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Disponibilité de Marie à l’écoute de Jésus : ne pas devenir si occupé par « le travail du Seigneur » jusqu’à oublier « le Seigneur du travail ».

L’Évangile de ce jour nous présente deux figures bien connues des chrétiens : Marthe et Marie. Et on les identifie rapidement, en les opposant, aux actifs et aux contemplatifs. Marthe serait celle qui sait être efficace, réaliser une tâche utile, tandis que Marie saurait prendre le temps d’écouter Jésus, la Parole de Dieu. Et selon que nous sommes plus sensibles aux besoins matériels immédiats ou aux biens spirituels, on justifiera l’un et critiquera l’autre. Si on en reste à cette analyse simple, trop simple, la réflexion de Jésus à Marthe est incompréhensible, voire injuste. « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée. » A plusieurs reprises, pourtant, Jésus nous invite à une charité active, notamment quand il nous prévient : « Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur, qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 7,21).
Le passage de Marthe et Marie est mis tout de suite après le passage du bon samaritain que nous avons médité dimanche passé. Ceci n’est pas anodin, la chose importante est l’amour. Là où Marthe est corrigée par Jésus, avec tant de délicatesse,
A l’école de Georges Bernanos qui nous dresse le portrait d’un jeune prêtre.

Georges Bernanos, romancier et essayiste français est un personnage qui a influencé le christianisme français du XXème siècle. Son roman le journal d’un curé de campagne (prix du roman de l’Académie française en 1936), frappe encore aujourd’hui par sa résonance et sa probité par rapport au ministère des jeunes prêtres dès leur entrée en paroisse. Dans ces mois des ordinations sacerdotales, nous avons eu l’idée de faire retentir encore un fois ce cri de Bernanos pour qu’il puisse porter ses éclats d’encouragements à ces jeunes prêtres fraichement ordonnés qui risquent, dès leur arrivées en paroisse, de se heurter à l’incompréhension et à l’indifférence d’un village (d’une ville) dévoré(e) par le péché et par l’ennui à la manière du jeune curé d’Ambricourt, grand personnage du roman. De son verbe simple et franc, Bernanos trace le portrait d’un jeune prêtre en paroisse en face de ses combats et ses épreuves ….
L’homme qui doit être à l’école des choses
Il est d’une forte nécessité d’être à l’école des choses dit Bernanos pour être libéré de cette crainte presque maladive que tout jeune prêtre éprouve. Pour ce, il est obligé de s’en tenir forcément à d’austère leçon doctrinale si usé mais sûr, ayant au moins le mérite de décourager les commentaires ironiques à force de vague et d’ennui. Cette école de la vie dont parle Bernanos, fait qu’un jeune prêtre, bien qu’il se doive d’abord aux âmes, ne doive pas rester ignorant des préoccupations presque légitimes qui tiennent une si grande place dans la vie de ses paroissiens.
(suite…)Saint Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs de l’Uganda: qui pourra nous séparer de l’amour du Christ?

Alors que les Saints Martyrs de l’Uganda sont célébrés en date du 3 juin de chaque année, les épiscopats du Burundi et du Rwanda ont pris l’option de célébrer comme solennité les Saints Martyrs de l’Uganda après la fête du Sacré-Cœur de Jésus. C’est un dimanche libre après les solennités qui suivent le temps pascal. Les lectures d’aujourd’hui nous permettent de comprendre combien est fort l’amour du Christ qui nous rend forts devant le mal, les difficultés de la vie, même la persécution. Alors que Saint Paul nous parle de ce qu’il a compris de l’amour que Dieu lui porte et qui l’a fait tenir dans les tribulations qu’il a dû affronter dans sa vie et sa mission, l’Evangile projette une lumière nouvelle sur ceux qui vivent le bonheur, même s’il ne se comprend pas parfois comme le commun des gens l’interprète et l’aborde. La première lecture est tirée du livre des Maccabées qu’on appelle aussi le livre des Martyrs d’Israël. Ces livres sont les seuls à nous renseigner sur l’histoire juive de l’époque hellénistique. Le thème des deux ouvrages est semblable : grâce au secours divin, Judas Maccabée et ses frères (de là, l’ancien nom de ces livres) ont pu re- conquérir l’autonomie nationale et la liberté de culte qu’avait tenté d’anéantir Antiochus IV Epiphane (roi de 175 à 164).
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