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Le Christ présenté au Temple est la Vraie Lumière du monde. Les Saints Syméon et Anne sont le modèle d’accueil de Dieu et de témoignage que vivent les Consacrés.

Patiri LambertoMesse aux chandelles, procession de la Chandeleur, la liturgie nous donne aujourd’hui d’acclamer, d’accueillir et d’adorer le Christ-Lumière.
A vrai dire un peu comme le phénomène d’extra-territorialité pour une ambassade en terre étrangère, nous vivons une sorte d’extra-temporalité liturgique où, en plein temps ordinaire, nous voici, pour un jour, revenu au temps de Noël – tout comme plus tard les fêtes de la Trinité, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur marqueront, le temps ordinaire étant revenu, la véritable clôture du temps pascal. Accomplissement du temps de Noël qu’exprime l’évangile de la Présentation au Temple, notre fête se présente aussi comme une reprise de l’Avent avec la lecture du prophète Malachie qui nous prépare à la venue du « messager de l’Alliance » et comme une méditation du mystère pascal dans l’épître aux Hébreux (« ayant souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa passion »), ce que signifie, à sa manière, la présence de cierges dans la liturgie de ce jour comme à la vigile pascale. Bref, c’est tout le mystère du salut et du temps que ressaisit notre fête. Explorons-en quelques richesses que décline le contenu de ses trois titres.

La « fête de la Sainte Rencontre »
Il s’agit bien, dans la maison de la Rencontre qu’est le Temple, d’une rencontre : celle de l’Ancienne Alliance avec la Nouvelle, de l’arbre avec son fruit, du Peuple avec son Dieu. L’expérience de la rencontre symbolise d’ailleurs bien celle de la vie spirituelle. La prière est une rencontre du Seigneur avec ce qu’elle comporte de désir, de présence mutuelle, d’étrangeté voire d’affrontement, d’émerveillement et de gratitude. La liturgie, elle-aussi, est une rencontre de l’assemblée avec son Dieu. La pensée et l’expérience de la foi enfin nous conduisent à la rencontre que sont le témoignage ou le dialogue avec l’autre, l’autre chrétien, l’autre croyant, l’autre encore plus autre. Ainsi, (suite…)

Tous, Juifs comme « païens », nous avons part à la même hérédité en Jesus-Christ, unique Sauveur des hommes.

Patiri LambertoLa ville de Jérusalem, est aujourd’hui pomme de discorde entre Israéliens et Palestiniens, voire entre gardiens rivaux des Lieux Saints. Juifs, chrétiens et musulmans continuent à s’en réclamer comme leur patrie spirituelle, comme un point de rencontre entre le ciel et la terre. Les Mages d’Orient, dont l’Évangile de Mathieu nous parle aujourd’hui, ne faisaient pas partie du peuple de Dieu. Ces chercheurs venus d’ailleurs nous invitent aujourd’hui à regarder par-delà les limites de nos Églises et de nos pays. En effet, quand ces deniers arrivent à Jérusalem, ils demandent où est né le Roi des Juifs (donc, il n’est pas leur Roi). Ce sont des païens qui cherchent le roi des Juifs. Mis ensemble, les 2 catégories constituent la totalité de l’humanité. Ici se trouve donc un enseignement: il existe plusieurs chemins pour découvrir la vérité. Il ne s’agit pas d’être relativiste, ce qui est un renoncement à chercher la vérité, chacun tenant la sienne, mais de reconnaitre que personne n’a le monopole de la vérité et que « à tous est donnée la possibilité de s’ouvrir à la vérité, de ne pas la posséder in toto, puisqu’elle nous transcende toujours, et donc de nous mettre en chemin pour la chercher. »

L’épiphanie est la fête de l’espérance, parce qu’elle annonce le grand rassemblement de tous les enfants de Dieu sous la bannière de son Christ. Le jour viendra où le combat de la lumière et des ténèbres, de la vérité et du mensonge, de la vie et (suite…)

« Que la terre se réjouisse parce qu’elle-même voit germer la semence de vie éternelle ».

Patiri LambertoOui, que les cieux tressaillent et que la terre se réjouisse. Que les cieux tressaillent parce qu’ils n’ont personne pour les accuser. Que la terre se réjouisse parce qu’elle-même voit germer la semence de vie éternelle. Que cette joie soit victorieuse de toutes tristesses et que la paix qu’elle donne se communique au monde entier.

Nous avons tous les motifs pour avoir de la joie puisque Dieu est venu cheminer avec nous, en plantant sa tente au milieu de nous. La divine « Shekinah » n’est plus sur Jérusalem et son temple, mais cette gloire enveloppe désormais tous, spécialement les derniers de la société, les marginaux. Ce fut le cas des bergers, ces gens méprisables, des hors-la-loi qui n’assistaient jamais aux catéchèses du sabbat, ne savaient même pas se qui se passait dans la société et qui ne pouvaient pas témoigner en justice, des gens qui sentent mauvais, des « bouseux » !

Oui, Dieu a partagé notre histoire : il est né dans un pays sous occupation étrangère, qui projetait imposer de lourdes taxes en faisant le recensement de la population et des biens ; il est né des parents immigrés ; il s’est heurté au refus d’accueil des siens, et surtout, il a accepté la fragilité de tout nouveau-né… Oui, Dieu est amour. Oui, l’amour se fait faible devant celui ou celle qu’il aime. Qui domine n’aime. Ceci contraste avec (suite…)