A l’école de Georges Bernanos qui nous dresse le portrait d’un jeune prêtre.

Georges Bernanos, romancier et essayiste français est un personnage qui a influencé le christianisme français du XXème siècle. Son roman le journal d’un curé de campagne (prix du roman de l’Académie française en 1936), frappe encore aujourd’hui par sa résonance et sa probité par rapport au ministère des jeunes prêtres dès leur entrée en paroisse. Dans ces mois des ordinations sacerdotales, nous avons eu l’idée de faire retentir encore un fois ce cri de Bernanos pour qu’il puisse porter ses éclats d’encouragements à ces jeunes prêtres fraichement ordonnés qui risquent, dès leur arrivées en paroisse, de se heurter à l’incompréhension et à l’indifférence d’un village (d’une ville) dévoré(e) par le péché et par l’ennui à la manière du jeune curé d’Ambricourt, grand personnage du roman. De son verbe simple et franc, Bernanos trace le portrait d’un jeune prêtre en paroisse en face de ses combats et ses épreuves ….
L’homme qui doit être à l’école des choses
Il est d’une forte nécessité d’être à l’école des choses dit Bernanos pour être libéré de cette crainte presque maladive que tout jeune prêtre éprouve. Pour ce, il est obligé de s’en tenir forcément à d’austère leçon doctrinale si usé mais sûr, ayant au moins le mérite de décourager les commentaires ironiques à force de vague et d’ennui. Cette école de la vie dont parle Bernanos, fait qu’un jeune prêtre, bien qu’il se doive d’abord aux âmes, ne doive pas rester ignorant des préoccupations presque légitimes qui tiennent une si grande place dans la vie de ses paroissiens.
(suite…)Saint Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs de l’Uganda: qui pourra nous séparer de l’amour du Christ?

Alors que les Saints Martyrs de l’Uganda sont célébrés en date du 3 juin de chaque année, les épiscopats du Burundi et du Rwanda ont pris l’option de célébrer comme solennité les Saints Martyrs de l’Uganda après la fête du Sacré-Cœur de Jésus. C’est un dimanche libre après les solennités qui suivent le temps pascal. Les lectures d’aujourd’hui nous permettent de comprendre combien est fort l’amour du Christ qui nous rend forts devant le mal, les difficultés de la vie, même la persécution. Alors que Saint Paul nous parle de ce qu’il a compris de l’amour que Dieu lui porte et qui l’a fait tenir dans les tribulations qu’il a dû affronter dans sa vie et sa mission, l’Evangile projette une lumière nouvelle sur ceux qui vivent le bonheur, même s’il ne se comprend pas parfois comme le commun des gens l’interprète et l’aborde. La première lecture est tirée du livre des Maccabées qu’on appelle aussi le livre des Martyrs d’Israël. Ces livres sont les seuls à nous renseigner sur l’histoire juive de l’époque hellénistique. Le thème des deux ouvrages est semblable : grâce au secours divin, Judas Maccabée et ses frères (de là, l’ancien nom de ces livres) ont pu re- conquérir l’autonomie nationale et la liberté de culte qu’avait tenté d’anéantir Antiochus IV Epiphane (roi de 175 à 164).
(suite…)Solennité de Pentecôte: l’Esprit Saint ouvre les frontières et réchauffe les cœurs. Au fantasme de l’uniformité, l’unité dans la diversité.

Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent :la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
Le récit de la Pentecôte, dans le livre des Actes des Apôtres, fait d’abord un état d’un coup violent de vent. Ne fallait-il pas un souffle puissant pour secouer des esprits figés et délier les langues muettes ? Une pluie de feu n’était-elle pas nécessaire pour embraser ces disciples glacés par la peur ? Seul l’Esprit de Dieu pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge. L’énumération des 12 provinces de l’empire symbolise la mission universelle des apôtres, ce qui est aussi la véritable signification du prodige des langues. Loin d’enfermer, l’Esprit de Dieu ouvre ; il manifeste la générosité de Dieu dans la chatoyante diversité des dons. Au fantasme de l’uniformité obligatoire (ce qui demeure une obsession pour certains), illustré par la tour de Babel, le souffle Créateur de la Pentecôte oppose une unité à construire dans le respect des différences, par le dialogue et la réconciliation. Quand cela se passe-t-il ? L’Evangéliste Jean nous répond : le premier jour de la semaine. Avec l’Esprit que Dieu donne, une nouvelle création voit le jour. C’est une nouvelle Genèse. « Le premier jour de la semaine » : nous sommes loin de la pesante obligation de la messe dominicale qui est perçue par certains sous l’aspect juridique. Il s’agit d’une nécessité vitale : Dieu nous recrée par son souffle ! A la première création, « Dieu souffla dans les narines de l’homme un souffle de vie »(Gn2,7). A la dernière création,







