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Quatre règles simples pour (ré)humaniser le «territoire numérique» – Aleteia

de Pierre-Albéric d’Alançon,  

Quelle utilisation faisons-nous, en tant que croyants, des moyens de communication actuels, s’interroge Pierre-Albéric d’Alançon, consultant en communication et relations institutionnelles.

….Le numérique a ouvert un nouvel espace de vie et d’interactions que nous fréquentons désormais tous les jours : Internet. Cet exceptionnel moyen de rencontre a été largement salué par le Pape François, qui l’a récemment qualifié de « don de Dieu » apte à « nous faire percevoir un sens renouvelé de l’unité de la famille humaine » au-delà de toutes les frontières. Hélas, c’est aussi un lieu ou la faiblesse de l’homme se manifeste avec une certaine violence, notamment lorsque « la vitesse de l’information dépasse notre capacité de réflexion et de jugement et ne permet pas une expression de soi mesurée et correcte ».

Force est de constater que la multiplication des moyens de communication n’a pas favorisé la qualité des contenus. Au contraire, la possibilité de s’exprimer librement, de relayer et de commenter a donné naissance à un phénomène de « horde », souvent anonyme, qui n’hésite pas à critiquer, voire à lyncher tout ce qui diffère de son schéma d’idée. Lorsque ces comportements sont le fait de chrétiens qui, avec le même profil, assurent la promotion de leur foi, il s’agit d’un contre-témoignage. Cette réalité nous force à nous interroger sur le sens de notre parole et le rôle que nous devons jouer sur internet.

Notre communication est un acte moral. Lorsqu’elle diffuse la vérité, lorsqu’elle prône le dialogue, la solidarité, la justice et l’amour, elle agit en vue du bien. À l’inverse, si elle diffuse le mensonge ou favorise la médisance, elle agit clairement dans le sens du mal. Nous avons la responsabilité de chercher à discerner le sens de nos paroles, que ce soit sur Internet ou dans la vie quotidienne, en ayant à l’esprit que « de notre bouche ne doit sortir aucun mauvais propos, mais plutôt toute bonne parole capable d’édifier, quand il le faut, et de faire du bien à ceux qui l’entendent ».

Notre comportement sur le « territoire numérique » révèle notre engagement dans la cité. A l’appel du Pape, nous devons tenter de « mettre la communication au service d’une authentique culture de la rencontre ». Quelques règles très simples peuvent nous aider à développer un comportement plus humain sur la toile :

– Privilégier la qualité à la quantité
Il s’agit de prendre du temps et de s’interroger sur la finalité de nos publications. Pour répondre à la crise des valeurs, il est nécessaire de développer – chacun selon notre talent – une parole qui ait du sens et qui soit adaptée aux questions de notre temps. Pour cela, il est important de s’arrêter pour prendre du recul et s’assurer que nos écrits ne soient pas la conséquence de réactions spontanées mais de réflexions structurées.

– Vérifier nos informations afin de garantir l’authenticité des propos que nous publions et rester porteurs de vérités
Sur Internet, il devient de plus en plus difficile de discerner le vrai du vraisemblable. Le Web colporte avec une rapidité fulgurante toutes sortes de rumeurs, d’erreurs et d’approximations dont nous ne mesurons pas forcément les conséquences. Notre volonté de faire du « buzz » ne doit en aucun cas aller contre la vérité

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OPINION Quatre règles simples pour (ré)humaniser le «territoire numérique» – Aleteia.

LE PAPE ENCOURAGE LES EVEQUES BURUNDAIS EN VISITE AD LIMINA AU VATICAN

Le Saint-Père a reçu ce matin les évêques du Burundi ayant conclu leur visite Ad Limina, devant lesquels il a d’abord évoqué l’accord-cadre fixé entre le Saint-Siège et leur pays, « riche d’avenir pour l’annonce de l’Evangile ». Il a d’ailleurs encouragé ses hôtes à accroître leur présence « dans le dialogue social et politique, et à rencontrer sans hésiter les pouvoirs publics. Les personnes en charge de l’Autorité ont besoin de votre témoignage de foi et de votre annonce courageuse des valeurs chrétiennes. Elles doivent connaître davantage la doctrine sociale de l’Eglise, en apprécier la valeur et s’en inspirer dans la conduite des affaires publiques ». Votre pays, a-t-il poursuivi, « a connu dans un passé proche, de terribles conflits. Le peuple burundais est encore divisé, de profondes blessures ne sont pas encore refermées. Seule une authentique conversion des cœurs à l’Evangile peut incliner les hommes à l’amour fraternel et au pardon, car c’est dans la mesure où Dieu réussira à régner parmi nous que la vie sociale sera un espace de fraternité de justice, de paix et de dignité pour tous.

Le Pape salue les Evêques burundais (Photo News.va)

Le Pape salue les Evêques burundais (Photo News.va)

Visita ad limina

Visita ad limina

L’évangélisation en profondeur de votre peuple reste bien la première de vos préoccupations car pour réussir une véritable réconciliation l’Eglise a besoin de témoins qui soient profondément enracinés dans le Christ, de témoins qui mettent leur vie en accord avec leur foi… Outre une formation intellectuelle indispensable, les futurs prêtres doivent recevoir une solide formation spirituelle, humaine et pastorale. Ce sont les quatre piliers de la formation! En effet, c’est par toute leur vie, dans le quotidien de leurs relations humaines, qu’ils porteront l’Evangile à tous. Il ne doit pas y avoir dans le ministère sacerdotal de prédominance de l’aspect administratif sur l’aspect pastoral, ni une sacramentalisation sans autre forme d’évangélisation ».

Passant à la question des vocations, aujourd’hui fragiles, et aux personnes consacrées, le Pape a affirmé que « les nombreuses communautés nouvelles qui se forment ont besoin du discernement attentif et prudent » des évêques « pour garantir une solide formation à leurs membres et accompagner les évolutions qu’elles sont appelées à vivre en vue du bien de toute l’Eglise ».

Audience au Evêques Burundais.(Copyright L'OSSERVATORE ROMANO - Servizio Fotografico)

Audience au Evêques Burundais.(Copyright L’OSSERVATORE ROMANO – Servizio Fotografico)

Prélats du Burundi en Visite ad limina

Prélats du Burundi en Visite ad limina

Et pour conclure il a rappelé à ses hôtes que le Burundi « a connu une histoire récente difficile, traversée par la division et la violence, dans un contexte de grande pauvreté qui malheureusement perdure. Malgré cela, les efforts courageux d’évangélisation que vous déployez dans votre ministère pastoral portent de nombreux fruits de conversion et de réconciliation. Je vous invite à ne pas faiblir dans l’espérance, mais à aller courageusement de l’avant, avec un esprit missionnaire renouvelé, afin de porter la Bonne Nouvelle à tous ceux qui l’attendent encore ou qui en ont le plus besoin, afin qu’ils connaissent enfin la miséricorde du Seigneur ».

Tout le discours du Pape= cliquez ici

SOURCE: VIS
http://www.news.va/fr/news/ad-limina-aux-eveques-burundais

Fécondation in vitro : 10 points à connaître avant de décider – Aleteia

Si le désir d’enfant est normal et même louable, il convient également de se demander à quel prix, souligne Elizabeth Kirk…

GrossesseUn couple sur six connaît une expérience d’infertilité. Mon mari et moi sommes tous les deux issus de familles nombreuses. Jamais nous n’avions fait face à la stérilité. En fait, avant de nous marier, nous avions discuté des obstacles que nous pourrions rencontrer dans le mariage : comment gérer  conjointement notre budget, comment équilibrer vie familiale et activité professionnelle, comment concilier nos différences de caractères et organiser les tâches ménagères. Finalement, nous n’avions pas discuté de la stérilité.

Et c’est pourtant ce qui nous attendait. Le diagnostic fut à la fois inattendu et dévastateur. Alice Domar, chercheuse en médecine à l’Université d’Harvard, rapporte que « pour la majorité des femmes stériles, la stérilité est l’expérience la plus bouleversante de leur vie. Les femmes ne pouvant pas avoir d’enfant ont des niveaux d’anxiété et de dépression équivalents à ceux des femmes atteintes de cancers, du sida ou de maladies cardiaques. »

Les pratiques telles que la Fécondation In Vitro (FIV) semblent offrir un réel espoir pour les couples en désir d’enfants. Dans le cadre de cette procédure, la femme prend des hormones pour stimuler ses ovaires à produire plusieurs œufs en un seul cycle. Les œufs matures sont ensuite recueillis via une aspiration ou parfois par opération. Le médecin place alors chaque œuf dans une  bassine de sperme, jusqu’à la création d’embryons. Une fois que le procédé de fertilisation a eu lieu, un ou plusieurs embryons sont implantés dans l’utérus de la femme avec l’espoir qu’au moins l’un d’entre eux s’implante avec succès et arrive à terme.

Par ailleurs, qu’est-ce qu’un “embryon” ?  L’embryon découle de l’union réussie entre le sperme et l’œuf. C’est alors un nouvel être humain qui prend vie. Dans un bon environnement et sous de bonnes conditions, il va continuer à grandir : d’abord fœtus puis nouveau né, pour après être un enfant, un adolescent et un adulte. Un embryon est donc une personne à son stade le plus jeune.

La difficulté posée réside dans le fait que, quand on comprend ce qu’est la FIV, on se rend compte que cela n’est pas une bonne chose. La plupart des gens trouvent difficile qu’il puisse y avoir un problème d’ordre moral ou éthique dans cette procédure découlant pourtant d’un désir naturel et bon d’enfanter. J’ai dû expliquer à de nombreux amis et membres de ma famille pourquoi nous refusions de procéder à une FIV. Oui, la fécondation in vitro peut permettre à des couples de procréer l’enfant de leur désir. Pour certains ce désir l’emporte sur tout le reste.

Je vous propose ici dix points que j’ai appris sur la FIV, qui pourrait aider les couples à prendre leur décision.

1. La FIV remet en cause la notion de parents
La vielle façon de faire des enfants implique l’union physique d’un homme et d’une femme. Or, même la fécondation in vitro la plus basique implique que d’autres personnes interviennent dans l’acte de création : docteurs et techniciens qui prélèvent le sperme et les œufs, les fertilisent dans un laboratoire et les placent dans le corps de la femme. Mais cela peut se compliquer : substituts, don d’ovules, don de sperme, enfants conçus dans des chambres froides, provenant de sperme de pères décédés, des technologies impliquant trois échantillons d’ADN, … .

Vous pouvez ne pas vous en inquiéter. Mais cela peut mettre les enfants issus de FIV dans la confusion, les bouleverser. Les données en sciences sociales montrent que les enfants issus de donneurs déclarent lutter avec leur identité et leur origine. On apprend aussi que leur niveau de dépression et de dépendance aux drogues est bien plus élevé que les autres personnes, conçues naturellement.

2. La FIV est une forme d’eugénisme
On peut se rappeler ici Le Meilleur des mondes, d’Aldous Huxley. On retrouve effectivement aujourd’hui les fameuses « chambres de fertilisation » ou encore  la « salle de prédestination sociale ». Pourquoi évoquer cela ? Eh bien, parce que, afin d’augmenter les chances de réussite, la FIV implique un diagnostic et un dépistage pour obtenir le « meilleur » bébé. Á titre d’exemple, le sperme est lavé pour isoler les spermatozoïdes en meilleure santé et les plus rapides. Ils peuvent aussi être triés par genre selon que les futurs parents souhaitent un garçon ou une fille.
Les œufs peuvent également être examinés pour rechercher les anomalies chromosomiques. Les cliniques de fécondation in vitro peuvent de plus utiliser le diagnostic préimplantatoire pour détecter des conditions génétiques et mutations chromosomiques (ou encore des traits non souhaités, comme par exemple le fait d’avoir une fille).
Avec le diagnostic préimplantatoire, une, ou plusieurs, cellule est prélevée de l’embryon en développement et ensuite évalué. Seuls les embryons « en bonne santé » sont transférés dans l’utérus de la femme.

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Fécondation in vitro: 10 points à savoir