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Le Christ est l’origine de notre vraie purification, de notre réinsertion religieuse et communautaire.

La loi de Moïse, rappelée par la première lecture, n’était pas seule à traiter les lépreux en parias. Maladie contagieuse, la lèpre passait dans les sociétés antiques pour une malédiction qui retranchait ses victimes de tout contact avec autrui, les privant ainsi des soins qui auraient pu les soulager. En touchant le lépreux qui l’aborde, Jésus enfreint un tabou social et religieux. S’il renverse le mur d’une implacable ségrégation, c’est au nom d’un amour au nom duquel ne doit être exclu. De ses disciples, Jésus attend qu’ils brisent les barrières de la peur et du conformisme pour étendre la main vers leurs frères et sœurs déshérités. Avons-nous des yeux pour voir les millions de parias que le monde soi-disant développé rejette sur ses marges, «hors du camp » ?
Lutter contre tout ce qui afflige, qui éloigne et sépare les uns des autres
Parce que la maladie, notamment la lèpre (lèpre véritable, maladies diverses de la peau, etc.), apparaissait aux Hébreux comme une sanction du péché, le malade était déclaré impur. Son cas relevait donc du prêtre, chargé à la fois de constater la gravité de son état, de le déclarer impur, de l’isoler de ses semblables et s’il y avait guérison, d’offrir prières et sacrifices pour le péché, puis de le réintroduire officiellement dans la communauté humaine. Ces précautions n’avaient pas pour seul but d’éviter la contagion physique de la maladie, mais aussi de mettre à part le pécheur, réputé contagieux pour la pureté du peuple élu par le Dieu saint. Cette lecture est destinée à éclairer la portée de la guérison de Jésus au lépreux de l’Evangile. Notre société a tendance à marginaliser bien des gens : le chômeur de longue durée, le malade atteint du Sida, le délinquant, l’immigré, les prisonniers, … Comment travailler à leur réintégration dans la société ?
(suite…)Aujourd’hui, si nous entendons sa Parole, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur

A la suite et à l’écoute de Jésus
En ce quatrième dimanche du Temps Ordinaire, l’évangéliste Saint Marc nous entraîne à accompagner Jésus, à entrer avec lui dans la synagogue de Capharnaüm. Une notion de temps est mentionnée : c’est « le jour du sabbat ». Le rendez-vous hebdomadaire des croyants juifs. Alors entrons avec Jésus, accompagnés de ses disciples, dans ce lieu de la prière, et comme les habitants de Capharnaüm écoutons-le qui enseigne. Disposons-nous à recevoir de Lui Jésus, une nourriture pour notre vie de croyant. Sommes-nous toujours disposés à écouter ?
Capharnaüm
Symbole même de la Galilée des païens, comme on le méditait dimanche passé. Capharnaüm, zone maritime avec un port au commerce florissant, ce lieu de passage, de mélanges de races, de croyances, de comportements, de niveaux de vie diversifiés (aisée ou moins aisée,…) : voilà où l’urgence du salut porte Jésus. A Capharnaüm, la présence du Règne de Dieu est vite reconnue : tout le monde admire ce maître qui parle avec autorité, puisqu’il ne cite personne d’autre : il est lui-même le référent de ce qu’il dit. Nous le savons en Saint Matthieu : « on vous a dit… moi je vous dis ». C’est même cette autorité que reconnaît cette personne possédée par un esprit mauvais. Arrêtons-nous y un instant: nous sommes en présence d’un cri qui explose du silence admiratif et contemplatif du sermon de Jésus : « que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint de Dieu ». Et c’est VRAI !! Que se passe-t-il au juste ?
(suite…)Jésus-Christ est la réponse aux interrogations les plus profondes de chacun de nous, sur le sens de la vie et de l’histoire.

Le thème de l’appel du Seigneur est au cœur des lectures de ce dimanche. La première lecture nous relate le récit de l’appel du jeune Samuel, un appel gratuit et éminemment personnel de la part du Seigneur : « Samuel, Samuel ! ». Celui qui répond à l’appel trouve le sens plénier de sa vie, sens que nous cherchons sans cesse et à tâtons. En effet, ces mots sont vraiment nôtres : « Tu nous a faits pour Toi Seigneur, et notre cœur reste inquiet tant qu’il ne repose en Toi », écrivait Saint Augustin.
Dans l’évangile, il est aussi question du Seigneur qui appelle. Mais cette fois, l’appel fait suite à la recherche. Jean-Baptiste a désigné à deux de ses disciples, André et un autre qui n’est pas nommé (pour que nous puissions y trouver notre place), l’Agneau de Dieu et cette désignation a la force d’envoi pour eux. C’est Lui, l’Agneau qu’il faut maintenant suivre. Alors sans dire un mot, les disciples quittent celui qui avait été leur maître pour suivre Jésus. Dans leur quête du Messie, ils ont été guidés par le Précurseur qui les met sur le chemin, oriente leur recherche.
(suite…)






