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Dans l’Église, l’écoute de la voix du Bon Pasteur et la méditation de sa Parole nous rend conscients de l’urgence de coopérer à sa mission.

« Mes brebis écoutent ma voix … »
La voix du Bon Berger, c’est sa présence intime et singulière, ce qui fonde la relation la plus profonde avec Jésus. A l’audition de sa voix, les brebis suivent celui qui les connaît chacune personnellement. Quel mystère en effet que la voix ! Konrad Lorenz parlait aux œufs d’oiseaux sauvages durant leur incubation ; à l’éclosion, les oisillons le suivaient spontanément comme ils l’auraient fait pour leur propre mère. Chez l’être humain, le fœtus mémorise la voix de sa mère à partir du septième mois de gestation. La voix humaine est un principe d’identification de la personne, car elle est absolument singulière pour chacun. Pouvoir reconnaître quelqu’un au son de sa voix témoigne déjà d’une vraie relation. La voix est exclusivement l’expression d’une personne, tandis que la parole est aussi au service de la communication sociale avec ce qu’elle comporte d’impersonnel. La parole en effet utilise un vocabulaire commun à tous ceux qui parlent une même langue. En cela, elle ne permet jamais d’exprimer pleinement une expérience personnelle, car elle doit user de mots en eux-mêmes impersonnels. La voix, en revanche, confère à la parole cette dimension intime et personnelle. Elle est comme la chair de la parole, la présence vive de l’autre et sa révélation
Humilité, amour et disponibilité pour le Maître de la mission en vue de l’efficacité et la fécondité pastorale de notre apostolat.

Nos propres scènes de pêche fondatrices.
« Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse. » C’est ce que nous avons demandé à Dieu au début de cette célébration. Nous l’avons demandé car nous sommes souvent menacés par le danger de la tristesse, de l’affadissement et de l’inertie spirituelle. Le temps pascal est un moment de revitalisation de notre vie chrétienne : nous devons repartir du centre de notre foi à travers notre rencontre avec le Ressuscité. Et c’est ce que nous permet cette page d’évangile : nous sommes dans le dernier chapitre de l’évangile selon Jean et pourtant nous avons l’impression que tout commence, comme au premier jour. Les disciples reprennent leurs activités quotidiennes et Jésus appelle à le suivre. Impression de déjà-vu !… Où est donc le lieu où aujourd’hui le Seigneur vient me chercher pour m’appeler à me laisser conduire par son Esprit comme au premier jour, mais avec plus de docilité et d’humilité ? Comment le Ressuscité vient-il guérir mes hontes encore inavouées, celles que j’hésite encore à exposer à sa lumière et qui paralysent ma marche à sa suite ?
En effet, elle est étrange cette scène de pêche, avec son air de déjà-vu… On a comme l’impression que
(suite…)Comme témoins de la résurrection devant le creux du tombeau vide, et croyant en le Ressuscité, notre histoire acquiert un sens nouveau.

La résurrection de Jésus est l’événement qui fonde notre foi. Sans la résurrection, notre expérience terrestre n’a plus de sens, on ne peut rien y comprendre. Nous connaissons cela par l’écoute de la Parole et le témoignage des apôtres qui ont vécu avec lui, qui l’ont écouté, et qui l’ont vue ressuscité. Il ne s’agit pas d’une doctrine savamment montée, mais le témoignage portant sur une Personne, Jésus le ressuscité. C’est pourquoi le tombeau vide n’est pas en soi une preuve ; cela ne l’a pas même été pour les disciples sinon l’expérience de Jésus ressuscité.
Nous comprenons alors pourquoi et comment l’expérience d’un Pierre faible dans la foi, celui qui a renié son Maître n’est qu’un souvenir du passé. Cet apôtre proclame maintenant sur quoi repose sa foi : c’est la résurrection de Jésus qui,






