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En Jésus, l’alliance nouvelle est une alliance entre Lui et son peuple, avec tous les peuples, y compris les Grecs.

L’alliance dont parle le prophète Jérémie dans la première lecture est nouvelle parce qu’elle consiste à recevoir la Loi de Dieu au plus profond de soi-même, à l’inscrire dans son cœur et non plus à y souscrire en tant que membre d’un peuple, d’une communauté. C’est le passage d’un engagement, d’une foi communautaire à un engagement, une foi personnelle. Nous qui baignons dans une société où la personne individuelle est pleinement reconnue dans ses droits, nous ne pouvons qu’être sensibles à ce passage que fait la Parole de Dieu avec Jérémie.
Dieu ne donne pas pour autant l’individualisme comme modèle de vie. L’alliance nouvelle reste une alliance entre Lui et son peuple, avec tous les peuples, y compris les Grecs. C’est par le biais de Philippe, de nom grec, et d’André (mêmement), que ces Grecs arrivent à Jésus. Ces deux apôtres étaient capables de comprendre ces Grecs, puisqu’ils connaissaient leur langue. Nous pouvons déjà commencer à nous interroger si nous savons parler la langue (ou les langues) des peuples qui viennent vers nous, pour pouvoir détecter leur soif. Ces Grecs ont la soit de Dieu. Si les autres Juifs étaient venus à Jérusalem pour célébrer la Fête des Tentes qui rappelait leur séjour au désert et leur voyage vers la Terre Promise, est-ce que ces Grecs étaient concernés par cela? Oui, tout homme aspire à la liberté. Tous les peuples ont ce grand désir de voir Dieu, bien qu’ils puissent l’exprimer de diverses manières. Et ainsi, tous ces peuples voudraient bien sceller une alliance entre eux et Dieu (quoiqu’ils puissent l’appeler de diverses manières, comparables quelques fois à l’Ancienne Alliance entre Dieu et le peuple d’Israël.
Tout concourt au bien pour celui qui garde confiance en Dieu, Lui le Maître de l’histoire. Son dessein miséricordieux est infaillible

Quelles que soient les infidélités de l’homme, la miséricorde de Dieu lui est acquise sans défaillance. C’est ainsi que l’auteur de la première lecture interprète l’histoire de l’exil babylonien. L’exil des juifs organisé par Nabucodonosor, en 587 av. J.C., après la destruction du Temple, et le retour de captivité autorisé par l’édit de Cyrus (roi païen) en 538, sont pour l’auteur du livre des Chroniques l’occasion d’une lecture religieuse de l’histoire. Le Seigneur n’est pas infidèle à son Alliance avec Israël, c’est le peuple qui s’est détourné de lui, qui s’est moqué des prophètes et s’est fourvoyé dans l’idolâtrie. Il s’est acheminé à la catastrophe. Mais Dieu reste fidèle : c’est par un roi païen qu’il accomplira la promesse de Jérémie annonçant que les exilés rentreront dans leur pays et rebâtiront le Temple. Ainsi l’auteur voulait-il maintenir vivante la confiance du peuple dans la fidélité de Dieu à ses promesses messianiques. Aujourd’hui encore des hommes et des femmes qui ne partagent pas notre foi, font avancer la démocratie, la justice et la paix. Ils sont inspirés par Dieu, les reconnaissons-nous ?
Jésus est le nouveau Temple où il ne peut y avoir de marchandage. Toute est gratuité, tout est grâce pour tous les peuples qui veulent rencontrer Dieu.

C’est un même souffle prophétique qui anime les préceptes du Décalogue et le récit des marchands chassés du Temple. Dans les deux cas, il est question de la fidélité à l’Alliance. Or, l’idolâtrie menace toujours le cœur de l’homme. En confondant commerce et religion, les contemporains de Jésus transforment le Temple en «maison de trafic». Mais l’évangile de Jean se distingue des synoptiques en faisant remarquer que Jésus «parlait du Temple de son corps». Désormais, la maison de Dieu parmi les hommes n’est autre que le corps de Jésus, c’est-à-dire à la fois son humanité et le corps ecclésial que forment ses disciples. Détruit par les hommes, puis relevé par Dieu, le corps de Jésus révèle l’éminente dignité de tout être vivant. En lui éclate la folie de l’amour dont Dieu aime les hommes. Tel est le vigoureux message de l’épître d’aujourd’hui.
L’évangile nous présente Jésus qui chasse les marchands du Temple de Jérusalem. Jésus ne joue aucun rôle dans la hiérarchie religieuse du Temple,






