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« Accueillir ton pardon, voilà notre justice, Dieu d’Amour et de miséricorde! »
Chers amis, méditons ensemble la Parole que l’Église nous propose pour ce Dimanche. Entre le Bon Dieu et nous, il y a un problème de communication. Il a beau dire, il a beau faire, nous ne le comprenons pas. Ce n’est pas d’aujourd’hui. Déjà Ben Sirac le Sage, autour du IIIème siècle avant notre ère, était obligé de rétablir le vérité : le Seigneur « ne fait pas de différence entre les hommes » ! Notre prière « parvient jusqu’au Ciel », il nous écoute. Il semble que non? Peut-être quand nous considérons que les autres sont mieux exaucés que nous. Peut-être quand nous constatons que ceux qui ne font manifestement aucun effort pour vivre de l’Évangile connaissent prospérité et bonheur. Bref, que ce sont sur nos lèvres ou dans nos cœurs, le cri retentit comme une accusation : « c’est injuste ! ». Dire que « c’est injuste » est en effet insinuer que Dieu n’est pas juste ou, pour le moins, que nous sommes plus capables que lui de discerner ce qui est juste. est-ce « vraiment vrai »?
Pour nous aider, Jésus nous entretient de la façon de bien prier. La semaine dernière, il nous incitait à la persévérance, rappelant que nous sommes toujours exaucés en Dieu et qu’il nous faut prier continuellement jusqu’à l’avènement du temps de Dieu. Cette semaine, il choisit d’inventer une petite parabole décrivant une situation très contrastée. Jésus rassemble dans le temple, au même moment, celui qui est prétendu par tous, à commencer par lui même, comme juste et pieux et celui qui est unanimement considéré comme le type des pécheurs publics. Jésus nous montre un pharisien et un publicain.
La prière du premier est une longue action de grâce. « Il ne demande rien ». C’est d’abord bien parce qu’il dit ce qu’il fait réellement, non comme « moi » qui me vente des choses que je n’ai pas faites, seulement parce qu’il n’y a personne pour me contredire. Cette action de grâce est réellement adressée à Dieu : il n’a pas l’orgueil de se mettre à la place de Dieu, ni même à sa hauteur. Ce pharisien dit clairement que sa justice lui vient de Dieu. Mais sa prière n’est autre que la liste de ses propres vertus. Plus exactement, la liste de tous les péchés qu’il n’a pas commis. Ce n’est pas si mauvais. Il se débrouille bien. Certes, il aurait pu évoquer les bonnes actions qu’il n’a pas commises alors qu’il en avait eu l’occasion. Mais il est honnête dans sa description.
Le second est conscient d’être pécheur. Il n’a pas besoin de faire une liste détaillée des péchés commis. Il ne fait pas de confession ! Je me l’imagine toujours (et peut-être) cherchant de devenir meilleur, comme moi, mais sans y parvenir et cela lui pèse. Tout le jour, ses péchés sont devant sa face et pèsent sur son âme. Tout le jour il peut en lire la liste dans les yeux des gens qu’il croise. Si l’on savait que les mendiants arrivaient à refuser son aumône ! Il était l’image même de la déchéance morale : son métier obligeait à manier la monnaie romaine, donc le mettait dans un sacrilège à longueur de la journée. De plus, les pièces avaient l’effigie de l’Empereur (le Colonisateur !) avec une inscription proclamant sa divinité (il était une idole). Ce publicain reconnaît ce qu’il a fait de mal. Mais on pourrait souligner que, s’il est honnête dans sa description, il ne parle pas de réparer les torts qu’il a commis.
Quelle est la différence entre ces deux hommes que Jésus veut mettre en évidence ? Tous les deux sont honnêtes dans ce qu’ils disent. Est-ce donc la capacité de reconnaître ses tords ? Il y a plus. Si le publicain n’ose pas lever les yeux au ciel, sa prière est en effet un appel à la miséricorde : « Mon Dieu, prends pitié » s’écrit-il. Il demande à Dieu de lui pardonner. Le pharisien n’avait pas demandé à être pardonné, et, plus fondamentalement, il n’a rien demandé à Dieu. Il n’attend rien de Dieu. Il n’est pas en relation avec le Seigneur, sa prière est centrée sur lui-même. Il n’y a de place dans son cœur pour personne d’autre. Si bien qu’il se contente d’avoir une image approximative de ses frères. Il les classe (toujours comme moi!) par catégories : les voleurs, les injustes, les adultères. Il n’en connaît aucun et les méprise tous. Quand il rentre chez lui, lui qui n’a rien attendu de Dieu, est resté ce qu’il était : pauvre. Inconscient de la justice de Dieu. Il n’a pas connu le vrai visage du Seigneur, le Dieu qui ignore les comparatifs et qui offre l’absolu de son amour.
Ce visage, le publicain montre qu’il le connaît lorsqu’il se met à la dernière place dans le temple parce qu’il voit tous ses frères plus méritants que lui-même ; il montre qu’il connaît le visage de Dieu lorsqu’il se frappe la poitrine en se reconnaissant pécheur et en criant vers lui. La justice de Dieu ne se limite pas en effet à l’exigence de dire ce qui est mal dans nos vies. Elle consiste à recevoir un avenir renouvelé comme don de la bonté de Dieu. Le pécheur qui se bat la poitrine et crie vers Dieu attend que justice soit faite, c’est-à-dire qu’il attend que Dieu lui donne un avenir que le péché lui a volé. Et puisqu’il l’attend de Dieu, Dieu le lui donne. Quand il rentre chez lui, le publicain est devenu juste, il a reçu la possibilité d’un avenir avec le Seigneur, il est rendu capable de mettre en œuvre la volonté de notre Père des Cieux.
Ce publicain nous enseigne donc que la justice de Dieu est sa bonté, généreuse et gratuite, qui donne sens à nos existences en nous reconnaissant comme des personnes quand nous ne recevons de nos frères, et de nous-mêmes, que la condamnation. La justice de Dieu n’est pas seulement la miséricorde qui pardonne les péchés commis, elle est la miséricorde qui recrée notre capacité d’être en relation de confiance avec notre Dieu. La justice de Dieu est la preuve de sa fidélité. Il est le Dieu de gratuité! On n’a pas à mériter sa bienveillance qui fait passer de l’attitude du pharisien, qui croit qu’une personne est définie par ses qualités ou son absence de défauts, à l’attitude du publicain, qui a compris qu’il est devant Dieu un sujet aimé et qui est rendu capable d’agir et de porter les fruits de l’Esprit. Ainsi résonne la sentence finale : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Celui qui se met en position de ne rien recevoir de Dieu sera un jour reconnu pour ce qu’il est : pauvre de tout. Et celui qui s’humilie recevra ce que sa prière mérite : il sera riche de Dieu et élevé à la dignité de fils adoptif. Oui, Dieu est amour. Dieu est gratuité : il « souffre » avec le pécheur qui souffre de son péché. C’est pourquoi il défie les épines et les roches à la recherche de la brebis égarée, épuisée à ne pouvoir plus marcher sinon qu’être mis sur les épaules du berger.
« Finalement je comprends Seigneur : accueillir ton pardon, voilà notre justice. En effet, nous ne sommes pas justes, mais « justifiés », nous ne sommes pas « gracieux », mais « graciés ». Oui, ton jugement est grâce pour qui n’ose plus lever les yeux jusqu’à Toi, mais dont le cœur supplie. Merci Seigneur ».
IDOMINIKA YA 28 YO MU MWAKA
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu ca kabiri c’Abami : 5, 14-17
Nahamani yemeza icese Umukama
Nahamani, umukuru w’intwaramiheto z’umwami wa Siriya, aramanuka kwiyoga agashika indwi muri Yordani, nk’uko umuhanuzi Elize yari yabimutegetse. Umubiri wiwe uca usubira gutotahara, umera nk’uw’umwana w’ikibunduguru.
Niho rero yaca agaruka kwa Elize, ari kumwe n’abagendanyi biwe bose, yinjira iwe amubwira ati : « Noneho ndemeye ko ata yindi Mana iriho, atari Imana y’Israeli ! Enda rero, niwakire ishikanwa ry’umusavyi wawe. » Elize amwishura ati : « Nkurahiye ubuzima bw’Umukama nkorera, nt ana kimwe nzokwakira namba. » Nahamani aramwinginga ngo avyakire, ariko uno aguma yanka. Maze Nahamani aramubarira ati : « Ko utavyemeye, ndagusavye unkundire ntware ivu ry’iki gihugu ringana n’iryo amafarasi abiri yoshobora gutwara, kuko kuva ubu ata zindi mana nshaka guhereza amashikanwa atari Umukama Imana y’Israeli. »
Izaburi 97 (98), 1.2-3b.3c-4
Icit : Umukama aramenyesha intara z’amahanga yuko ari We akiza.
Vyinire Umukama akavyino gashasha,
kuko yakoze ivyiza vy’agatangaza ;
urukiza turukesha We,
ruva mu kuryo kwiwe kweranda.
Umukama yaramenyesheje intara z’amahanga
Yuko ari We akiza kandi yuko ari We ntungane.
Yaribitse ingene yakunze n’ingene atazohemukira
Umuryango w’Israeli.
Ba kavantara bose bariboneye
Ingene Imana yacu ikiza.
Wa si iyo uva ukagera, komera amashi Umukama,
samiriza akanyamuneza !
IGISOMWA CA KABIRI
Ivyo dusoma mw’ibaruwa rya kabiri Umutumwa Paulo yandikiye Timote : 2, 8-13
Nitubere Kristu inzigamabanga z’imisi yose
Mwananje nkunda cane,
Ibuka Yezu Kristu yamuka ku muryango wa Dawudi : yarazutse mu bapfuye nk’uko Inkuru nziza nahawe ibivuga. Ni We mporwa mu magorwa bandemetse, gushika bambohe nk’inkozi y’ikibi. Ariko Ijambo ry’Imana, ntawushobora kuriboha. Nico gituma vyose ndiko ndabirinda kubw’abatowe, kugira ngo na bo bashikire ubukiriro muri Kristu Yezu hamwe n’ubuninahazwa bwamaho.
Iri jambo ni iry’ukwemera : «Nitwaba twarapfanye na We, tuzorambana na We ; nitwaba twararinze amagorwa hamwe, tuzosangira n’ubwami ; nitwaba twaramwihakanye, na We nyene azotwihakana ;nitwaba twaramuhemukiye, we azoguma ari intahemuka, kuko adashobora kwihakana We nyene. »
INKURU NZIZA
Alleluia, alleluia.
Muri vyose na hose, nimwame mukenguruka, kuko ari co Imana ibashakako muri Kristu Yezu.
Alleluia.
Ivyo dusoma mu Njili Nyeranda yanditswe na Luka : 17, 11-19
Nta wundi yoboneka ngo agaruke aninahaze Imana, Atari uyo munyankiko !
Mu gihe Yezu yariko aragenda I Yeruzalemu, yaciye ku rubibe rwa Samariya n’Ubugalile. Ariko araca mu mihana yahoo, hakaba abantu cumi barwaye imibembe baza bagana iyo ari. Bashira ijwi hejuru bakiri kure bati : « Yezu, Mwigisha, tugirire ikigongwe ! »
Na We ngo ababone, arababwira ati : « Nimugende mwiyereke abasaserdoti. » Na bo bashitse mu nzira, babona bakize. Umwe muri bo rero ngo abone yakize, aca asubira inyuma, aza yishongora aninahaza Imana ; ashitse imbere ya Yezu, akubita ibipfukamiro hasi amukurira ubwatsi. Kandi uno yari Umunyasamariya.
Yezu rero arabaza ati : « Mbega, ntibakize bose uko ari cumi ? None se, ba bandi icenda bari hehe ? Nta wundi yoboneka ngo agaruke aninahaze Imana, atari uyo munyankiko! » Araheza amubarira ati : « Va hasi, ugende ; ukwemera kwawe kuragukijije. »
Le juste par sa fidélité vivra (Ha 2, 4).
Ne rougis pas du martyre de notre Seigneur ni de moi quand je suis en prison à cause de Lui (2 Tm 1, 8). Nous ne sommes que la main d’œuvre, nous avons fait ce que nous devions faire (Lc 17, 10)
La Parole de Dieu de ce dimanche nous dit que « le juste vivra par sa foi » (Ha 2, 4). Nous sommes dans les années 605-600 avant Jésus-Christ, le roi Nabuchodonosor venait de détruire l’Assyrie qui était cruelle aux yeux du Peuple de Dieu, lui-même était en train de devenir puissant et accablait Israël. Le prophète fait des plaintes devant Dieu demandant pourquoi Il y a tant de perversités. Dieu donne la réponse selon laquelle un jour, il sera clair que les bons et les méchants ne sont pas traités de la même manière, ceux qui restent fidèles seront sauvés.
La prière du prophète est semblable à celle que chacun de nous serait tenté de faire aujourd’hui : « Pourquoi tant d’injustices dans le monde ? », « Pourquoi, ô Dieu, tu ne punis pas mes (nos) adversaires ? », « Pourquoi les malfaiteurs sont-ils heureux alors que les justes sont malheureux ? », « Pourquoi, ô Dieu, il y a des personnes affamées alors que d’autres jettent la nourriture dans la mer ou dans l’océan ? », « Pourquoi, ô Dieu, tu ne me réponds pas alors que je t’invoque ça fait tant de jours ? », « Pourquoi, ô Dieu, pourquoi ? »
S’il y a des situations malheureuses dans le monde, ce n’est pas Dieu qui doit être incriminé. Elles sont dues, pour la plupart, à la méchanceté humaine. Il y aura un jour du jugement, attendons : « écris cette vision…, elle arrivera à son terme et ne décevra pas. » Oh, Seigneur, garde nous de vaciller ! Oh, Seigneur, puissions-nous être comptés parmi les justes qui vivrons par leur fidélité ! O Seigneur, puisse ton jour nous trouver nets et irréprochables ! O Seigneur, souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton Royaume !
Dans la deuxième lecture, l’apôtre Paul rappelle à Timothée qu’il faut réveiller et raviver le don de Dieu qu’il a reçu par l’imposition des mains et qu’il ne faut pas avoir peur du martyre. Ce qui est dit à Timothée est dit à chacun de nous : nous avons été baptisés, certains d’entre nous ont été confirmés, d’autres encore ont reçu d’autres sacrements. Tout cela constitue le don qu’il faut raviver. Nous sommes heureux si nous sommes fidèles car le juste vivra par sa foi (ou par sa fidélité) !
Faisons nôtre la prière des apôtres et servons Dieu et nos frères dans l’humilité: « Donne-nous un peu plus la foi ! » (Lc 17, 5). Le Seigneur répond en disant que par la foi tout est possible : l’arbre profondément enraciné dans la terre s’arracherait et irait se planter dans la mer ! (Lc 17, 6). Avec la foi, les miracles s’opèrent. Il nous faut un peu de foi, petite comme une graine de moutarde pour que les découragés reprennent l’espoir, pour que les pécheurs se convertissent, pour que les conflits s’arrêtent, pour que l’amour renaisse, pour ne plus avoir peur, pour ne plus être égoïstes, pour ne plus être pusillanimes, etc. Ce sont ceux-là les arbres à déraciner.
Oh, Seigneur, donne-nous un peu plus de foi !








