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Un journalisme de guerre. Faut-il tout diffuser ? | La Parole de Dieu nous éclaire au quotidien !

Extrait: « Les médias sont, on ne peut plus essentiels pour toute forme de société. La communication fait la vie sociale. Les considérant sous le point de vue optimiste et convainquons-nous que la société a évolué et progresse rapidement aujourd’hui en partie grâce à l’échange d’information. Ils ont ce pouvoir d’influer sur l’opinion et d’orienter jusqu’à l’agenda des politiques ».

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Un journalisme de guerre. Faut-il tout diffuser ? | La Parole de Dieu nous éclaire au quotidien !.

Message pour la 48è Journée mondiale des communications sociales, 2014 : La communication au service d’une authentique culture de la rencontre

« Comment la communication peut-elle être au service d’une authentique culture de la rencontre ? Et pour nous, les disciples du Seigneur, que signifie rencontrer une personne selon l’Évangile ? Comment est-il possible, malgré toutes nos limites et nos péchés, d’être vraiment proches les uns des autres ? Ces questions se résument à celle qu’un jour, un scribe c’est-à-dire un communicateur, posa à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » (Lc 10, 29). Cette question nous permet de comprendre la communication en termes de proximité. Nous pourrions la traduire ainsi : comment se manifeste la « proximité » dans l’utilisation des moyens de communication et dans le nouvel environnement créé par les technologies numériques ? Je trouve une réponse dans la parabole du bon Samaritain, qui est aussi une parabole du communicateur. Celui qui communique, en effet, se fait proche. Et le bon Samaritain non seulement se fait proche, mais il prend en charge cet homme qu’il voit à moitié mort sur le bord de la route. Jésus renverse la perspective : il ne s’agit pas de reconnaître l’autre comme mon semblable, mais de ma capacité de me faire semblable à l’autre. Communiquer signifie alors prendre conscience d’être humains, enfants de Dieu. J’aime définir ce pouvoir de la communication comme « proximité ». »

Lisez le texte in extenso:
Message pour la XLVIIIe Journée mondiale des communications sociales, 2014 : La communication au service d’une authentique culture de la rencontre.

Contre les clichés : être plus positifs et plus propositifs.

Abbé Lambert RiyazimanaLes acteurs de la vie sociale sont souvent perçus d’une certaine façon par l’opinion publique, et les clichés qui leurs sont collés prennent une connotation péjorative, négative. C’est le cas de l’Eglise dont pas mal de gens retiennent qu’elle brandit un enseignement fait d’un recueil d’interdits. N’y avons-nous pas une part de responsabilité qui se rapporterait à notre façon pratique de raconter qui nous sommes ? Notre discours public ne fait-il pas obstacle à la compréhension, créant une tension entre l’expression et son contenu ? Face à cela, il faudrait changer de cap afin de ne pas continuer à alimenter certains clichés  qui nous sont collés, souvent par notre responsabilité. E pour cela, être plus propositifs, plus positifs dans nos discours.

Les clichés sont des représentations collées à une personnes ou une organisation, représentations simplifiées et le plus souvent, de manière péjorative. La dimension réductrice du cliché répond en général à une difficulté ou limite de compréhension de l’autre, à une inquiétude face à la complexité de ce qui est perçu comme étranger ou difficile d’accès. L’Eglise, comme société humano-divine, n’échappe pas à la complexité quant à sa nature et son message. Il faut alors voir comment elle parle comment elle parle d’elle. S’agira-t-il d’inventer de nouveaux messages, de nouveaux contenus ? NON.

La clé de la compréhension réside par exemple dans la question de cadrage (Frame en anglais). Il y a une manière qui ne sert pas beaucoup au communicateur qui se limite à une présentation systématique et simplement pédagogique. SI cela ne débouche pas sur des histoires vraies, sur des visages concrets, les personnes n’auront rien retenu à la fin, malgré les efforts fournis pour articuler le message. Le cadrage est donc ce qui restera après qu’on aura oublié tous les détails du message. Et si à cela est liée une histoire, un visage, mieux sera la réminiscence.

La deuxième chose la distinction (qui n’est pas séparation) entre l’expression et son contenu. Les gens sont hypersensibles devant quelqu’un qui parle, surtout s’il parle de manière non positive, et par conséquent non propositive. Cela est vu comme une manifestation d’autorité et personne ne voudrait être dominé par qui que ce soit.

En ce qui concerne l’expression de la doctrine de l’Eglise, nous devons nous habituer à partir d’une situation positive. Loin de nous doivent être des affirmations, pourtant vraies, comme « l’Eglise condamne le péché, parce que ce dernier s’oppose au vrai bonheur ». Dans une petite affirmation comme celle-ci, deux mots répugnent : condamner, (s’) opposer. Il faudrait voir comment fonctionnent les publicités qui nous fascinent et arracher quelque chose de nos porte-monnaie. Jamais tu ne trouveras un spot qui dit : « tu veux maigrir ? Ne mange pas ceci ! » Cette interdiction risquerait de repousser. Par contre, on proposera ce qu’il vaut mieux manger. Dans cette optique, le Pape François est en train de re-cadrer le tir, non par un enseignement nouveau, mais par une autre façon de présenter le même mystère. A une série des comportements auxquels il dit « NON » dans Evangelii Gaudium, il ajoute une autre série des « OUI ». Pouvons-nous nous sentir valorisés quand on ne nous présenter que des interdictions, des condamnations, et que sais-je encore?

Sur ce modèles, les commandements pourraient être présentés autrement : « veux-tu être heureux ?». Tous diraient : Bien sûr ! Alors, voici le chemin. Il est donc différent d’énumérer un ensemble de code qu’il ne faut pas transgresser. Tu veux être heureux ? Sois fidèles à ta femme ≠ne pas commettre d’adultère.Tu veux bien arriver ? Voici les escaliers pour descendre, et voici la fenêtre pour sauter. Je suis cependant désolé qu’un tel ait sauté par la fenêtre et ça fait deux mois qu’il est hospitalisé. Les deux propositions ne produisent pas les mêmes résultats sur la psychologie de l’auditeur.

Quand alors on parle d’être positifs, cela ne revient pas à amadouer les oreilles des auditeurs. Simplement, nous devons connaître notre époque, répondre à ses attentes, non pas aux nôtres. C’est cela qui s’appelle en jargon médiatique ; l’ « Audience-Centric-Thinking » que nous développerons dans nos publications ultérieures. Jusqu’à quand serons-nous seulement vus comme autoritaires ?