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Monseigneur Joseph Martin, Evêque Missionnaire au Burundi

S.E. Mgr Joseph MARTIN

S.E. Mgr Joseph MARTIN

Sr Odette (Bene Mariya)

Sr Odette (Bene Mariya)

Mgr Joseph Martin est né à Saint Remy-lez-Chimay, le 29 Avril 1903. Entré chez les Pères Blancs à l’âge de seize ans, il a été ordonné prêtre le 29Juin 1926 à Carthage (Tunisie). Il commença son travail missionnaire au Burundi. Il a fondé les paroisses de Busiga, Murehe et Musenyi. Il fut ordonné Evêque à Namur le 30 Novembre 1946, et devint le 1er Evêque du Diocèse de Ngozi et Fondateur de la Congrégation des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie ( dite Bene-Mariya). C’est donc en 1958 qu’il a donné jour à la Congrégation dont la mission principale est de sanctifier les familles du monde.

En 1961, il fonda le second Diocèse à Bururi. Après sa démission en fin 1973, il redevint Vicaire de paroisse à Gitaramuka. Après 50 ans de travail généreux au Burundi, il passa les cinq dernières années de sa vie à Heusy-Verviers. Missionnaire « combattant », il aima passionnément jusqu’à sa mort la mission qu’il tenait de Dieu et de l’Eglise. Dans les discours avec ses filles nous trouvons des mots qui vont de paires avec ce qu’Il était réellement. Voyons quelques uns :

20253171Deux des aînées de notre Petite Congrégation des Bene-Mariya sont allées lui demander s’Il allait fonder une Congrégation pour elle parce que déjà aspirantes, aidées par Les Filles de Joseph et de Marie (dites Dames de Marie). Il leur  demanda si c’est la Maîtresse qui leur avait dit de venir, et comme réponse : « Revenez demain, et priez. »

Le lendemain, elles sont à nouveau là, à la fois un peu inquiètes mais confiantes et lui dirent : « Nous voulons entrer dans le ‘‘muryāngo’’ que tu veux fonder. » Il répondit : « Etes-vous prêtes à vous oublier vous-mêmes ? Si vous n’êtes pas prêtes à vous oublier entièrement pour Notre Seigneur et pour les autres, allez chercher ailleursRéfléchissez et priez, et vous me répondez plus tard. »

bene-mariyaSa foi confiante en Dieu, en Marie et en Saint Joseph, sa piété profonde, ont été le secret de son apostolat et de son amour pour les autres. Cela fut manifesté dans ses écrits différents et ces discours. Alors qu’il avait déjà rédigé la Lettre de demande d’autorisation de Fonder une nouvelle congrégation qui date du 22 Décembre 1955, le 27 du même mois écrit à Monseigneur le Délégué Apostolique à Léopoldville : « Quelque soit la décision du Saint-Siège, je tiens, dès à présent, à protester de notre entière et filiale soumission aux moindres désirs de Rome, assurés que seule cette attitude marquée au coin de la Foi en l’Eglise peut nous apporter la bénédiction d’En haut et la Paix. »

Or, c’était l’année où, loin de créer de nouvelles congrégations, on en venait à la fusion de congrégations existantes. Ce qu’il n’a pas caché ni aux postulantes ni à la Mère Godelieve. Il fallait que tous s’y mettent par la prière. Un jour, la Mère Godelieve (1ère Maîtresse des Bene-Mariya) lui demanda : « Et si Rome refuse ? Qu’est-ce qu’on fera ? » Il a répondu : « Mon Dieu, je n’en sais rien du tout. Je ne me suis même pas posé la question. On verra bien, le moment venu. Allez de l’avant sans vous en inquiéter le moins du monde. Je ne veux surtout pas que les postulantes perdent un brin de leur joie, quoi qu’il arrive.

12038287_1642969465943881_4060579327950007493_nLa réponse arrive le 31 Mars 1956, Cadeau de Saint Joseph. Il dit, après un Magnificat : « Fasse la Sainte Vierge que ses Filles n’oublient jamais que leur existence même reste conditionnée à la fin propre et à l’esprit de leur Institut : la sanctification de la famille dans l’esprit chrétien pour le service et l’exaltation de la grande famille qu’est l’Eglise du Christ. »

Il était une âme de prière. Le 10 Février 196, Il écrit à ses Filles : « Tout cela est œuvre de grâce, mais grâce qui se greffe sur une Foi et des convictions profondes. Convictions qui s’établiront, en oraison, dans la spiritualité ignatienne ». Notre Père était une personnalité très attaché à tous, profond, simple, et qui jusqu’au dernier jour de sa vie, anima de son rire et de sa foi joyeuse. Il est décédé à Heusy-Verviers, le 13 Juin 1982.

Ceci n’est qu’un petit résumé venant des Bene-Mariya. Mais on est sûr qu’il y  a beaucoup d’autres choses sur « Notre Père ». Là où Il a grandi, là où Il a étudié, là où Il a œuvré, auprès de ceux qui l’ont côtoyé, là où Il a passé ses dernières années…

Bene MariaLa Congrégation des Bene Mariya est la fille-aînée du Diocèse de Ngozi. Avec leur charisme de « faire fleurir l’esprit chrétien dans les familles », leur spirituaité ignatienne, leur devise « Charité – Obéissance – Joie », les Sœurs Bene Mariya sont déjà présentes dans tous les Diocèses du Burundi. Elles sont aussi missionnaires dans le diocèse de Kigoma en Tanzanie, dans deux diocèses en France, dans deux diocèses d’Italie, et partout ailleurs où elles rayonnent de leur spiritualité dans l’apostolat que leur confie la congrégation comme les études dans diverses universités au Burundi, au Bénin, aux Etats Unis d’Amérique, en France,…

Par Sœur Odette HABIMANA, Bene Mariya.

 

Bibiriya mu Kirundi: Inyigisho ya Musenyeri Gerevazi Banshimiyubusa

Les femmes prêtres c’est pour quand ?

La récente décision du synode de l’Eglise anglicane de faire accéder des femmes à « l’épiscopat » relance le sujet : à quand des femmes prêtres dans l’Eglise catholique ? Et les clichés habituels réapparaissent : l’Eglise est misogyne … Vrai ou faux ?
De l’Abbé Pierre AMAR.

L’Eglise est misogyne

Abbé Pierre AMAR

Abbé Pierre AMAR

Faux. Elle a même l’audace de proclamer que ce que Dieu a fait de plus beau sur cette terre, son chef d’œuvre, est une femme : une vierge immaculée, modèle d’humilité et de prière, Marie, mère du Sauveur. Marie, que nous fêterons ce 15 août dans le dernier des privilèges que le SeignFemmesPrêtreseur lui aura accordé : celui de monter au ciel avec son corps et son âme. Marie que des millions de catholiques prient dans de multiples sanctuaires comme Lourdes, Rocamadour, Fatima, Aparecida ou Guadalupe.
D’ailleurs, aucune institution n’a jamais autant fait pour les femmes que l’Eglise. Elle n’a eu de cesse que de proclamer la dignité et la vocation spécifique de la femme.Tout au long des siècles, elle n’a pas cessé non plus de se préoccuper du sort des femmes sans famille ou particulièrement vulnérables, à travers des institutions destinées aux enfants abandonnés, aux filles-mères, aux prostituées, aux femmes indigentes, âgées ou malades, aux femmes en instance de séparation, aux femmes détenues, …

Une femme-prêtre ferait le « job » aussi bien qu’un homme
Vrai. Mais tout dépend de la conception que l’on a du sacerdoce. Car si être prêtre c’est … 

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