Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

L’expérience de la miséricorde de Dieu dépasse de loin ce que nous pouvons penser et comprendre, puisque Dieu nous ouvre toujours une voie de sortie: son pardon.

S’ouvrir au futur de Dieu

Toute l’histoire du peuple de la Bible est parcourue par un souffle orienté vers l’avenir, une attente et une espérance sans cesse renaissantes. Dans la première lecture, qui remonte à la fin de l’exil, l’évocation du passé le plus prestigieux (le passage de la mer Rouge) est assimilée à un carcan si elle détourne le regard du nouvel exode projeté par Dieu. Dans l’épître aux Philippiens, Paul prolonge l’espérance d’Israël lorsqu’il présente le Christ ressuscité comme l’avenir d’une humanité régénérée. Voilà une excellente clé pour relire l’épisode de la femme adultère dans l’évangile de Jean. Ce récit met face à face les tenants du passé (scribes et pharisiens) et Jésus, qui ouvre aux hommes un avenir tout autre. Lapider quelqu’un, c‘est lui refuser tout avenir, ne pas admettre que quelqu’un peut s’améliorer ; comprendre et pardonner, c’est lui permettre de revivre. C’est nous retrouver nous-mêmes, qui avons été pardonnés et qui devons apprendre à pardonner.

La méditation des lecture du dimanche passé pouvait aussi nous porter à comprendre que le sacrement de la réconciliation se vit en vue de la miséricorde que nous sommes appelés à accueillir, et non la honte de nos propres péchés, puisque le fils prodigue n’a même pas pensé au repentir de ses péchés, mais au futur qui pouvait changer sa vie. En effet,

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Our sins manifest the relationship crisis, while the gratuitousness of mercy is source of joy.

Dear friends,
The Lord gives us, through his Word for this fourth Sunday, to meditate on the gratuitousness of God’s mercy which invites us to feast. Saint Paul sets the tone for us: “Christ has forgiven me” and this is a source of joy for him, because he recognizes himself as loved, even though he did not deserve it. « You did not choose me, but I chose you… » However, our relationship is often troubled by sin and this prevents us from seeing the true image of this Father who loves us despite our infidelities. Let us meditate on these two aspects together: the crisis of relationships and the discovery of God’s mercy as the source of our true joy.

First track: the relationship crisis.

A man had two sons.
We have meditated on this parable many times, focusing our attention on the first son, the youngest and contemplating his “conversion”. But I think Jesus wants to tell us more: he is not just describing the contrition of a sinner. If that were the case, it would not have scandalized the Pharisees who are accustomed to the Bible which speaks about God who forgives a repentant sinner. We have to go even further. Let’s go!

– The first son = the youngest.

He does not have the true image of his Father. He « kills » him because

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Il est urgent de nous convertir à Dieu en méditant sur les évènements de notre vie quotidienne. Notre Dieu n’est pas indifférent à notre histoire.

En ce carême, nous allons de montagne en montagne : après la transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor, nous voici avec Moïse sur le Mont Horeb, la montagne sainte du Sinaï. Nous sommes à un sommet de la révélation de Dieu dans l’Ancien Testament : Dieu se dit à Moïse à travers son nom. « Je suis qui je suis » Le propre du nom de Dieu est d’échapper à une traduction satisfaisante. Cette traduction insiste sur deux aspects : d’une part il y a la liberté de Dieu qui transcende toute saisie humaine. Dieu n’est pas une idole que l’on pourrait figer en la désignant par des mots trop à nous pour nous rassurer. Dieu échappe radicalement. Le 2e aspect est le choix du présent pour exprimer son être : « je-suis ». Ce n’est pas un présent qui appartient au temps mais c’est le présent de l’éternité. Dieu est de toujours à toujours, au-delà du passé et de l’avenir. « Je suis qui je suis », libre et éternel.

A LambertLa Bible raconte ainsi l’histoire de la relation entre Dieu et l’humanité à travers le peuple élu, Israël. Dieu n’est donc pas lointain ou indifférent à notre humanité : il écoute les cris des siens. « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. » Le Seigneur connaît nos vies, mes problèmes. Ma vie l’intéresse, là est la 1re étape de la révélation biblique : j’ai du prix aux yeux de Dieu. Mais ce n’est pas tout ; Dieu ne fait pas que regarder ou écouter. Il intervient en envoyant des messagers comme Moïse pour libérer son peuple. Le Dieu de la Bible écoute, parle et agit : il est engagé dans l’histoire des hommes puisque le mal n’a pas le dernier mot. « Je-suis » est aussi le Seigneur de l’histoire qui conduit les vicissitudes humaines vers un horizon de paix et de lumière. On ne peut donc le tenir Dieu à distance, une attitude qui est au fond très confortable car (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin