Accueil » Actu-Analyse » Points de vue (Page 5)
Archives de Catégorie: Points de vue
Les Evêques allemands contre le Pape : « C’est nous qui décidons sur la famille ».
C’est une déclaration très dure de la part de l’épiscopat allemand : « nous ne sommes pas une filiale de Rome. Le synode ne peut pas nous prescrire jusque dans les détails ce qu’il faut faire en Allemagne. »
Il s’agit d’une vraie gifle faite à Rome, celle des Evêques allemands. Ceci se réfère à une conférence de presse tenue par le Président de la Conférence épiscopale allemande, le Cardinal Marx, affirmant que l’Eglise d’Allemagne n’est pas une filiale de Rome.
Tout cela concerne le synode ordinaire des Evêques sur la famille, au mois d’octobre prochain, un synode qui doit donner certaines réponses dans le domaine éthique et moral, quelque chose de grande relevance au sein de la pastorale familiale : de la communion au divorcés-remariés à l’accueil des couples concubins, hétéro ou homosexuels.
Le synode extraordinaire convoqué en automne passé par le Pape François s’était déjà exprimé sur toutes ces questions, mettant cependant en évidence des profondes dissensions à l’intérieur du corps ecclésial : d’une part, le Pape et les Evêques de l’Europe d’une plus progressiste, désireux d’adapter la doctrine au contexte contemporain ; d’autre part, les Evêques et les Cardinaux conservateurs qui ont peur que tout soit dicté par la rue (l’opinion publique, médiatique-ndt), et non par une analyse sérieuse. Le dernier synode s’est alors conclu sur une relatio qui était essentiellement de médiation, renvoyant les sujets plus controversés à une discussion ultérieure.
Depuis un certain temps, l’épiscopat allemand est considéré comme le plus progressiste en la matière : il s’était présenté au dernier synode avec un document voté avec une large majorité et dans lequel il se montrait favorable à l’admission des divorcés-remariés à la communion. Il s’agit d’une position qui avait aussi trouvé bon accueil dans certains autres épiscopats, comme par exemple celui hollandais. Cette vision n’a pas cependant été adoptée par le synode extraordinaire.
C’est maintenant que ces Evêques allemands relancent le débat : le Cardinal Reinhard Marx, de Munich, proche collaborateur du Pape Bergoglio et membre du C9 (le conseil des 9 Cardinaux qui assistent le pape dans la réforme de la Curie Romaine) et Président du Conseil Pontifical pour l’Economie a dit que « quand bien même on reste en communion avec l’enseignement (doctrine) de l’Eglise, le synode ne peut pas prescrire jusque dans les détails ce qui doit se faire en Allemagne, en ce qui est des question purement pastorales. » « Nous ne pouvons pas attendre jusqu’à ce qu’un Synode nous dise comment nous devons nous comporter pour des questions du mariage et de la famille », a conclu le cardinal.
Curieusement, ce sont ces mêmes Evêques qui sont réputés proches du Pape François, en insistant sur les thèmes de l’accueil et de la miséricorde et qui, pourtant, ne digèrent pas les mécanismes et les processus synodaux. Ils sont ceux-là même qui, curieusement, sont le signe tangible de la préférence « bergoglienne » pour une Eglise toujours plus démocratique.
SOURCE: IL GIORNALE
Les femmes prêtres c’est pour quand ?
La récente décision du synode de l’Eglise anglicane de faire accéder des femmes à « l’épiscopat » relance le sujet : à quand des femmes prêtres dans l’Eglise catholique ? Et les clichés habituels réapparaissent : l’Eglise est misogyne … Vrai ou faux ?
De l’Abbé Pierre AMAR.
L’Eglise est misogyne
Faux. Elle a même l’audace de proclamer que ce que Dieu a fait de plus beau sur cette terre, son chef d’œuvre, est une femme : une vierge immaculée, modèle d’humilité et de prière, Marie, mère du Sauveur. Marie, que nous fêterons ce 15 août dans le dernier des privilèges que le Seign
eur lui aura accordé : celui de monter au ciel avec son corps et son âme. Marie que des millions de catholiques prient dans de multiples sanctuaires comme Lourdes, Rocamadour, Fatima, Aparecida ou Guadalupe.
D’ailleurs, aucune institution n’a jamais autant fait pour les femmes que l’Eglise. Elle n’a eu de cesse que de proclamer la dignité et la vocation spécifique de la femme.Tout au long des siècles, elle n’a pas cessé non plus de se préoccuper du sort des femmes sans famille ou particulièrement vulnérables, à travers des institutions destinées aux enfants abandonnés, aux filles-mères, aux prostituées, aux femmes indigentes, âgées ou malades, aux femmes en instance de séparation, aux femmes détenues, …
Une femme-prêtre ferait le « job » aussi bien qu’un homme
Vrai. Mais tout dépend de la conception que l’on a du sacerdoce. Car si être prêtre c’est …
Lis la suite de l’article sur Aleteia
Pape François: le double « frame » de la communion des divorcés remariés.
Un double « frame » – une communication déformée- règne à propos des intentions que l’on prête au Pape sur la communion des divorcés remariés. La mise au point de l’abbé Dominique Fabien Rimaz.
Une confusion et une pression médiatique (probablement interne à l’Eglise) régnent sur cette grave question. Leurs origines sont très complexes, mais concernent indubitablement la communication. Une des premières formes de la Charité est la Vérité, sans oublier que sa communication fait partie de cette même Vérité.
Parler de ce grave sujet implique de se souvenir que des personnes souffrent. L’Eglise est comme un hôpital de campagne dit le Pape François. Le baume de la grâce et l’auteur même de toutes les grâces, Jésus Christ, soignent les douloureuses blessures. La pastorale devient alors l’art de mettre les âmes en relation avec Dieu.
Un frame consiste à majorer un aspect pour reléguer dans l’ombre une autre dimension de la question.
Certains sites et blogs, qui étaient de très bonnes sources pour comprendre les propos précis et millimétrés de Benoît XVI, sèment la confusion doctrinale. Ainsi, il est faux de projeter sur le Pape François une quelconque confusion. Comment un homme qui a passé des milliers d’heures à confesser pourrait-il être infidèle à l’enseignement du Christ ? Les principaux blogs et sites qui récupéraient le Pape Benoît XVI sont devenus fort critiques et distants vis-à-vis du Saint-Père. Pourtant, à part la communication, pour nos deux Papes c’est calotte blanche et blanche calotte.
Les grands médias réussissent parfois à faire du Pape François un bon sujet commercial. Dès lors, ils ne vont pas tirer à boulets rouges sur leur propre idole. Benoît XVI ne jouissait pas d’une telle ferveur médiatique.
Le tout premier frame provient de ce jeu d’opposition.
Second frame: le Synode et la communion ne concernent que les divorcés remariés
Après ce jeu d’opposition virtuel entre les deux Papes, le second frame semble concerner le prochain synode et la communion. Le prisme est celui des divorcés remariés.
– Or, le prochain Synode va parler de la crise de la famille, qui est une question beaucoup plus large. Bien évidemment, le drame du divorce, la souffrances des personnes seront au coeur des discussions.
– L’accès à la communion dépasse très largement la question des personnes divorcées et remariées. La communion nous concerne tous ! Nous avons cette fâcheuse tendance à regarder la paille dans l’oeil de notre voisin, sans voir la poutre qui empêche notre oeil de bien voir rappelle Jésus.
La question fondamentale est celle-ci: suis-je en état de grâce pour recevoir la sainte Communion ? Avant d’aller communier, l’Eglise met sur nos lèvres cette belle phrase: « Seigneur je ne suis pas digne de tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri ».
Cette parole murmurer à notre conscience peut-être: d’attendre la confession pour aller communier; de prier pour un changement de vie, une plus grande conversion et de ne pas aller encore communier; de s’avancer pour être préservé de toutes chutes, par la grâce même de Dieu.
La focalisation sur les personnes divorcées remariés conduit parfois à une stigmatisation blessante. Le Pape en est parfaitement conscient ( lire ci-dessous )
Divorcés remariés, Interview du Pape François dans l’avion, retour de la Terre Sainte
» je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. Et ils sont allés là. J’ai vu combien tout se réduisait à une casuistique. Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi.
Et je ne voudrais pas que nous tombions dans cette casuistique : on peut, on ne peut pas. Pour cela je vous remercie encore d’avoir posé la question, parce que cela me donne l’opportunité de clarifier tout cela. Le problème pastoral de la famille est très, très large. Et l’on doit étudier cas par cas. Le pape Benoît XVI a dit une chose 3 fois sur les divorcés remariés qui m’aide beaucoup. Une fois dans le Haut Adige, une fois à Milan et lors de l’ultime consistoire public : étudier les procédures de nullité matrimoniale parce que certaines peuvent être expédiées ou sont pour quelques personnes, étudier la foi avec laquelle la personne va se marier, et clarifier que les divorcés ne sont pas excommuniés et sont très souvent traités comme des excommuniés. C’est une question grave ».
(…)
Le Cardinal Bergoglio reçut un prêtre de son diocèse qui lui parlait de sa grande préoccupation pour la rectitude doctrinale. Bergoglio lui répondit: « C’est en effet très important mon fils ! Sais-tu si les personnes se sentent aimés par ton cœur de prêtre ? »
Visite le blog: Le Suisse Roma@in
Pape François: le double « frame » de la communion des divorcés remariés : Le Suisse Rom@in.









