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Le temps de l’Avent : la vie chrétienne est une veille, mais aussi une marche vers une rencontre, dans l’espérance

Le propre de l’homme, c’est de s’interroger sur le sens de sa vie. A la lumière de l’expérience, il s’efforce de déchiffrer les signes (événements heureux ou non, les rencontres, les paroles et discours, …) qui s’offrent à lui. En ce début d’une nouvelle année liturgique(Année B), la parole de Dieu nous présente des croyants qui se sont posé les mêmes questions dans des situations fort diverses : juifs au retour de l’exil de Babylone, les fidèles de l’Eglise de Corinthe ainsi que les destinataires de l’Evangile de Marc. A tous ces hommes qui constatent qu’il est difficile de s’orienter, le prophète, l’apôtre Paul et Jésus lui-même adressent un message identique : « Tenez bon, car Dieu est fidèle ! Il vous a aimés en vous comblant de ses dons ; aujourd’hui encore, il vient à votre rencontre ». Oui, un avenir nouveau commence chaque fois que chacun de nous accomplit sa tâche de serviteur comme le portier de l’Evangile. Pour cela, il faut veiller, ne pas s’endormir.

Nous commençons ainsi l’Avent de cette nouvelle année liturgique avec une consigne précise de la part de notre Seigneur : « Veillez ! ». C’est une invitation à être

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« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait »

Nous sommes au terme de l’année liturgique. En ce dernier dimanche du temps ordinaire, nous célébrons la solennité de Jésus-Christ roi de l’univers. Cette fête fut instaurée par le pape Pie XI le 11 décembre 1925 par l’encyclique «Quas Primas» pour «ramener et consolider la paix par le règne du Christ», après les affres de la 1ère guerre mondiale. Les dirigeants du monde d’alors comme ceux d’aujourd’hui, ne parviennent pas à assurer la paix. Si l’on vit des accalmies, ce sont des trêves, des peurs inspirées par l’équilibre des forces, des cohabitations pacifiques,… Le Pape nous propose la royauté du Christ comme celle pouvant nous donner la paix intérieure et extérieure.

A la fin de chaque année, on est souvent appelé à faire une sorte de bilan pour voir d’où on est parti, et où on est vraiment arrivé. C’est pour cela que les lectures de la solennité du Christ-Roi de l’Univers nous mettent devant les comptes de notre comportement de la vie quotidienne. Il nous faut souligner » vie quotidienne », puisque, à lire le récit du jugement dernier, nous voyons qu’il y a ceux qui ont fait du bien chaque jour, sans se préoccuper de quoi que ce soit, et qui entendent le Maître leur dire, et à leur surprise : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait ».

La liturgie de cette solennité nous met devant deux images: le Roi et le Pasteur. Nous avons deux titres qui ne se limitent pas seulement à nous présenter deux faces de la personne du Christ. Entre les deux titres du Christ, nous y lisons l’entière histoire du salut. C’est ainsi que nous clôturons l’année liturgique par cette sorte de passage en revue (bilan) de notre cheminement au cours de cette année. Nous nous rendons compte d’une certaine répétition des thèmes dans ces lectures. La première partie de la liturgie de la Parole (1ère lecture et le psaume responsorial), nous avons la prédominance de l’image de Pasteur. Dans la deuxième lecture et dans l’évangile prévaut l’image du Christ-Roi.

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Seigneur, « tu ouvres ta main, tu rassasies avec gratuité tout ce qui vit».(Psaume 144)


Jésus vient d’entendre la triste nouvelle de l’exécution de Jean Baptiste. Il en est touché, et cette mort n’est pas un accident de parcours pour qui proclame la vérité, elle fait partie de la vie et la mission de celui qui s’engage dans la voie de Dieu. Plus que tous, Jésus en est conscient. Pourtant, quand on reçoit la nouvelle du décès d’un ami proche ou d’un membre de la famille, aucune parole, réellement, ne peut soulager la peine du deuil. On veut souvent être seul, sans être dérangé. C’est ce que Jésus a dû ressentir en apprenant la mort de son cousin et précurseur, Jean Baptiste, exécuté par Hérode le tyran. Jésus cherche un endroit désert. Il se retire. On a tendance à penser que Jésus n’était pas Vrai Homme, qu’il ne pouvait pas se retirer. Pour ces 5 dimanches, on va nous le montrer au moins par trois fois, se retirer. Pour le moment, il ressent certainement la perte de son cousin et ami. Le meurtre de Jean Baptiste le frappe de plus près ; il annonce son rejet imminent et sa crucifixion. A des moments pareils de notre vie nous pouvons nous refermer sur nous-mêmes. Voyez donc ce que le texte de l’Évangile rapporte lorsque Jésus aperçoit la foule qui le précède à l’autre rive.

Tout se passe comme si Dieu

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