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Comunicare il Vangelo: Questione di prassi comunicativa o di comunicare con la prassi ?

Le letture della liturgia dell’11ª domenica del tempo Ordinario (Anno B) ci vengono in aiuto. Essi ci mettono in guardia contro due atteggiamenti opposti, ma entrambi pericolosi. Da un lato, ricorda a coloro che giacciono inerti in attesa che Dio provveda, che l’uomo è chiamato a collaborare alla costruzione del Regno dei Cieli. Dall’altro, invita coloro che si lasciano vincere dalle preoccupazioni per il presente a confidare nella capacità del seme, piantato da Dio nella storia, di crescere e di portare frutto.

Travail en équipe aux JMJ de Rio

 

Imbocchiamo con la comunicazione. Leggendo il vangelo di questa domenica, (oltre la meditazione già proposta in francese) appare con chiarezza che la domanda : «Come comunicare il Vangelo ?», non è questione solo di oggi, ma fu un interrogativo che si pose anche Gesù.
 «A che possiamo paragonare il regno di Dio o con quale parabola possiamo descriverlo ?» (Mc 4,30). «Comunicare» è più ampio che «insegnare delle dottrine» o «parlare». «Comunicare» coinvolge il verbale e il non verbale. Rimanda alla modalità della rivelazione fatta da Gesù, che (suite…)

Pape François: le double « frame » de la communion des divorcés remariés.

Un double « frame » – une communication déformée- règne à propos des intentions que l’on prête au Pape sur la communion des divorcés remariés. La mise au point de l’abbé Dominique Fabien Rimaz.
Abbé Dominique Fabien Rimaz

Abbé Dominique Fabien Rimaz

Une confusion et une pression médiatique (probablement interne à l’Eglise) régnent sur cette grave question. Leurs origines sont très complexes, mais concernent indubitablement la communication. Une des premières formes de la Charité est la Vérité, sans oublier que sa communication fait partie de cette même Vérité.  

Parler de ce grave sujet implique de se souvenir que des personnes souffrent. L’Eglise est comme un hôpital de campagne dit le Pape François. Le baume de la grâce et l’auteur même de toutes les grâces, Jésus Christ, soignent les douloureuses blessures. La pastorale devient alors l’art de mettre les âmes en relation avec Dieu.

Un frame consiste à majorer un aspect pour reléguer dans l’ombre une autre dimension de la question.

Certains sites et blogs, qui étaient de très bonnes sources pour comprendre les propos précis et millimétrés de Benoît XVI, sèment la confusion doctrinale. Ainsi, il est faux de projeter sur le Pape François une quelconque confusion. Comment un homme qui a passé des milliers d’heures à confesser pourrait-il être infidèle à l’enseignement du Christ ? Les principaux blogs et sites qui récupéraient le Pape Benoît XVI sont devenus fort critiques et distants vis-à-vis du Saint-Père. Pourtant, à part la communication, pour nos deux Papes c’est calotte blanche et blanche calotte. 

Les grands médias réussissent parfois à faire du Pape François un bon sujet commercial. Dès lors, ils ne vont pas tirer à boulets rouges sur leur propre idole. Benoît XVI ne jouissait pas d’une telle ferveur médiatique. 

"Frame"

« Frame » ( Effet du cadrege=Framing)

Le tout premier frame provient de ce jeu d’opposition. 

Second frame: le Synode et la communion ne concernent que les divorcés remariés

Après ce jeu d’opposition virtuel entre les deux Papes, le second frame semble concerner le prochain synode et la communion. Le prisme est celui des divorcés remariés. 

– Or, le prochain Synode va parler de la crise de la famille, qui est une question beaucoup plus large. Bien évidemment, le drame du divorce, la souffrances des personnes seront au coeur des discussions. 

– L’accès à la communion dépasse très largement la question des personnes divorcées et remariées. La communion nous concerne tous ! Nous avons cette fâcheuse tendance à regarder la paille dans l’oeil de notre voisin, sans voir la poutre qui empêche notre oeil de bien voir rappelle Jésus. 

La question fondamentale est celle-ci: suis-je en état de grâce pour recevoir la sainte Communion ? Avant d’aller communier, l’Eglise met sur nos lèvres cette belle phrase: « Seigneur je ne suis pas digne de tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri ». 

Cette parole murmurer à notre conscience peut-être: d’attendre la confession pour aller communier; de prier pour un changement de vie, une plus grande conversion et de ne pas aller encore communier; de s’avancer pour être préservé de toutes chutes, par la grâce même de Dieu. 

La focalisation sur les personnes divorcées remariés conduit parfois à une stigmatisation blessante. Le Pape en est parfaitement conscient ( lire ci-dessous )

Divorcés remariés, Interview du Pape François dans l’avion, retour de la Terre Sainte

 » je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. Et ils sont allés là. J’ai vu combien tout se réduisait à une casuistique. Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi.

Et je ne voudrais pas que nous tombions dans cette casuistique : on peut, on ne peut pas. Pour cela je vous remercie encore d’avoir posé la question, parce que cela me donne l’opportunité de clarifier tout cela. Le problème pastoral de la famille est très, très large. Et l’on doit étudier cas par cas. Le pape Benoît XVI a dit une chose 3 fois sur les divorcés remariés qui m’aide beaucoup. Une fois dans le Haut Adige, une fois à Milan et lors de l’ultime consistoire public : étudier les procédures de nullité matrimoniale parce que certaines peuvent être expédiées ou sont pour quelques personnes, étudier la foi avec laquelle la personne va se marier, et clarifier que les divorcés ne sont pas excommuniés et sont très souvent traités comme des excommuniés. C’est une question grave ».

(…)
Le Cardinal Bergoglio reçut un prêtre de son diocèse qui lui parlait de sa grande préoccupation pour la rectitude doctrinale. Bergoglio lui répondit: « C’est en effet très important mon fils ! Sais-tu si les personnes se sentent aimés par ton cœur de prêtre ? » 

Visite le blog:  Le Suisse Roma@in

 

 

 

 

 

Pape François: le double « frame » de la communion des divorcés remariés : Le Suisse Rom@in.

Communiquer la Famille chrétienne : source intarissable de vie nouvelle.

Dans la basilique ST Pierre. (Photo d'ANDREAS SOLARO / AFP)
Dans la basilique St Pierre. (Photo d’ANDREAS SOLARO / AFP)

En vue de bien se préparer à communiquer sur les travaux et les sessions du prochain synode sur la famille (octobre 2014, et 2015), les porte-parole et les attachés de presse des conférences épiscopales d’Europe se sont réunis à Lisbonne, du 11 au 14 juin 2014 à l’invitation du Secrétaire général et porte-parole de la Conférence épiscopale portugaise, le père Manuel Barbosa, pour faire le point, en vue de bien communiquer, sur ce sujet très présent dans les médias. Ils ont aussi cherché à comprendre la communication du Pape François, qui est vraiment un phénomène médiatique mondial.

Par le biais d’une introduction présentée par Paul Wuthe, porte-parole de la Conférence épiscopale d’Autriche, les porte-parole de l’Eglise en Europe ont analysé le ‘phénomène médiatique’ du Pape François, véritable communicateur global. Dès son élection, le Pape François a été très présent dans les moyens de communication sociale. Il ne se passe pas un jour sans que le Pape ne soit présent dans les quotidiens du monde entier, ne remplisse les pages de facebook ou fasse l’objet de tweet. Sa communication n’est pas le fruit d’une stratégie médiatique. Elle se compose de mots et de gestes simples, mais toujours significatifs et qui ont su éliminer les distances avec les gens, en mettant en exergue la proximité du Pape avec tous. Ce ‘style de narration’ du Pape François, qui se reflète dans la cohérence et l’authenticité de sa vie comme successeur de Pierre, est une opportunité pour toute l’Église et ouvre à la possibilité d’un dialogue authentique avec le monde. Le Pape non seulement a conquis le cœur des gens, mais il a également changé l’attitude de beaucoup de journalistes, qui sont désormais plus ouverts et disponibles à écouter les raisons de l’Eglise. Sa communication, faite d’expressions courtes et concises, comporte cependant quelques risques, étant donné la nature simplificatrice et réductionniste de la culture médiatique actuelle. Au communicateur ecclésial revient la tâche de continuer à raconter toute la vie de l’Église et l’annonce de l’Évangile, même en s’opposant aux mainstream médiatiques quotidiens, afin d’éviter de tomber dans le culte de la personne.

À Lisbonne, les communicateurs de l’Église se sont également préparés, avec le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des Évêques et au Père Federico Lombardi, Directeur de la salle de presse du Vatican, à communiquer la prochaine Assemblée extraordinaire sur la Famille. Le Synode sur la famille est en réalité un processus qui suivra différentes étapes et qui a mis en mouvement les différentes composantes de la communauté chrétienne. Il a commencé par la grande diffusion d’un questionnaire, qui ne doit pas être vu comme un sondage de l’Église sur la famille, mais plutôt comme une collecte d’informations concernant les modèles pastoraux et les défis que la société contemporaine, caractérisée par un individualisme écrasant, pose à la famille. Le parcours du Synode sur la famille prévoit l’élaboration d’un document de travail (instrumentum laboris) qui sera présenté  en conférence de presse le 26 juin par le Synode des Évêques et qui représentera la base de la réflexion des participants à l’Assemblée extraordinaire du mois d’octobre (5-19), parmi lesquels se trouveront les Présidents des Conférences épiscopales du monde entier. Ce sera, cependant, le Synode des Évêques sur la famille, prévu probablement pour 2015, à représenter l’Assemblée de conclusion de ce processus qui aura duré deux ans.

De ces débats se détache l’image d’une Église qui, même en ce sens, mise sur la transparence de son action, qui ne craint pas la comparaison et qui est prête à écouter les défis posés par l’histoire, en proposant à nouveau la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à la famille chrétienne, comme véritable source d’espérance et de vie nouvelle. En d’autres termes, la prochaine assemblée synodale correspondra à l’idée bien précise du gouvernement synodal et d’une communion affective et effective du collège épiscopal avec le successeur de Pierre, que le Pape François a annoncé dès le début de son pontificat.

Il a été aussi rappelé qu’il ne faut pas oublier à montrer qu’il s’agit d’un synode universel et non seulement européen et que, par conséquent, les réponses, à la fin de tout ce processus, auront sans doute une portée universelle et ne seront pas exclusivement indiquées pour le vieux continent. C’est de là que découle l’invitation à ne pas adopter une approche qui s’adresse uniquement à la casuistique, c’est-à-dire à ne pas se concentrer seulement sur les cas, les situations difficiles, qui ne rendent pas pleinement compte du véritable défi posé à l’Église et qui ne permettent pas de témoigner la beauté concrètement exprimée par des millions de familles chrétiennes qui vivent quotidiennement l’Évangile de Jésus.

SOURCE: CCEE