. C’est sûr, il se passe quelque chose d’extraordinaire.

Pour comprendre l'afflux à Copacabana

Pour comprendre l’afflux à Copacabana

Enfin, quel héritage nous laisseront les JMJ de Rio?

L’héritage de l’évangélisation
L’héritage de l’évangélisation répond aux défis de la nouvelle évangélisation. L’objectif  principal de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) est de renforcer l’expérience de chaque jeune avec l’amour du Christ et d’affermir chacun dans sa foi. C’est en vivant la foi commune qui unit les peuples de différentes cultures, langues et coutumes, que la JMJ Rio2013 vise à consolider chez les jeunes un sentiment d’appartenance à l’Église du Christ et ainsi motiver tout le monde à vivre et à transmettre cette même foi.
L’héritage de l’évangélisation de la JMJ Rio 2013 se vit également à travers les interactions de pèlerins lors de la Semaine missionnaire quand, nonobstant la brièveté de moment, le participant se reconnaît déjà dans la mission comme protagoniste de la nouvelle évangélisation. Selon les experts, lorsque les jeunes sentent qu’ils sont des participants et, au nom de l’Évangile, et se voient comme protagonistes, une telle expérience peut changer profondément une personne. Ainsi, cette expérience est la racine de ce qu’il va devenir pour le reste de sa vie et constitue un héritage.
Par conséquent, l’héritage le plus important qui sera laissé par les JMJ, est une expérience indélébile du jeune avec le Christ ressuscité qui, après cette rencontre, le transforme en son disciple afin de l’annoncer aux autres jeunes.

Héritage de la solidarité sociale

L’héritage social des JMJ Rio 2013 prend forme dans les projets sociaux qui sont exécutés dans la ville hôte pendant la période de préparation de la rencontre des jeunes avec le Pape. Ces projets resteront présents après l’événement, comme partie de l’héritage de l’Église à Rio de Janeiro. Créé par le Vicariat de la charité sociale de l’archidiocèse de Rio de Janeiro, en partenariat avec d’autres institutions, le Passeport pour la citoyenneté est l’un des projets, qui seront laissés en héritage à la ville. Ce projet se compose d’un bus équipé de diverses technologies pour promouvoir l’inclusion des toxicomanes dans la société. Ce projet va au-delà de l’autobus. Il se compose de trois étapes: mesures préventives contre la consommation aux drogues des toxicomanes ; accueil de ceux qui sortent de la dépendance ; la création d’un réseau d’échange entre les institutions religieuses et civiles, et enfin le développement d’un centre de ressources.
Un autre héritage de la JMJ Rio2013 est le Projet Voix Catholiques (Catholic Voices Project) créé pour fournir des explications claires sur des sujets reliés à l’Église catholique dans les médias. Le projet a été créé en 2010 au Royaume-Uni afin de faciliter la communication avec les médias pendant la couverture de la visite du pape Benoît XVI. Aujourd’hui, le projet est présent en sept pays: le Chili, l’Irlande, la Lituanie, le Mexique, la Pologne, l’Espagne et les Etats-Unis d’Amérique. Au-delà du Brésil, Catholic Voices est en train d’être mis en place en Argentine, l’Australie et le Costa Rica.
Formé de laïcs qui agissent comme communicateurs de l’Église, cependant non officiels, le projet vise à mettre en évidence le témoignage catholique dans les médias.

L’héritage environnemental
Au cours des dernières décennies, il y a eu beaucoup d’efforts de l’humanité pour protéger l’environnement. Avec les dernières nouvelles scientifiques sur le réchauffement climatique, de nombreuses actions ont été entreprises pour renverser ce processus et bien d’autres qui menacent la vie sur la planète. La protection de l’environnement est un sujet de préoccupation particulière pour l’Église. Un exemple est l’effort du Vatican pour devenir le premier Etat indépendant avec une empreinte carbone neutre.
Afin de favoriser cette prise de conscience chez les jeunes, l’archidiocèse de Rio de Janeiro Recto demandé l’aide à l’Université catholique de Rio, par le biais de Josafá Siqueira Nucle (directeur de l’environnement interdisciplinaire dans cette université) et de Luiz Felipe Guannaes (le producteur du Guide écologique JMJ Rio2013).
Les produits qui font partie du kit du pèlerin, cherchent à conscientiser les jeunes afin qu’il recourt à la foi pour la préservation de la Création de Dieu. Avant le lancement du guide, le Père Josefa a déclaré: « Le but du Guide Vert pour les JMJ est de souligner l’importance des actions durables dans le cadre d’événements majeurs, montrer la relation entre l’écologie et la foi, rappeler la responsabilité théologique face à la création et montrer la préoccupation éthique de l’Eglise pour l’environnement ».
En ce sens, le guide suggère un certain nombre d’engagements, comme préoccupation dans le recyclage des déchets, la réduction de l’utilisation des transports avec la production élevée de CO2 et la conservation de l’énergie.
Enfin, à la fin du guide du pèlerin se trouvent les prises de positions des quatre derniers papes en rapport à l’environnement, selon les documents qu’ils ont écrit.

Prions tous pour que ces événements de portée universelle puissent contribuer à la réalisation du thème général qui est celui d’être le levain dans la pâte.

JMJ: Le Pape est arrivé à Rio de Janeiro.

 

Arrivée du Pape à Rio (22/7/2013)

Arrivée du Pape à Rio – (Photo di Don Antonio Chimenti)(22/7/2013)

Le Pape François est déjà arrivé à Rio de Janeiro ce soir et a été accueilli par une foule immense. L’accueil a été chaleureux, ponctué par les chants d’une chorale de jeunes. Le Pape est ensuite monté dans une voiture banale, une Fiat de petite taille pour rejoindre le centre- ville et les jardins du palais de Guanabara, siège du gouverneur de l’état de Rio. Un trajet mouvementé puisque de nombreuses personnes enthousiastes ont pris d’assaut la chaussée, tentant de saluer le Saint-Père, allant jusqu’à bloquer son véhicule. La sécurité de la ville n’avait semble-t-il pas prévu de barrière. Le pape a ensuite effectué quelques kilomètres en « papamobile », avant de monter dans un hélicoptère pour rejoindre le palais Guanabara. Voici in extenso le discours que le Pape a prononcé à la cérémonie d’accueil.

 

BUREAU DE PRESSE DU SAINT-SIÈGE

RIO DE JANEIRO – 22.07.2013 – 17:00
Guanabara

Cérémonie de bienvenue
(Traduction officielle)

Madame la Présidente,
Illustres Autorités,
Frères et Amis !

Dans sa tendre Providence, Dieu a voulu que le premier voyage international de mon Pontificat m’offre la possibilité
de retourner dans cette Amérique latine bien-aimée, concrètement au Brésil, nation qui se vante de ses liens forts avec le
Siège Apostolique et de ses profonds sentiments de foi et d’amitié qui l’ont toujours maintenue unie de façon particulière
au Successeur de Pierre. Je rends grâces pour cette bienveillance divine.
J’ai appris que pour avoir accès au peuple brésilien, il fallait entrer par la porte de son coeur immense ; qu’il me
soit donc permis aujourd’hui de frapper délicatement à cette porte. Je demande la permission d’entrer et de passer cette
semaine avec vous. Je n’ai ni or ni argent, mais je vous apporte ce qui m’a été donné de plus précieux : Jésus Christ ! Je
viens en son Nom pour alimenter la flamme d’amour fraternel qui brûle dans chaque coeur ; et je désire que mon salut vous
rejoigne tous et chacun : « La paix du Christ soit avec vous ! ».
Je salue avec déférence Madame la Présidente et les membres distingués de son Gouvernement. Je la remercie de
son généreux accueil et des paroles par lesquelles elle a voulu manifester la joie des Brésiliens pour ma présence sur leur
sol.
Je salue aussi Monsieur le Gouverneur de cet État, qui nous accueille gentiment dans le Palais du Gouverneur, et
le Maire de Rio de Janeiro, ainsi que les membres du Corps diplomatique accrédité auprès du Gouvernement brésilien, les
autres Autorités présentes et tous ceux qui ont rendu possible ma visite.
Je voudrais adresser un mot affectueux à mes frères Évêques, auxquels il incombe le devoir de guider le troupeau
de Dieu dans cet immense pays, et à leurs chères églises particulières. Par cette visite, je désire poursuivre la mission
pastorale propre à l’Évêque de Rome qui est de confirmer ses frères dans la foi au Christ, de les encourager à témoigner
les raisons de l’espérance qui vient de lui et de les stimuler à offrir à tous les richesses inépuisables de son amour.
Comme on le sait, la principale raison de ma présence au Brésil dépasse ses frontières. En effet, je suis venu pour
les Journées mondiales de la Jeunesse. Je suis venu rencontrer les jeunes venus de toutes les parties du monde, attirés par
les bras grands ouverts du Christ Rédempteur. Ces jeunes veulent trouver refuge dans ses bras ouverts, tout proche de son
Coeur, écouter à nouveau son appel clair et puissant : « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples » .

Ces jeunes viennent de continents divers, parlent des langues différentes et sont porteurs de cultures variées ;
cependant ils trouvent dans le Christ les réponses à leurs plus hautes et communes aspirations et ils peuvent se rassasier
d’une vérité limpide, d’un amour authentique qui les unissent au-delà de toute diversité.
Le Christ leur offre une place, sachant qu’il n’y a pas d’énergie plus puissante que celle qui se dégage du coeur des
jeunes quand ils sont conquis par l’expérience de l’amitié avec lui. Le Christ a confiance en eux et leur confie l’avenir de
sa propre mission : « Allez donc, faites des disciples ! » ; allez au-delà de ce qui est humainement possible et suscitez un monde
de frères. Mais les jeunes aussi font confiance au Christ, ils n’ont pas peur de risquer avec lui l’unique vie dont ils disposent,
parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas déçus.

En commençant ma visite au Brésil, je suis bien conscient qu’en m’adressant aux jeunes, je parle aussi à leurs
familles, à leurs communautés ecclésiales et nationales d’origine, aux sociétés dans lesquelles ils sont insérés, aux hommes
et aux femmes dont dépend l’avenir de ces nouvelles générations.
Il n’est pas rare chez vous d’entendre les parents dire : « les enfants sont la pupille de nos yeux ». Comme elle est
belle cette expression de la sagesse brésilienne qui appliquent aux jeunes l’image de la pupille des yeux, la fenêtre à travers
laquelle la lumière entre en nous et nous offre le miracle de la vision ! Qu’en sera-t-il de nous si nous ne prenons pas soin
de nos yeux ? Comment pourrons-nous avancer ? Mon souhait est que durant cette semaine, chacun de nous se laisse
interpeler par cette question provocatrice.

La jeunesse est la fenêtre à travers laquelle l’avenir entre dans le monde, et elle nous propose donc de grands défis.
Notre génération se révèlera à la hauteur de la promesse qui est en chaque jeune quand elle saura lui offrir un espace et lui
assurer les conditions matérielles et spirituelles nécessaires à son épanouissement ; quand elle saura lui donner de solides
fondements sur lesquels il puisse construire sa vie et lui garantir la sécurité et l’éducation afin qu’il devienne ce qu’il peut
être ; quand elle saura lui transmettre des valeurs enracinées pour lesquelles il vaille la peine de vivre et lui assurer un
horizon transcendant pour apaiser sa soif de bonheur authentique et sa créativité dans le bien ; et quand elle saura lui
confier en héritage un monde qui corresponde à la mesure de la vie humaine et réveiller en lui les meilleures potentialités
pour être protagoniste de son lendemain et co-responsable du destin de tous.

    Pour conclure, je demande à tous la gentillesse de l’attention et, si possible, l’empathie nécessaire pour établir un
dialogue entre amis. En ce moment, les bras du Pape s’élargissent pour embrasser toute la nation brésilienne, dans sa
richesse humaine, culturelle et religieuse complexe. De l’Amazonie à la pampa, des régions arides au Pantanal, des petits
villages aux métropoles, que personne ne se sente exclu de l’affection du Pape. Après-demain, s’il plaît à Dieu, j’ai l’intention
de vous recommander tous à Nossa Senhora Aparecida , en invoquant sa maternelle protection sur vos maisons et vos
familles. En attendant, je vous bénis tous. Merci pour l’accueil !