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La passion du Christ nous révèle le vrai visage de Dieu, et son dessein salvifique pour nous.
Le Dimanche des Rameaux nous amène à la dernière étape de notre pèlerinage de Carême, commencé le mercredi des cendres. Le récit de la Passion est probablement la partie la plus ancienne de la tradition orale chrétienne, et donc le Cœur de l’Évangile. Dans les quatre Évangiles ce récit est similaire, bien que chacun des auteurs le présente selon son inspiration. Jésus, lui, n’est pas surpris par sa passion. Il sait qu’elle va arriver comme le fruit de la fidélité à sa mission, et il est fidèle au prix de sa vie. Grâce à une note particulière de Matthieu nous apprenons comment la mort de Jésus accomplit le projet de Dieu et fait entrer dans une ère nouvelle, avant même sa résurrection. (Mt 27,51-53). La cadence du récit ralentit lorsque nous arrivons à la Passion, ce qui nous permet de ressentir que nous accompagnons Jésus dans ses derniers moments de souffrance
« Le Fils de l’Homme accomplit les Ecritures »
Chez Matthieu nous retrouvons souvent cette précision que (suite…)
« J’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez ».
Les lectures de dimanche proclament la souveraine puissance de Dieu : Lui seul est capable de faire triompher la vie là où la mort semble l’emporter. Le prophète Ezéchiel an
nonce à ses compatriotes exilés à Babylone que le Seigneur ouvrira leurs tombeaux, et qu’il fera surgir de leurs épreuves et humiliations un peuple nouveau : « Vous saurez que je suis le Seigneur quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez ». Notre Dieu est le Dieu de la vie, il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. La liturgie de ce dimanche insiste abondamment sur ce point.
Ce mystère du Père qui veut nous donner part à sa propre vie dans l’Esprit, nous ne pouvons l’accueillir comme une réalité dans nos existences que moyennant la foi en son Fils unique venu nous sauver. Certes, la mort est inévitable et donc apparemment triomphante. Jésus lui-même tarde et laisse mourir Lazare. Il ne vient donc pas nous épargner la souffrance et le deuil, mais transmuer tout cela par sa résurrection, lui qui a connu aussi la mort alors qu’il est auteur de la vie. Ecoutons Saint Paul nous dire : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus (suite…)






