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Bubanza a reçu son Evêque Coadjuteur.
Voici en images et fichiers audio certains aspects des cérémonies d’Ordination épiscopale de Mgr Georges BIZIMANA comme Evêque Coadjuteur de Bubanza.
Au début de la messe, on a présenté celui qui a été élu pour cette mission.
On a alors lu sa lettre de nomination; la traduction en Kirundi était faite par l’Abbé Lambert NICITERETSE, Secrétaire Général de la C.E.CA.B.
Ecoutez:
Mgr Jean NTAGWARARA, Evêque de Bubanza, a lui aussi écrit une lettre qui a été lue aux fidèles et à toute l’assemblée présente.
Ecoutez-en le contenu: L’homélie du jour a été dite par l’Evêque Consécrateur, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, Evêque de Ngozi (diocèse d’origine de Mgr Georges) et Président de la Conférence Episcopale du Burundi. Les Archevêques de Bujumbura et Gitega était Co-consécrateurs. Ecoutez l’homélie du jour:
Dans ce fichiers audio, vous pouvez écouter le déroulement du Rite d’Ordination de Mgr Georges. Rite de la consécration épiscopale:
A la fin de la messe, Mgr Georges a adressé un discours à ceux qui étaient là.Ecoutez:
Que Dieu le protège et le garde, qu’il l’assiste de son Esprit pour qu’il puisse être Pasteur selon le cœur de Pasteur suprême.
Communiqué de presse de la C.E.CA.B sur quelques questions d’actualité au Burundi
CONFERENCE DES EVEQUES CATHOLIQUES DU BURUNDI
Secrétariat Général
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE DES EVEQUES CATHOLIQUES DU BURUNDI SUR QUELQUES QUESTIONS D’ACTUALITE AU BURUNDI
1. Les questions qui nourrissent le débat politique aujourd’hui dans notre pays, surtout la question de la révision de la Constitution, sont des questions qui concernent tous les citoyens et dont la solution exige beaucoup de sagesse, pour éviter tout ce qui pourrait compromettre le processus de paix et de réconciliation en cours. C’est pour cette raison que la Conférence des Evêques Catholiques, réunie en session ordinaire de décembre 2013 a estimé opportun de s’exprimer sur certaines de ces questions.
A PROPOS DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION
2. Nous, Evêques de l’Eglise Catholique au Burundi, saluons l’heureuse initiative de l’Assemblée Nationale d’emprunter la voie du dialogue et de la concertation, en acceptant de remettre en débat l’opportunité des dispositions de la Constitution qui doivent être modifiées et l’orientation de ces modifications. De fait, comme la Constitution est la Loi Fondamentale qui est mère de toutes les autres lois du pays, elle doit être comme une base minimale sur laquelle tous les citoyens doivent s’entendre. Au temps où nous sommes, une Constitution qui serait adoptée sans dialogue ni consensus risquerait de compromettre notre processus de paix et de réconciliation. Mais pour que cette initiative de dialogue et de concertation porte ses fruits, nous recommandons vivement que les acteurs politiques dialoguent dans la confiance, en recherchant la vérité, en se respectant mutuellement ; en refusant de faire appel à la ruse et la tricherie politique et en s’engageant au respect de la parole donnée. Certes l’Assemblée Nationale, en tant qu’institution légitime, garde ses prérogatives de représenter le peuple, mais elle ne le remplace pas surtout quand elle lui a donné l’occasion de s’exprimer.
3. De notre point de vue, toute retouche à la Constitution doit tenir compte non seulement de la seule loi, mais aussi du fait que la Constitution qui régit notre Nation est une émanation des Accords d’Arusha dont on sait qu’ils ont été le fruit d’un long et laborieux dialogue de négociations entre les acteurs politiques, sous la facilitation des Médiateurs internationaux. Ces Accords ont privilégié la voie du consensus et du partage du pouvoir, afin que le pays ait la stabilité et la tranquillité, et que les populations des diverses ethnies et formations politiques sentent qu’elles ont toutes droit de cité dans leur pays.
4. Cette Constitution contient certaines dispositions prises à dessein pour remettre petit à petit le pays sur les rails. Ces dispositions sont notamment celles qui concernent le mode de gouvernement, la structuration des institutions, le mode d’adoption des lois, le partage du pouvoir. Ces dispositions et d’autres semblables sont toujours nécessaires, car les problèmes auxquels elles apportent des solutions tels que la monopolisation du pouvoir par un groupe, l’exclusion des autres à base des partis politiques ou des ethnies, le respect des mandats politiques, sont loin d’être complètement résolus.
5. Pour ce qui est de la modification de la constitution, au regard du climat politique actuel surchauffé qui ne favorise pas un dialogue serein sur des questions importantes et sensibles, nous estimons qu’il est sage de ne réviser que les seules dispositions dont le changement s’avère nécessaire pour permettre l’amélioration de la Loi électorale et l’entrée du pays dans la Communauté de l’Afrique de l’Est. D’autres dispositions pourront faire objet d’un large débat au cours de la prochaine législature. Ainsi, nous garderions l’actuelle Constitution simplement révisée.
6. Par ailleurs, aujourd’hui plus qu’hier, nous décourageons cette logique de confrontation entre les acteurs politiques qui est en train de s’installer, que ce soit au sein de la classe politique ou dans ligues des jeunes affiliés aux partis. Nous recommandons une fois de plus aux acteurs politiques de privilégier toujours la voie de la non-violence pour ne pas faire chavirer le pays dans de nouvelles violences, alors que les citoyens ne se sont pas encore remis des traumatismes de la guerre. Ne perdons jamais de vue d’où nous venons, les cicatrices de la guerre chez la plupart sont encore fraiches. La sagesse de nos ancêtres qui dit « Hakuzimira wozigura » (« Vaut mieux un long chemin qui aboutit à destination plutôt qu’un raccourci qui finit dans une impasse ») nous déconseille des raccourcis politiques. Même si la voie du dialogue et de la concertation semble laborieuse et longue, elle reste la meilleure voie pour résoudre efficacement et de façon durable les questions politiques.
A PROPOS DE L’OPPORTUNITE DE LA PRESENCE DU BUREAU DES NATIONS UNIES AU BURUNDI
7. Notre pays a déjà réalisé de bonnes performances dans divers domaines pour sortir de la crise qui l’a secoué, même s’il y a des mécanismes de la Justice Transitionnelle qui n’ont pas encore été mis sur pied, comme la loi sur la Commission « Vérité et Réconciliation » et la mise sur pied de ladite Commission. Nous devons toutes ces performances non seulement à la providence de Dieu, mais aussi à la détermination des citoyens, l’engagement des dirigeants, la recherche du consensus entre les acteurs politiques et l’appui du Bureau des Nations Unies au Burundi.
8. En considérant ce que ce Bureau des Nations Unies au Burundi a déjà fait pour faciliter le retour et la sécurité des politiciens exilés et ce qu’il est en train de faire en accord avec le Gouvernement pour ramener la confiance entre les acteurs politiques et faciliter un dialogue inclusif et constructif ; en tenant compte également du moment délicat dans lequel se trouve le pays, nous voyons que sa présence est non seulement utile mais aussi nécessaire.
9. Nous souhaiterions ardemment que ce Bureau reste actif dans le pays, pour continuer à appuyer le Gouvernement dans son souci de ramener la confiance entre les acteurs politiques, et dans une bonne préparation et organisation des prochaines élections, ainsi que dans tout ce qui a trait au processus de paix et de réconciliation.
Écoutez l’original en KIRUNDI :
Fait à Bujumbura, le 06 décembre 2013
Les Evêques de l’Église Catholique du Burundi
(Traduction de l’original en Kirundi)
L’Abbé Georges Bizimana est nommé Evêque Coadjuteur de Bubanza.
Félicitations au Diocèse Catholique de Bubanza (Burundi) auquel le Saint-Père vient de donner comme Pasteur, l’Abbé Georges Bizimana du clergé du Diocèse de Ngozi en qualité d’Evêque Coadjuteur. Nous lui souhaitons bon Ministère et nous prions pour la fécondité pastorale de son Ministère. Mgr Georges était jusqu’à présent Recteur du Grand Séminaire de Jean Paul II de Gitega (Theologicum) en même temps chargé de la Commission nationale de la promotion des Vocations.
L’abbé Georges BIZIMANA, récemment nommé Evêque coadjuteur de Bubanza est néle 12 Mars 1965 à la colline Nyabibuye, commune Butaganzwa, paroisse Buraniro, province Kayanza, diocèse Ngozi. Il est fils de Monsieur Gateranya Charles et de Mme Barankeca Marguerite (déjà décédée).
De 1971 à 1979, il fait l’école primaire à Buraniro ;
De 1979 à 1983, il fait le cycle inférieur des humanités au séminaire de Mureke ;
De 1983 à 1986 il fréquente le cycle supérieur au Lycée Don Bosco de Burengo, en section scientifique B et obtient son diplôme homologué des Humanités générales. En 1986, il entre au Grand Séminaire Saint Curé d’Ars de Bujumbura qu’il termine avec un baccalauréat en philosophie en 1989.
En 1989 il entre au grand Séminaire de Burasira suivre une formation théologique jusqu’en 1993. Cette même année, il va continuer cette formation théologique au Grand Séminaire Jean Paul II de Gitega qu’il termine avec un baccalauréat en théologie en 1994.
Il est ordonné prêtre le 20 Août 1994 par SE Mgr Stanislas Kaburungu, à la paroisse Buraniro.
Après son ordination, l’abbé Georges Bizimana se voit confier les tâches de professeur et de directeur d’internat au petit séminaire de Mureke jusqu’en 1997. Dès Octobre 1997, il est nommé vicaire de la Paroisse Gasenyi jusqu’en janvier 2001. Dès Janvier 2001 à Septembre 2002, il est nommé curé de la Paroisse Mubuga. Dès septembre 2002 jusqu’en septembre 2004, il se voit confié la chancelerie à l’Evêché de Ngozi, tâche qu’il accomplit en même tant que l’aumônerie du noviciat des sœurs Bene Mariya. En plus, il est chargé des vocations au niveau du diocèse de Ngozi.
A côté de tout cela, l’abbé Georges a beaucoup contribué dans la composition des chants liturgiques surtout qu’il est doué en composition musicale et au piano.
En 2004, son Evêque envoie l’abbé Georges à Rome pour suivre la formation doctorale en Théologie Morale. Il obtient son Doctorat en 2008. Le thème de sa thèse doctorale est en rapport avec l’apostolat des communautés ecclésiales de base comme voie d’enseigner la justice et le pardon en vue de la réconciliation des burundais.
Dès son retour en 2008, il est directement nommé professeur au grand séminaire Jean Paul II de Gitega.
Depuis le 1er Octobre 2010, l’abbé Georges est nommé Recteur du Grand séminaire Jean Paul II de Gitega. Son diocèse lui a confié la mission de la formation des prêtres. Il venait d’être nommé directeur du Centre des vocations au niveau National.
Il maîtrise la langue Kirundi (sa langue vernaculaire); le Français, l’Italien. Il est aussi à l’aise en anglais.
Voici sa nomination ici Nomination Mgr Georges Bizimana en Format PDF à télécharger.


















