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Archives de Catégorie: Homélies

Derrière Jésus et dans les pas du cheminement baptismal de l’aveugle-né: quand voir c’est croire et croire c’est voir.

Nous sommes arrivés au quatrième dimanche dans notre cheminement vers Pâques. Le 1er dimanche, du Carême, nous avions médité sur les tentations de la vie du disciple, tentations qui se présentent comme épreuve de la foi, de l’espérance et de l’amour. Nous n’avons pas à perdre cœur. Pour cela, Jésus a voulu confirmer ses disciples, en leur partageant comme un avant-goût de ce qui se trouve à la fin du parcours. Ils sont confirmés, c’est vrai, mais la fatigue du chemin, la soif, le doute pourrait encore alourdir leur conscience. Le troisième dimanche a servi à répondre à cela : Dieu nous désaltère et assouvit notre « soif » comme le cas de la Samaritaine. Il faut marcher, fixer notre regard sur Jésus, évidemment si nous y voyons clair. Il est, par chance, celui qui nous libère de notre aveuglement du cœur pour que nous puissions le suivre (4ème dimanche) pour comprendre le miracle de la résurrection de Lazare (5ème dimanche), signe et gage de notre résurrection. On pourra alors célébrer la semaine sainte avec fruit, et entrer avec Jésus à Jérusalem en chantant « Hosanna ». On ne va pas donc vers le vide

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Comme disciples de Jésus, « nous sommes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. »

Le prophète qui s’exprime dans la première lecture rappelle les exigences d’une religion qui plaît à Dieu : partager avec l’affamé, héberger le sans-abri, vêtir le miséreux, bannir le geste de menace et la parole malfaisante. Alors, l’obscurité du juste sera comme la clarté de midi. Être «sel de la terre» et «lumière du monde» ne signifie pas autre chose. Le peuple d’Israël semble ne pas en être convaincu. On lui avait promis qu’il serait la «lumière des nations», mais le peuple juif revenu d’exil a plutôt l’impression d’être dans une impasse et de ne pouvoir retrouver sa splendeur et son influence d’antan. On lui avait promis que son Dieu ne se détournerait plus de lui, mais le peuple a l’impression d’appeler en vain dans la nuit. Pourquoi ? Il manque à ce peuple de savoir partager avec le malheureux, de vouloir combattre les injustices et l’exploitation des faibles. Quelle lumière pourrait-il bien alors rayonner sur le monde ? Et puisqu’il se dérobe à son semblable, Dieu qui fait cause commune avec le pauvre, se dérobe à son tour à son peuple. Quand m’arrive-t-il de me dérober à mes frères et sœurs et de me mettre à part ? Et de me dérober à Dieu ?

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Epiphanie : Tous, Juifs comme « païens », avons part à la même hérédité en Jésus-Christ, unique Sauveur des hommes.

Qu’il est grand le décalage entre la vision du prophète exposée dans la première lecture et ce que donne à voir le texte de cet évangile ! Le prophète interpelle Jérusalem, la ville humiliée par les puissants de ce monde, à la suite des déportations de ses habitants. Il l’invite à se redresser. Car la lumière du Seigneur se lève sur elle au petit matin, et les nations qui sont encore dans l’obscurité se dirigeront vers elle, à la clarté de son aurore. Les rois de la terre viendront lui apporter leurs présents. Alors, Jérusalem, sera radieuse et son cœur frémira de joie.

La ville de Jérusalem, est aujourd’hui pomme de discorde entre Israéliens et Palestiniens, voire entre gardiens rivaux des Lieux Saints. Juifs, chrétiens et musulmans continuent à s’en réclamer comme leur patrie spirituelle, comme un point de rencontre entre le ciel et la terre. Les Mages d’Orient, dont l’Évangile de Mathieu nous parle aujourd’hui, ne faisaient pas partie du peuple de Dieu. Les étrangers venus d’Orient ne sont pas des rois mais des païens, des inconnus, des mages, entendons par là,

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