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L’Assomption de Marie nous donne l’opportunité de méditer sur le lien et la continuité entre l’humble service du prochain et l’éternité.
L’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira». Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !
Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles». Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme qui intervient dans l’histoire, théâtre de la lutte entre Dieu et le mal, est l’image de la communauté juive restée fidèle à l’attente du Messie ; c’est elle qui donne le jour à l’enfant promis, Sauveur et Berger de tous les peuples. Contre lui, le Christ de Dieu, les forces du mal sont impuissantes, car, malgré sa mort, la Résurrection l’emporte près de Dieu. Quant à la communauté nouvelle (suite…)
Dans l’attente persévérante et fidèle de sa venue, n’ayons pas peur. En ceci consiste notre sainteté : « faire de l’ordinaire de notre vie une merveille ».
Depuis quelques dimanches (c’est-à-dire depuis la fin du chapitre 9 de Saint Luc qui parle de la montée de Jésus à Jérusalem), nous accompagnons Jésus et celui-ci nous enseigne ce qui fait l’identité du disciple : se conformant à l’enseignement de son Maitre, il se fait proche de celui qui en a besoin, écoute la Parole qu’il s’efforce de mettre en pratique, prie, ne fait pas des biens matériels le centre ultime de son existence.
La liturgie du 19ème dimanche du Temps Ordinaire nous fait méditer sur deux autres caractéristiques de cette identikit, liées entre elles: la capacité de persévérer dans une attente vigilante et la foi courageuse. Ces deux vertus sont possibles si et seulement si notre vie est toute orientée et vécue en fonction du Royaume de Dieu. Plus rien ne peut alors nous faire peur, puisque ce Royaume bien ultime devient ce à quoi tout se subordonne.
N’ayez pas peur, petit troupeau, dit Jésus.
Il n’y a pas de plus terrible que la peur: elle est capable de transformer la personne la plus timide, douce et inoffensive en un être violent avec des réactions peu contrôlables. Plus pervers que la peur, on ne peut trouver. Elle ouvre la brèche à toute sorte de préjugés et suspicion, nous met constamment en situation d’autodéfense, gaspillant ainsi nos énergies par la production d’adrénaline en vue de parer aux éventuelles attaques. Toute personne devient un ennemi éventuel, tout collège se transforme en un concurrent, l’étranger devient quelqu’un de différent en quête de suprématie. L’amour n’est plus possible. Si Jésus invite à ne pas avoir peur, il sait combien cela ruine une vie, rouille la mission, et nous prive de la paix et la joie de vivre. .
Quel est le contraire de la peur? On pourrait directement penser au courage, à l’audace. Mais le sentiment de peur se nourrit surtout de l’inconnu, de « l’on-ne-sait-jamais ». En ce sens, l’opposé de la peur serait la confiance: une confiance calme, désarmée, pleine d’espérance et de bienveillance. Une confiance non tendue à défendre le passé, (suite…)
Seul l’amour donne du sens et un horizon à notre vie. Le reste est vacuité, « vanité des vanités ».
Les lectures de ce jour convergent vers ce sujet délicat de notre rapport aux biens matériels. Sujet délicat car il nous faut éviter tant l’angélisme qui ne respecte pas les nécessités humaines que le matérialisme qui ne respecte pas notre dimension spirituelle. « Maitre, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage», lisons-nous dans l’Evangile du 18ème dimanche du Temps Ordinaire (Année C). Voilà une question concrète, réaliste, toujours d’actualité. Il est, hélas, toujours courant de voir des frères en conflit au moment des héritages. Qu’il est fréquent dans nos sociétés, de voir des controverses entre frères et sœurs d’une famille, entre compatriotes !
Jésus lui répondit : «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages » ? C’est donc un refus ! Jésus se dérobe-t-il ? Mis en présence d’une injustice flagrante, Jésus refuse de se pencher sur ce cas et semble s’en désintéresser. N’est-ce pas scandaleux ! Cela va à l’encontre de tout l’évangile, de toutes les orientations de l’Église, et même de la simple conscience humaine la plus élémentaire. Le chrétien ne doit-il pas faire tout pour que cessent les injustices de ce monde ? Le chrétien a-t-il le droit de se désintéresser des affaires de la terre pour ne penser qu’au ciel ? Ne doit-il pas au contraire avoir des pieds sur terre, cette terre qu’il doit rendre habitable pour tous, en améliorant les conditions de vie sans oublier les relations interpersonnelles entre frères et sœurs,
Sujet délicat qui s’éclaire si l’on songe au but de notre vie humaine. On peut dire qu’il y a deux manières d’envisager notre existence : soit en considérant que tout se termine avec la vie terrestre, soit en considérant cette vie comme une étape vers la vie éternelle. Il y a là une alternative qui détermine notre manière de vivre sur terre. C’est pourquoi (suite…)






