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Pentecôte: l’Esprit Saint ouvre les frontières. Au fantasme de l’uniformité, l’unité dans la diversité.
Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.

Le récit de la Pentecôte, dans le livre des Actes des Apôtres, fait d’abord un état d’un coup violent de vent. Ne fallait-il pas un souffle puissant pour secouer des esprits figés et délier les langues muettes ? Une pluie de feu n’était-elle pas nécessaire pour embraser ces disciples glacés par la peur ? Seul l’Esprit de Dieu pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge. L’énumération des 12 provinces de l’empire symbolise la mission universelle des apôtres, ce qui est aussi la véritable signification du prodige des langues. Loin d’enfermer, l’Esprit de Dieu ouvre ; il manifeste la générosité de Dieu dans la chatoyante diversité des dons. Au fantasme de l’uniformité obligatoire (ce qui demeure une obsession pour certains), illustré par la tour de Babel, le souffle Créateur de la Pentecôte oppose une unité à construire dans le respect des différences, par le dialogue et la réconciliation. Quand cela se passe-t-il ? L’Evangéliste Jean nous répond : le premier jour de la semaine. Avec l’Esprit que Dieu donne, une nouvelle création voit le jour. C’est une nouvelle Genèse. « Le premier jour de la semaine » : nous sommes loin de la pesante obligation de la messe dominicale qui est perçue par certains sous l’aspect juridique. Il s’agit d’une nécessité vitale : Dieu nous recrée par son souffle ! A la première création, « Dieu souffla dans les narines de l’homme un souffle de vie »(Gn2,7). A la dernière création, il est dit : « Souffle sur ces ossements desséchés et ils vivront »(Ez 37,9). De nos jours, le Souffle de Dieu est toujours à l’œuvre.
… ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint descendit avec puissance sur les Apôtres et la mission de l’Eglise dans le monde commença. Jésus avait lui-même préparé les apôtres à cette mission en leur apparaissant plusieurs fois après sa résurrection (cf. Ac 1, 3). Avant son ascension à la droite du Père, il leur donna l’ordre de « ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis » (cf. Ac 1, 4-5). Il leur demanda de demeurer ensemble pour se préparer à recevoir le don de l’Esprit Saint. C’est alors qu’ils se réunirent en prière avec Marie au Cénacle, dans l’attente de l’événement promis.
Demeurer ensemble dans la prière, être dans la concorde, fut la condition posée par (suite…)
Appelés à l’unité, persévérant dans la prière dans l’attente de l’Esprit Saint
Parmi les dimanches du temps pascal, celui d’aujourd’hui présente un visage particulier. Situé entre l’Ascension et la Pentecôte, c’est un temps où l’Église est appelée, en chacune de ses communautés et chacun de ses membres, à persévérer dans la prière dans l’attente de l’Esprit Saint ? Il est significatif que les trois textes de la Parole de Dieu entendus en ce jour nous mettent en présence de la prière de demande. L’évangile vient de nous livrer les derniers mots de la prière que Jésus laisse à ses apôtres avant d’entrer dans sa Passion. C’est une prière de demande pour lui-même : « Père, glorifie ton fils » et d’intercession, pour les disciples qu’il va envoyer dans le monde et pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en lui. « Que tous soient un, en nous ».
Dans le récit des Actes, Luc fait dans son récit un parallèle entre le sort de Jésus et celui d’Etienne. Comme Jésus, Etienne est exécuté (lapidé), hors de la ville. Comme Jésus, il pardonne à ses bourreaux. Comme Jésus, il remet sa vie au Père . Les communautés chrétiennes se sont peu à peu formées à l’annonce du message évangélique et de la résurrection du Seigneur Jésus. Leurs membres étaient d’une part des chrétiens issus du Judaïsme, ce sont les « Hébreux » et d’autre part des chrétiens venus du monde grec, ce sont les « hellénistes ». Etienne appartenait à ce dernier groupe. Il était l’un des 7 diacres que les apôtres avaient mandatés pour s’occuper en particulier des tâches liées au service des frères (le mot « diacre » signifie « serviteur). C’était une figure « charismatique », un homme rempli de foi et d’Esprit Saint (Actes 6, 5) Devant l’impact de sa prédication les autorités – le Sanhédrin- le convoque.
Dans l’Apocalypse de saint Jean, le Christ se présente comme l’origine et l’avenir de l’homme et de l’histoire, celui en qui tout prend vie et en qui s’accomplissent tous les dons reçus. « Je suis le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Animée par l’Esprit, l’Épouse, qui désigne l’Église, (suite…)
Jésus, Bon Pasteur, prend soin de chacun de nous. L’écoute et la méditation de sa Parole nous rend conscients de l’urgence de coopérer à sa mission.
«Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais»
Aujourd’hui le regard de Jésus sur les hommes est celui du Bon Pasteur qui prend sous sa responsabilité les brebis qui lui ont été confiés et s’occupe de chacune d’entre elles. Entre eux, il y a un lien fort, un instinct de connaissance et loyauté: «Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais, et elles me suivent» (Jn 10,27). La voix du Bon Pasteur est toujours un appel à Le suivre, à rentrer dans le cercle de son influence.
Le Christ nous a gagnés non seulement par son exemple et par sa doctrine, mais par le prix de son Sang. Il a payé cher pour nous, et pour cela Il ne veut pas qu’aucun des siens se perde. Et en dépit de cela, il faut se rendre à l’évidence qu’il y en a qui accourent à l’appel du Bon Pasteur, et d’autres non. L’annonce de l’Evangile est cause de joie pour les uns et cause de rage pour les autres. Qu’est-ce qu’ils ont les uns que les autres n’ont pas? Saint Augustin, en se penchant sur le mystère profond de l’élection divine, répondait: «Dieu ne te délaisse pas si tu ne Le délaisses pas», Il ne t’abandonne pas si tu ne L’abandonnes pas. Ne jettes pas pour autant la faute sur Dieu, ni sur l’Eglise, ni sur les autres, car ton problème de fidélité n’est pas le leur mais le tien. Dieu ne renie pas sa grâce à personne, et c’est justement cela notre force: nous devons nous accrocher avec force à la grâce de Dieu. Nous n’avons aucun mérite, nous avons simplement été touchés par la grâce.
Nous sommes une vocation. Nous avons une vocation.
La foi nous rentre par l’ouïe, par l’entendement de la parole de Dieu, y le plus grand danger que nous avons est d’être sourds et ne pas entendre l’appel du Bon Pasteur, parce que nous avons (suite…)






