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Repensons le discours sur la régulation des naissances

A. Lambert RIYAZIMANA

A. Lambert RIYAZIMANA

Je participais un jour dans un séminaire sur la santé maternelle et la procréation (je n’ose pas dire la reproduction comme il était dit au cours du séminaire, étant donné que l’homme ne se reproduit pas, mais participe à la création, donc procrée) et il y a de cela un peu plus de deux ans. Un des médecins du ministère de la santé publique du Burundi exposa de motifs de ce limiter seulement à deux enfants, étant donné que l’acception général est de ne pas dépasser ce seuil. « Voyez comment on fabrique les tables manger, lançait-il. Elles sont faites pour 4 personnes, c.à.d. mari et femme et deux enfants ». Certains se laissaient convaincre pendant que je restais sur ma soif pour être convaincu. Puis il ajoutait que même dans des films, on est habitué à voir des couples avec deux enfants. Devrais-je ajouter l’argument « malthusien » que les ressources ne correspondent plus au nombre de personnes qui existent ? Tout cela ne convainc vraiment pas. Mais, voyons-le de plus près.

La conférence des Evêques Catholiques du  du Burundi (C.E.CA.B) a publié une réflexion à propos de la maternité et de la paternité responsable. Vous pouvez le lire ici. Contrairement à ceux qui pensent que les Eglises chrétiennes, et en particulier, l’Eglise Catholique, sont natalistes et donc ne se rendent compte des enjeux qui son suscités par une procréation irresponsable, ou peu responsable, pour être plus clémént, je pense qu’il faut se rendre à l’évidence qu’il n’en est pas ainsi. Mais venons-en aux « arguments » susmentionnés.

Je commencerais par le dernier qui est proprement malthusien. On a toujours évité d’affronter la question et prendre le taureau à bras les cornes. Est-ce vrai que les ressources du monde tarissent pendant que la population s’accroit au jour le jour ? Est-ce vrai qu’il n’y a plus de nourriture suffisante pour nourrir tous ? Est-ce « vraiment » vrai la population constitue un frein au développement ? Il faut, pensé-je, bien poser la question.

Il y a deux semaines, la Rai (chaîne TV publique italienne) publiait des observations qui m’ont laissé à penser. Chaque Italien jette en moyenne 200 kg/an de nourriture qu’il ne parvient pas à consommer, au moment où il y a des peuples qui meurent de faim. Pensez que l’Italie a une population de plus de 60 millions. Faites le calcul et dites-moi combien de tonnes on jette chaque année, et seulement en Italie ! Je ne parle pas de la France, de l’Allemagne… Je ne parlerais pas non plus des Etats Unis d’Amérique où on vient d’introduire une taxe pour les gens obèses -je veux dire trop grasses- qui coûtent beaucoup aux infrastructures par le seul fait qu’ils mangent beaucoup, deviennent malades ou usent vite les routes ou les tapis roulant qui ne sont pas fait pour supporter de tels poids ! Face à cela, la publicité gagne beaucoup quand elle invite à « jeûner » (bien que le jeûne chrétien soit vu comme anachronique, médiévale et donc dépassé !) pour maigrir. De ce qui précède, je pense qu’il faut poser la question de la distribution équitable des ressources que le bon Dieu a mis à la disposition de tous. Des biens ? Il y en a en abondance. Mais  le partage se fait encore désirer, au moins le partage des capacités pour que chacun puisse travailler avec succès et manger le fruit du travail de ses mains.

Quant aux deuxième, à savoir la progéniture qui se trouve dans les films, je pense qu’il (ce médecin du Minisanté) n’a fait qu’exploiter notre ignorance en la matière, si connaissait vraiment le pourquoi de cela, ou bien, dans le cas contraire il aura succombé à l’ignorance commune. Maintenant, comme professionnel de la communication, je sais désormais pourquoi on dépasse rarement deux enfants pour un film. Il suffit de faire quelques leçons d’écriture de scénographies pour comprendre. Là prévaut surtout la question du prix de production du film, parce qu’avoir plus de deux enfants rendrait lourde les préparations, les récitations et la photographie ! Un tel argument que je n’ai pas pu réfuter en son temps n’a pas sa consistance. Mais l’on retient que qui veut gagner la bataille dans une discussion la mène au terrain des topoi (TOPOS = lieux communs, ce qui est admis universellement sans se poser aucune question à propos, parce que ce qui est fréquent devient normal, et ce qui est normal détermine en définitive la norme !).

Pour ce qui est de la table de la salle à manger, ce sera le même raisonnement. Il faut circonscrire chaque expérience dans le temps et dan l’espace. J’ai une petite expérience dans les familles des pays d’Europe (Italie, Autriche…) et d’Amérique latine (ex. le Brésil) où il n’en pas le cas. Après m’être rendu compte de la façon est préparée la table de la salle à manger, je suis resté à m’interroger d’où est venue une telle pratique au Burundi : faire une table pour seulement quatre personnes. En tous cas, l’expérience de ces pays susmentionnés contredit totalement l’hypothèse de notre médecin. Que faut-il alors retenir ?

Ne faut-il pas reposer la question en d’autres termes, trouver d’autres arguments ? Je ne fais ici que susciter la réflexion, parce que la question est d’un sérieux tel qu’il ne faut pas jaser. Paternité/paternité responsable signifie avoir seul deux enfants ? Et pourquoi par exemple le couple Obama/Michel a seulement deux enfants ? Je n’y répondrais pas en disant qu’ils ne capables d’en éduquer que deux. La question est à poser autrement. Est-ce question de mode om question de vérité existentielle ? En tous cas, le débat n’est pas à précipiter !

N’ayons pas peur des médias, les papes nous servent de bon exemple.

A. Lambert RIYAZIMANA

Avant de conclure mon article du 17 Aout  de cette année sur l’univers digital comme espace et opportunité d’évangélisation, j’ai parlé des dangers dont beaucoup ont peur quand il faut se jeter dans cet univers de la communication. Mais cela partait de notre initiative, sans que quelqu’un nous pousse à répondre. S’il est dur pour nous de prendre l’initiative, je m’imagine combien il sera pénible de devoir répondre à une requête d’un journaliste, surtout s’il n’est pas de notre camp, de notre obédience.

En ces derniers jours, je suis resté longtemps  à m’interroger sur la valeur des dernières interventions de nos deux Papes, le Pape François et le Pape Émérite, Benoît XVI, qui écrivent et répondent via le quotidien la Repubblica. Le pourquoi de ces quelques lignes? Simple: je ne puis m’empêcher de considérer que cela a servi de coup d’envoi, sinon « ré-envoi » de ceux qui ont peur d’affronter ce « monstre » qu’est ma presse. Je voudrais livrer ici quelques considérations.

Sur l’avion du retour des J.M.J de Rio de Janeiro, le Pape François a parlé aux journalistes de sa « peur » d’affronter la presse, une peur qui s’est effacée petit ) petit au cours de la conversation qu’il a tenue avec eux. Il leur a confié qu’il les a trouvés par contre sympathiques… Ainsi affronta-t-il tant de questions, librement (je n’ose pas dire à l’improviste!). Mais cela à été toujours de la sphère du normal. Qu’un pape donne une interview, des journalistes sont témoins de cela. mais que le Pape réponde à un athée, dans un journal qui n’est pas « Osservatore Romano » ou assimilés, mais dans Repubblica, cela a suscité beaucoup d’interrogations. Cela fut accru par le fait que le Pape Émérite fit de même quelques jours après en répondant à un mathématicien athée, via le même journal qui n’est pas beaucoup clément, du moins à mon avis, envers l’Église Catholique. Quelles leçons pouvons-nous en tirer?

J’en ai entendu et j’en connais qui tremblent quand ils entendent qu’un journaliste veut les voir, veut parler avec eux. Ils commencent à s’interroger sur ce qu’ils auraient combiné (c.à.d fait de mal) pour qu’ils attirent l’attention des journalistes. mais je pense qu’il nous faut profiter de l’occasion pour dire un mot qu’il vaut la peine de dire, étant donné que ce journaliste ne pourra pas retourner à la rédaction sans le matériel nécessaire pour son service. Tu ne diras rien, peut-être, par « fausse précaution », mais tu n’empêcheras pas les autres de dire ce qu’ils pensent et « ce qu’ils pensent que tu aurais dit ».  Les deux Papes, en entrant en dialogue avec le monde (même celui athée!), ils n’ont fait que répondre à l’invitation de Saint Pierre qui nous demande d’être toujours prêts à rendre le raison de notre foi à ceux qui ne le demande (1 Pierre 3,15).

Il y a ensuite le danger, ou mieux, la peur d’être critiqué. J’estime qu’il est question de mémoire, étant donné que nous sommes souvent ds hommes de « courte mémoire ». Quand est-ce qu’une intervention du Pape n’a pas fait objet d’analyse, de critique, souvent même peu courtoises? Pensons-nous que ce soit le choix de s’exprimer par le canal d’un journal laïc (au sens occidental du terme) qui est à la base des réactions? Loin de là. par ailleurs, beaucoup sont revenus sur cette ouverture d’esprit qui va trouver l’autre dans son milieu de vie, de travail: il s’agit, pour reprendre les termes du Pape, de « sortir jusque dans les périphéries existentielles de la vie« . Qu’on se détrompe donc. Ce n’est pas le fait de parler au micro du journaliste qui fait réagir, mais la nature même du message qui dérange, peu importe la manière dont tu le livre.

En concluant, je pense qu’une invitation nous est lancée de la part de l’Église: n’ayons pas peur de parler, de témoigner de nos convictions de chrétiens, fût-ce devant le micro du journaliste. Ce dernier est en avant tout préoccupé de recevoir du matériel pour écrire, pour parler. Avez-vous jamais vu sortir un journal avec des pages vides, ou bien entendu un édition d’informations où l’on s’excuse parce qu’il n’y a pas eu de nouvelles à raconter? SI tu ne dis rien, les autres le diront à ta place et souvent même contre toi-même. Pourquoi alors avoir peur quand le Pape nous y devance et se donne pour exemple?

Quelques chose d’important se passe dans les JMJ!

Depuis que le Bienheureux Pape Jean Paul II a institué les Journées Mondiales de la Jeunesse, il se passe quelque chose d’important pour la foi, non seulement des jeunes qui occupent les devant des ces rencontres mondiales aux dimensions « vraiment catholiques », mais aussi pour la vie de toute l’Eglise. Mais alors, quand on parle des JMJ et qu’on commence à les comparer avec tous les autres genres de rassemblements qui drainent des foules de gens, connait-on de quoi on parle vraiment? J’ai le droit de me poser une telle question surtout en ce temps où, quand je me mets à lire certains titres des journaux ici à Rio de Janeiro, je suis surpris du parallélisme qui est fait avec la Coupe du monde (Football) de l’année prochaine ou bien les prochains Jeux Olympiques qui se tiendront ici même à Rio. Soit on les compare à une antichambre de la Coupe du monde, soit à un test de la capacité d’organisation de l’administration locale,… mais parle-t-on vraiment de la même réalité quant à l’organisation, aux mobiles de participation, de l’esprit des organisateurs aux participants,…

Quid des JMJ?

Dire que c’est une des manifestations massive organisées par l’Eglise catholique? C’est trop peu dire. Je me rappelle ce gamin qui parlait à un prêtre de mon Diocèse en lui signifiant qu’il l’avait vu lors de la fête. – Est-ce vrai? – Mais oui! Comment et où m’as tu vu? – Au « DÉFILÉ « , avec d’autres prêtres. Vous portiez même des écharpes longues! N’est)ce pas la même chose pour certains de nous quand nous faisons des confusions comme ce gamin confondait Défilé et Procession, Étole et Écharpe?

Chaque année les JMJ sont célébrées le dimanche des Rameaux dans tous les diocèses du monde, mais tous les deux ou trois ans , ces journées prennent une dimension internationale et se déroulent en alternance dans une grande métropole. Le pays hôte de l’évènement se fait  en alternance de continents dans le but de promouvoir l’universalité de l’Eglise, selon aussi les capacités d’accueil de la cité. Puis-je me poser la légitime question du pourquoi les JMJ n’ont pas encore été accueillies par l’Afrique? Seulement par incapacité logistique? Peut-être!

Les JMJ sont un rassemblement des milliers, voire des millions de jeunes, et est un témoignage d’une Eglise vivante et constamment renouvelée. Ce sont eux, les jeunes, les protagonistes de ce grand rassemblement de foi, d’espérance et d’unité. Le principal objectif des JMJ est d’annoncer le message de Jésus aux  jeunes du monde entier.

Les JMJ ont commencé officiellement en 1986 avec le thème «Soyez toujours prêts à donner une réponse à tous ceux qui vous demande la raison de l’espérance qui est en vous », mais il y avait eu deux rassemblements au cours des années précédentes.

En 1984, lors de la clôture du Jubilé de la jeunesse à Rome, à l’occasion de l’Année Sainte de la Rédemption, le Pape Jean-Paul célébra, sur la place Saint Pierre au Vatican, la Rencontre Internationale de la Jeunesse. Durant cette rencontre, le pape a donné aux jeunes une Croix qui est devenue le symbole des JMJ.

Un an plus tard,  les Nations Unies déclarèrent l’année 1985 « l’Année internationale de la jeunesse ». Environ 350.000  jeunes venus du monde entier prirent part à une rencontre internationale des jeunes organisée par le Saint Père. A cet effet, en Décembre de cette même année, le Pape annonça l’institution de la Journée Mondiale de la Jeunesse.

Mais la Croix ne voyage pas seul. En 2003, Jean-Paul II a confié la jeunesse  une icône de Notre-Dame “Salus Populi Romani”. Depuis lors, la Croix et l’Icône ont voyagé ensemble.

A la fin des JMJ Rome 2000, la croix a été donnée aux jeunes Canadiens par les jeunes Italiens, en prévision des JMJ de Toronto 2002. L’un des jeunes gens qui recevaient la croix a déclaré: «Cette croix a eu un impact énorme sur l’ensemble des pays où elle est passée. C’était évident pour moi pendant les cérémonies lorsque nous avons reçu la croix des Italiens. Ils étaient extrêmement émus, pleurant de larmes de tristesse parce qu’ils ne veulent pas y renoncer. Nous, en revanche, nous pleurons des larmes de joie, parce que nous recevons un symbole puissant et nous savons aura un impact sur notre nation « .

Les symboles de la JMJ

La Croix de la JMJ

La Croix des JMJ est connue sous divers noms: Croix de l’Année Sainte, Croix de l’Année Jubilaire, Croix des JMJ, Croix Pèlerine. On l’appelle parfois aussi Croix des Jeunes parce qu’elle fut offerte par le Pape Jean-Paul II aux jeunes pour qu’ils la portent dans le monde entier, partout et en tous temps.

Symbole de la foi catholique, la Croix en bois mesure 3,80 mètres et a été consacrée près de l’autel principal de la Basilique Saint Pierre au cours de l’Année Sainte de la Rédemption ouverte durant la semaine Sainte de 1983. Au terme de l’année Sainte, après la fermeture de la Porte Sainte, le Pape Jean-Paul II offrit la Croix comme symbole de l’amour du Christ pour l’humanité. Elle fut accueillie au nom de toute la jeunesse universelle par les jeunes du Centre International des Jeunes Saint Laurent, à Rome. Voici les mots prononcés en l’occasion par le Pape: «Très chers jeunes, à la fin de l’Année Sainte, je vous confie le signe de cette Année Jubilaire : la Croix du Christ ! Portez-la dans le monde comme signe de l’amour du Seigneur Jésus pour l’humanité et annoncez à tous qu’il n’y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité.» (Saint-Père Jean-Paul II, Rome, le 22 avril 1984).

Les jeunes accueillirent volontiers le désir du Saint-Père. Depuis 1984, la Croix des JMJ fait son pèlerinage de par le monde à travers les cinq continents et elle est présente lors de chaque célébration internationale des Journées Mondiales de la Jeunesse. En 1994, une tradition s’instaure : les diocèses du pays hôte de chaque JMJ internationale accueillent la Croix comme moyen de préparation spirituelle pour le grand événement.

L’icône de la Vierge Marie

This is a rare photo of the Salus Populi Roman...

The photo of the Salus Populi Romani, crowned by Pius XII in 1953. (Photo credit: Wikipedia)

En 2003, le Pape Jean-Paul II offre un deuxième symbole de foi aux jeunes pour accompagner la Croix dans son parcours à travers le monde : une copie contemporaine de l’icône de la Vierge Marie « Salus Populi Romani » (« Sauvegarde du peuple romain »), dont l’original est une ancienne icône sacrée trouvée dans la première et plus grande basilique d’Occident dédiée à Marie-Mère-du-Seigneur, Sainte-Marie-Majeure à Rome. “Aujourd’hui je vous confie l’icône de Marie qui, désormais, sera présente aux Journées Mondiales de la Jeunesse de même que la Croix. Tournez-vous vers votre Mère ! L’icône sera un symbole de la présence maternelle de Marie parmi vous. Vous êtes appelés, comme l’apôtre Jean, à l’accueillir dans vos vies.” (Saint-Père Jean-Paul II, Rome, 18èmes Journées Mondiales de la Jeunesse, avril 2003).

Quelques chiffres pour les JMJ de Rio de Janeiro.

Volontaires

Un des volontaires

Un des volontaires

C’est l’une des principales caractéristiques  qui distinguent les événement d’Église comme ceux du Secteur tertiaire (certaines ONG bien sûr, puisque beaucoup languissent cherchant de travailler pour certaines d’entre elles!) et ceux organisés par les gouvernements ou les autres acteurs de la vie sociale. Pour les JMJ, les volontaires sont comme “les bras et le visage” de la JMJ. Leur joie, leur disponibilité, leur promptitude au service permettent le succès de ce grand événement. La JMJ de Rio 2013 compte environ 60 000 volontaires, dont 45 000 habitants de la ville ou de la banlieue de Rio, 7 500 d’autres villes du Brésil et 7 500 proviennent du monde entier. La majorité sont des jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans. Divisés en groupe, ils offrent une aide aux différents événements, que cela soit pour des services touchant à la logistique, à l’information ou à l’administration.

Les Evêques « catéchistes »

Vue partielle de la plage de Copacabana

Vue partielle de la plage de Copacabana

P1020681 Des chiffres qui impressionnent. Plus de 700 Evêques inscrits aux JMJ parmi lequels environs 250 ont données des catéchèses déclinées en diverses langues, plus de 7800 prêtres,

700 diacres, plus de 7000 séminaristes, 9000 religieux(ses) accompagnent et encadrent spirituellement quasi 3 millions de jeunes réunis à Rio de Janeiro. Un habitant de la plage, me confiait hier:  » Depuis 30 ans que je vis sur cette plage, il s’est passé un peu de tout. Mais je n’avais jamais une si grande foule qui prie, qui est pacifique. C’est sûr, il se passe quelque chose d’extraordinaire.

Pour comprendre l'afflux à Copacabana

Pour comprendre l’afflux à Copacabana

Enfin, quel héritage nous laisseront les JMJ de Rio?

L’héritage de l’évangélisation
L’héritage de l’évangélisation répond aux défis de la nouvelle évangélisation. L’objectif  principal de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) est de renforcer l’expérience de chaque jeune avec l’amour du Christ et d’affermir chacun dans sa foi. C’est en vivant la foi commune qui unit les peuples de différentes cultures, langues et coutumes, que la JMJ Rio2013 vise à consolider chez les jeunes un sentiment d’appartenance à l’Église du Christ et ainsi motiver tout le monde à vivre et à transmettre cette même foi.
L’héritage de l’évangélisation de la JMJ Rio 2013 se vit également à travers les interactions de pèlerins lors de la Semaine missionnaire quand, nonobstant la brièveté de moment, le participant se reconnaît déjà dans la mission comme protagoniste de la nouvelle évangélisation. Selon les experts, lorsque les jeunes sentent qu’ils sont des participants et, au nom de l’Évangile, et se voient comme protagonistes, une telle expérience peut changer profondément une personne. Ainsi, cette expérience est la racine de ce qu’il va devenir pour le reste de sa vie et constitue un héritage.
Par conséquent, l’héritage le plus important qui sera laissé par les JMJ, est une expérience indélébile du jeune avec le Christ ressuscité qui, après cette rencontre, le transforme en son disciple afin de l’annoncer aux autres jeunes.

Héritage de la solidarité sociale

L’héritage social des JMJ Rio 2013 prend forme dans les projets sociaux qui sont exécutés dans la ville hôte pendant la période de préparation de la rencontre des jeunes avec le Pape. Ces projets resteront présents après l’événement, comme partie de l’héritage de l’Église à Rio de Janeiro. Créé par le Vicariat de la charité sociale de l’archidiocèse de Rio de Janeiro, en partenariat avec d’autres institutions, le Passeport pour la citoyenneté est l’un des projets, qui seront laissés en héritage à la ville. Ce projet se compose d’un bus équipé de diverses technologies pour promouvoir l’inclusion des toxicomanes dans la société. Ce projet va au-delà de l’autobus. Il se compose de trois étapes: mesures préventives contre la consommation aux drogues des toxicomanes ; accueil de ceux qui sortent de la dépendance ; la création d’un réseau d’échange entre les institutions religieuses et civiles, et enfin le développement d’un centre de ressources.
Un autre héritage de la JMJ Rio2013 est le Projet Voix Catholiques (Catholic Voices Project) créé pour fournir des explications claires sur des sujets reliés à l’Église catholique dans les médias. Le projet a été créé en 2010 au Royaume-Uni afin de faciliter la communication avec les médias pendant la couverture de la visite du pape Benoît XVI. Aujourd’hui, le projet est présent en sept pays: le Chili, l’Irlande, la Lituanie, le Mexique, la Pologne, l’Espagne et les Etats-Unis d’Amérique. Au-delà du Brésil, Catholic Voices est en train d’être mis en place en Argentine, l’Australie et le Costa Rica.
Formé de laïcs qui agissent comme communicateurs de l’Église, cependant non officiels, le projet vise à mettre en évidence le témoignage catholique dans les médias.

L’héritage environnemental
Au cours des dernières décennies, il y a eu beaucoup d’efforts de l’humanité pour protéger l’environnement. Avec les dernières nouvelles scientifiques sur le réchauffement climatique, de nombreuses actions ont été entreprises pour renverser ce processus et bien d’autres qui menacent la vie sur la planète. La protection de l’environnement est un sujet de préoccupation particulière pour l’Église. Un exemple est l’effort du Vatican pour devenir le premier Etat indépendant avec une empreinte carbone neutre.
Afin de favoriser cette prise de conscience chez les jeunes, l’archidiocèse de Rio de Janeiro Recto demandé l’aide à l’Université catholique de Rio, par le biais de Josafá Siqueira Nucle (directeur de l’environnement interdisciplinaire dans cette université) et de Luiz Felipe Guannaes (le producteur du Guide écologique JMJ Rio2013).
Les produits qui font partie du kit du pèlerin, cherchent à conscientiser les jeunes afin qu’il recourt à la foi pour la préservation de la Création de Dieu. Avant le lancement du guide, le Père Josefa a déclaré: « Le but du Guide Vert pour les JMJ est de souligner l’importance des actions durables dans le cadre d’événements majeurs, montrer la relation entre l’écologie et la foi, rappeler la responsabilité théologique face à la création et montrer la préoccupation éthique de l’Eglise pour l’environnement ».
En ce sens, le guide suggère un certain nombre d’engagements, comme préoccupation dans le recyclage des déchets, la réduction de l’utilisation des transports avec la production élevée de CO2 et la conservation de l’énergie.
Enfin, à la fin du guide du pèlerin se trouvent les prises de positions des quatre derniers papes en rapport à l’environnement, selon les documents qu’ils ont écrit.

Prions tous pour que ces événements de portée universelle puissent contribuer à la réalisation du thème général qui est celui d’être le levain dans la pâte.