Évangéliser les aréopages contemporains

Accueil » Posts tagged 'amour'

Archives de Tag: amour

Lazare et le Riche: leçons d’amour et de partage

« Cet homme, c’est toi » (2 Sam 12, 7).
Chers amis, ces paroles par lesquelles le prophète Nathan accuse le roi David, pourraient fort bien m’être attribuées à moi, qui me scandalise devant l’indifférence de ce mauvais riche faisant bombance, tout en ignorant, ou mieux, ne voyant pas  le pauvre Lazare, mendiant sur le pas de sa porte. Comme David qui se scandalisait du comportement de ce riche propriétaire égorgeant l’agnelle du pauvre pour épargner son cheptel, alors que lui-même venait de prendre la femme du général Uri le Hittite, ainsi moi aussi je me fais l’accusateur des riches de ce monde, en refusant de voir que j’en fais partie. « Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Ne faisons-nous pas partie de « ceux qui vivent bien tranquilles et se croient en sécurité » (1ère lect.) alors que

(suite…)

En laissant transpercer son Cœur, Jésus nous révèle son amour qui est vie intarissable.

Coeur_de_JesusLa solennité du Sacré-Cœur de Jésus nous replonge dans la méditation de la Passion selon saint Jean qui est d’un réalisme frappant. L’apôtre qui a suivi le Seigneur jusqu’aux derniers instants de sa vie terrestre est le seul à nous révéler les détails si bouleversants que nous venons d’entendre. Ils sont criants de vérité, et ils nous disent l’intensité du drame dans sa dimension spirituelle et salvifique à notre égard. Saint Jean nous rapporte ces circonstances dramatiquement banales: les soldats ne brisèrent pas les jambes de Jésus crucifié, mais l’un d’eux, avec sa lance, lui perça le côté d’où s’écoulèrent du sang et de l’eau. Ces détails ont une portée symbolique comme le témoignent les textes prophétiques cités par l’évangéliste, concernant l’amour de Dieu pour l’humanité. Cet amour, le prophète Osée le célèbre en termes émouvant dans la première lecture. L’épitre aux Éphésiens en manifeste « la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ». Saint Paul voit dans les quatre bras de la croix les dimensions symboliques  de l’amour de Jésus. Son cœur Jésus révèle les richesses du projet éternel que Dieu a réalisé en son Fils.

Le Fils de l’Homme s’est livré librement, il a donné sa vie en rançon pour notre liberté afin d’accueillir son salut. Ils nous a libérés: c’est-à-dire que (suite…)

« Prenez, mangez-en tous, ceci est mon corps… ceci est mon sang, buvez-en tous ».

Origine de la solennité du Saint Sacrement

La célébration de la Fête du Corps et Sang du Christ est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto en Italie. Un prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie.

Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu.  Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle « Transiturus de hoc mundo » le 8/9/1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu’au temps de Clément V, à l’époque du Concile de Vienne (1311 – 1312) où il renouvela la constitution d’Urbain IV.

Jean XXII, en 1318 ordonna de compléter la fête par une procession solennelle où le très Saint-Sacrement serait porté en triomphe. On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages. Les processions du Saint-Sacrement (suite…)