Accueil » De la Communication (Page 5)
Archives de Catégorie: De la Communication
Contre les clichés : être plus positifs et plus propositifs.
Les acteurs de la vie sociale sont souvent perçus d’une certaine façon par l’opinion publique, et les clichés qui leurs sont collés prennent une connotation péjorative, négative. C’est le cas de l’Eglise dont pas mal de gens retiennent qu’elle brandit un enseignement fait d’un recueil d’interdits. N’y avons-nous pas une part de responsabilité qui se rapporterait à notre façon pratique de raconter qui nous sommes ? Notre discours public ne fait-il pas obstacle à la compréhension, créant une tension entre l’expression et son contenu ? Face à cela, il faudrait changer de cap afin de ne pas continuer à alimenter certains clichés qui nous sont collés, souvent par notre responsabilité. E pour cela, être plus propositifs, plus positifs dans nos discours.
Les clichés sont des représentations collées à une personnes ou une organisation, représentations simplifiées et le plus souvent, de manière péjorative. La dimension réductrice du cliché répond en général à une difficulté ou limite de compréhension de l’autre, à une inquiétude face à la complexité de ce qui est perçu comme étranger ou difficile d’accès. L’Eglise, comme société humano-divine, n’échappe pas à la complexité quant à sa nature et son message. Il faut alors voir comment elle parle comment elle parle d’elle. S’agira-t-il d’inventer de nouveaux messages, de nouveaux contenus ? NON.
La clé de la compréhension réside par exemple dans la question de cadrage (Frame en anglais). Il y a une manière qui ne sert pas beaucoup au communicateur qui se limite à une présentation systématique et simplement pédagogique. SI cela ne débouche pas sur des histoires vraies, sur des visages concrets, les personnes n’auront rien retenu à la fin, malgré les efforts fournis pour articuler le message. Le cadrage est donc ce qui restera après qu’on aura oublié tous les détails du message. Et si à cela est liée une histoire, un visage, mieux sera la réminiscence.
La deuxième chose la distinction (qui n’est pas séparation) entre l’expression et son contenu. Les gens sont hypersensibles devant quelqu’un qui parle, surtout s’il parle de manière non positive, et par conséquent non propositive. Cela est vu comme une manifestation d’autorité et personne ne voudrait être dominé par qui que ce soit.
En ce qui concerne l’expression de la doctrine de l’Eglise, nous devons nous habituer à partir d’une situation positive. Loin de nous doivent être des affirmations, pourtant vraies, comme « l’Eglise condamne le péché, parce que ce dernier s’oppose au vrai bonheur ». Dans une petite affirmation comme celle-ci, deux mots répugnent : condamner, (s’) opposer. Il faudrait voir comment fonctionnent les publicités qui nous fascinent et arracher quelque chose de nos porte-monnaie. Jamais tu ne trouveras un spot qui dit : « tu veux maigrir ? Ne mange pas ceci ! » Cette interdiction risquerait de repousser. Par contre, on proposera ce qu’il vaut mieux manger. Dans cette optique, le Pape François est en train de re-cadrer le tir, non par un enseignement nouveau, mais par une autre façon de présenter le même mystère. A une série des comportements auxquels il dit « NON » dans Evangelii Gaudium, il ajoute une autre série des « OUI ». Pouvons-nous nous sentir valorisés quand on ne nous présenter que des interdictions, des condamnations, et que sais-je encore?
Sur ce modèles, les commandements pourraient être présentés autrement : « veux-tu être heureux ?». Tous diraient : Bien sûr ! Alors, voici le chemin. Il est donc différent d’énumérer un ensemble de code qu’il ne faut pas transgresser. Tu veux être heureux ? Sois fidèles à ta femme ≠ne pas commettre d’adultère.Tu veux bien arriver ? Voici les escaliers pour descendre, et voici la fenêtre pour sauter. Je suis cependant désolé qu’un tel ait sauté par la fenêtre et ça fait deux mois qu’il est hospitalisé. Les deux propositions ne produisent pas les mêmes résultats sur la psychologie de l’auditeur.
Quand alors on parle d’être positifs, cela ne revient pas à amadouer les oreilles des auditeurs. Simplement, nous devons connaître notre époque, répondre à ses attentes, non pas aux nôtres. C’est cela qui s’appelle en jargon médiatique ; l’ « Audience-Centric-Thinking » que nous développerons dans nos publications ultérieures. Jusqu’à quand serons-nous seulement vus comme autoritaires ?
Info&Communication
Vous trouverez ici le sens de quelques termes du monde de l’information et de la communication. Certains mots (généralement en gras) renverront aux autres puisqu’il est difficile d’expliquer certains concepts sans avoir recours à certains autres. Le fichier sera ajourné au fur et à mesure du temps, toujours en gardant l’ordre alphabétique des entrées.
– Cracker : mot anglais désignant un pirate ou un saboteur informateur sur internet ? à la différence d’un hacker, l’activité du cracker est volontairement illégale. Elle prend de multiples formes : pénétration de réseaux sécurisés, vol de données confidentielles, création et inoculation volontaires des virus, destruction des données informatiques sur des serveurs, détournement des codes secrets à des fins d’enrichissement personnel.
– Hacker : du verbe to hack qui signifie hacher, mettre en pièce, il s’agit d’un expert en informatique qui comme spécialité de passer outre les protections d’un serveur, de manipuler les fichiers, d’intervenir dans la programmation dans le seul but révéler les failles d’un système. Bidouilleur de génie, le hacker n’agit pas par malveillance. Militant, il cherche à dévoiler les faiblesses des logiciels commerciaux et prône l’utilisation des logiciels libres. Les principaux acteurs de l’industrie informatique utilisent parfois leurs services.
– Hébergeur : tous les sites web et les pages personnels sont stockés sur un serveur qui est dit les « héberger. Les hébergeurs sont donc des sociétés qui louent sur leurs serveurs un espace de stockage pour les sites web et ne gèrent l’accessibilité sur internet. La plupart des fois, les hébergeurs prennent aussi en charge la réservation et l’acquisition des noms de domaines.
– Internet : Réseaux mondial lui-même constitué de réseaux informatiques de dimension locale, régionale, nationale ou continentale reliés (interconnectés) les uns aux autres. Il est un mode de communication à l’échelle planétaire accessible à tous, (particuliers, entreprises et institutions,…) avec un ordinateur ou autre terminal couplé à un modem, et par le biais d’un abonnement à un fournisseur d’accès. L’internet permet entre autres d’échanger des courriers électroniques, des fichiers, la consultation des banques d’information de toute nature ainsi que le commerce électronique.
– Nom de domaine : Tout réseau est organisé de manière hiérarchique en région ou en sous-région appelés domaine ou sous-domaine.
L’adresse est donc composée d’une hiérarchie de domaine, chaque nom de domaine étant séparé par un point. En caractères alphanumériques, le nom de domaine comporte un préfixe www puis un radical qui correspond au nom d’une institution, d’une société, d’une marque, d’une association, d’un particulier, puis se termine par un suffixe (Top Level Domain/TLD) qui correspond soit à un pays (.fr pour la France ; .it pour l’Italie ; .bi pour le Burundi ; .eu pour l’Union Européenne,…) soit aux abréviations américaines (.com pour commercial, .org pour organisation, .edu pour éducationnal ; .net pour les organismes impliqués dans le réseau, .gov pour les gouvernements, .mil pour les militaires).
– Virus : Logiciel conçu et écrit pour se propager, à l’insu de l’internaute, à l’occasion de n’importe quel transfert de fichiers à partis des mémoires externes (disques, USB,…), d’un quelconque téléchargement , ou avec les pièces jointes aux courriers électroniques. Outre sa capacité de propagation, l’action de ce logiciel est plus ou moins nuisible ou néfaste, depuis l’affichage non désiré d’un message jusqu’à la destruction complète des données contenues dans l’ordinateur.
– Web : abbréviation de Web Wide World qui signifie littéralement « toile d’araignée mondiale » et correspondant à l’ensemble des services multimédias accessibles par internet. Le système hypertexte inventé en 1989 au Centre d’Etudes et de recherches Nucléaires (CERN), le Belge Robert Cailliau et le Britannique Tim Berners-Lee est à la base du web.
Le Web 2.0 est l’évolution qualitative d’internet liée notamment à l’augmentation des débits et à la multiplication des services en ligne, tout accompagné d’une évolution des usages du web.
Un peu d’historique : Internet est né aux USA comme réseau de défense dans les années 1970, puis comme réseau dédié à la recherche et à l’enseignement dans les années 1980, pour devenir dans les années 1990 un réseau commercial. C’est grâce à la naissance du web au début des années 1990 et la création du logiciel de navigation Mosaïc (en 1993par Marc Andressen) qui a permis peu à peu l’accès d’internet au grand public. A partir de 1994, la gestion décentralisée d’internet est due à des acteurs publics et privés qui y participent à travers diverses instances dont la plus importantes est l’Internet Society (ISOC).
– Wi-Fi (Wireless Fidelity) : Nom commercial donné à une norme d’architecture de réseaux locaux sans fil utilisant le protocole Ethernet avec un débit théorique de 11 Mbits/seconde. Cette technologie permet de combiner la mobilité et le service hauts débits.
L’information religieuse se comprend dans son contexte: celui du peuple de Dieu.
D’aucuns pourraient essayer de comprendre le contexte de l’action d’un Pape en s’arrêtant au fonctionnement de la Curie Romaine, à ce qui se vit ou se trame dans les corridors du Vatican, en connaissant beaucoup de cardinaux et gens de la curie, bref en étant spécialistes du Vatican. Ne pourrait-on pas penser que je suis en train de parler des « vaticanistes » ? Oui et non. Etre vaticaniste va au-delà de ce qui est décrit ci-haut. C’est en substance un des résultats d’une Table Ronde tenue ce Jeudi à l’Université Pontificale de la sainte Croix (P.U.S.C) sur « l’information religieuse aujourd’hui : état de l’art » organisée conjointement par l’Association Giuseppe de Carli, ladite université et la Faculté Théologique Pontificale Saint Bonaventure (Seraphicum).
Estimant à leur juste titre les caractéristiques du travail des journalistes qui s’occupent de l’information religieuse, les intervenants ont tenu à souligner d’autres exigences non moins importantes. S’inspirant de l’expérience dont il a été témoin en côtoyant Giuseppe De Carli, le Père Federico Lombardi, Directeur du Bureau de Presse du Vatican dont il est aussi porte-parole a parlé de trois caractéristiques de la vie professionnelle de De Carli à savoir la culture au sens le plus ample du terme, la foi et la combattivité. Cela s’est manifesté durant les services qu’il a préparés et transmis sous les pontificats de Jean Paul II et Benoît XVI, puisque De Carli est mort en juillet 2010 à Rome. Commentant par exemple la 2ème et la 3ème caractéristiques, il a parlé de son projet ‘‘téméraire’’ « La Bibbia Giorno e Notte », un programme qui a traité de la lecture ininterrompue de la Bible pendant 7 jours et 7 nuits et dont le Pape Benoît accepta d’être le premier protagoniste, en 2008, en lisant de vive voix tous les chapitres du Livre de la Genèse. Ce fut vraiment téméraire, mais aussi une preuve de sa foi.
Retour au travail des vaticanistes. Pour cette raison, d’autres intervenants, comme le cas de Rosario Carello qui anime l’émission « A sua immagine » sur Rai 1, que le travail ne consistera pas surtout à comprendre ce qui se trame au Vatican, mais à comprendre le contexte de l’action et de la Parole d’un Pape : « le contexte de l’action d’un Pape n’est pas le Vatican, mais celui de tout le peuple de Dieu » dont fera partie le journaliste qui accueille aussi le message comme sien. Il est difficile de bien comprendre un message dont on n’est en aucun cas destinataire. Pour cela, la foi n’est pas contraire au professionnalisme, par contre, elle est d’une importance capitale pour comprendre. En effet, selon Andrea Tornielli, Vaticaniste de Vatican Insider et de La Stampa, le travail d’un journaliste n’est pas seulement de raconter ce qui se passe étant donné que le monde est plein de récits (blogs, réseaux sociaux, …), mais de synthétiser tout cela et de l’interpréter pour son auditoire afin que ce dernier puisse bien s’orienter dans la vie et l’action.
A la fin de la table ronde, il y a eu la remise des prix aux journalistes qui se sont illustrés dans l’information religieuse de qualité. L’association organise chaque année un concours qui vise à encourager « un journalisme fait avec sérieux, professionnalisme, forte motivation, enthousiasme et clarté » selon l’enseignement de Giuseppe de Carli.








