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Dieu veut sauver tous les peuples. Être catholique, c’est confesser cette vérité et essayer d’en vivre.
Dans la vie, il y a (eu) toujours quelqu’un ou quelque groupe social, religieux… qui se croit être supérieur aux autres, et d’avoir plus de droits. Ceci arrive non seulement pour les affaires temporels, mais aussi pour des questions spirituels. Dieu est miséricordieux envers moi, envers nous, mais il doit être juste, justicier envers les autres, les méchants, nos ennemis,…. L’Eglise a eu cette mission de porter la Bonne Nouvelle à tous puisqu’elle confesse un Dieu Père de tous, et par conséquent, tous deviennent frères/sœurs en Lui.
En ce 20ème dimanche du temps ordinaire, la succession chronologique des trois lectures est pleine d’enseignements qui nous demandent de revoir notre façon de considérer les personnes qui ne sont pas de nos cercles, de nos milieux. L’oracle prophétique qui nous est d’abord rappelé devrait irriter, sinon choquer les Juifs après l’exil. Voilà un peuple qui avait une conscience de son élection et qui venait de subir les pires outrages de la part de ses ennemis et auquel le prophète annonce que le Dieu d’Israël accueillera dans on Temple les étrangers qui seront devenus ses serviteurs. Après l’exil, Israël veut recouvrer son identité en prenant distance des autres peuples, mais elle se rend compte progressivement que si Dieu est Unique, même les étrangers lui appartiennent. Le trito-Isaïe montre clairement que Dieu veut sauver tous les peuples. Ceux-ci peuvent rendre grâce au Seigneur, comme le chante le psaume 66 (67) (psaume responsoriale) que nous prenons aujourd’hui comme notre réponse à la Parole de Dieu.
Un demi millénaire plus tard l’apôtre des Gentils (païens) Paul mettra en garde les chrétiens de Rome contre le complexe de supériorité que pourrait leur inspirer leur conversion à l’Evangile, comparée à la « désobéissance des fils d’Israël ». Et le tout s’illumine d’une lumière nouvelle dans l’Evangile où Jésus exauce la prière d’une cananéenne, descendante de ceux qui voulaient empêcher au peuple de Dieu de s’établir dans la terre promise, et ainsi Jésus ouvrant une brèche que l’Eglise apostolique ne cessera d’élargir. En effet, (suite…)
XVI° Dimanche du T.Ordinaire: « Dieu est patient envers tous. Laissons-nous rejoindre et transformer par sa patience miséricordieuse. »
Chers amis,
Le Seigneur continue pour ce dimanche consécutif à nous parler en paraboles, comme il l’a fait le dimanche passé et comme il le fera aussi dimanche prochain. La parabole du bon grain et de l’ivraie met en relief la sagesse et la patience de Dieu. Non, il ne veut pas que ses ouvriers aillent arracher dès maintenant la mauvaise herbe! C’est aussi à la clémence et à la longanimité de Dieu que conclut le sage qui s’exprime dans la première lecture. Le Seigneur maîtrise sa force et juge avec une sereine équité. Par là, il apprend à son peuple et à nous à « être humain ». Exaltant la patience de Dieu, les auteurs inspirés veulent dénoncer simultanément nos excès de zèle et notre incorrigible propension à exclure et à condamner. Notre bonne volonté de servir le bien ne doit pas devenir une barrière discriminatoire. Evidemment, avec humour, Jésus nous invite à assumer avec réalisme notre condition historique: tous ensemble, nous formons un champ extraordinairement mêlé. Mettons-nous à l’écoute de ces paraboles.
Nous savons que le but des paraboles est de nous faire entrer dans la connaissance des mystères du Royaume, connaissance qui ne désigne pas une plus grande évidence intellectuelle du Royaume (comme nous le disions récemment), mais une perception intérieure de sa présence active dans le monde. En ce sens, que nous révèlent ces paraboles sur l’action du Royaume dans chacune de nos vies ?« Il en est du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, son ennemi est venu, il a semé à son tour l’ivraie, au beau milieu du blé et (suite…)
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau, je vous procurerai le repos »

L’annonce d’un roi ou d’un dirigeant humble et pacifique que nous avons écouté dans la parole de Dieu de ce jour est aujourd’hui encore tellement contraire aux mentalités dominantes que seul les « tout-petits » peuvent la comprendre, « ceux à qui Dieu veut bien le révéler ». Leur cœur est bien libre de toute cupidité, prétentions humaines, puisqu’ils sont sans mérites. Matthieu affirme alors que c’est à ceux-là que s’adresse l’appel de Jésus, lui qui est « doux et humble de cœur » et qui récuse toute velléité de puissance. Jésus inaugure donc, avec sa venue, une nouvelle mentalité de voir les choses. Il nous en donne lui-même l’exemple.
L’expression « en ce temps-là » est une formule habituelle du lectionnaire et qui n’est pas souvent comprise dans le texte original. Pour cette occasion, on le trouve bel et bien dans le texte de Matthieu. Quel est alors ce temps? Au parcours de ce qui est rapporté par le chapitre 11 et qui précède cet épisode, il s’agit d’un temps dramatique d’incompréhensions et d’échecs. Aujourd’hui, il nous invite à savoir vivre la spiritualité de l’échec. En effet, Matthieu parle du doute de Jean Baptiste qui croupit dans la prison de Machéronte et qui envoie ses disciples à Jésus pour qu’ils s’assurent si c’est vraiment lui le libérateur attendu, et par conséquent, (suite…)






