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La miséricorde de Dieu dépasse ce que nous pouvons penser et comprendre.

Femme-adultère-300x200Toute l’histoire du peuple de la Bible est parcourue par un souffle orienté vers l’avenir, une attente et une espérance sans cesse renaissantes. Dans la première lecture, qui remonte à la fin de l’exil, l’évocation du passé le plus prestigieux (le passage de la mer Rouge) est assimilée à un carcan si elle détourne le regard du nouvel exode projeté par Dieu. Dans l’épître aux
Philippiens, Paul prolonge l’espérance d’Israël lorsqu’il présente le Christ ressuscité comme l’avenir d’une humanité régénérée. Voilà une excellente clé pour relire l’épisode de la femme adultère dans l’évangile de Jean. Ce récit met face à face les tenants du passé (scribes et pharisiens) et Jésus, qui ouvre aux hommes un avenir tout autre. Lapider quelqu’un, c‘est lui refuser tout avenir ; comprendre et pardonner, c’est lui permettre de revivre. C’est nous retrouver nous-mêmes, qui avons été pardonnés et qui devons apprendre à pardonner.

La méditation des lecture du dimanche passé pouvait aussi nous porter à comprendre que (suite…)

Le Seigneur nous offre la chance de la conversion, en méditant sur les évènements de la vie.

Moïse appelé à purifier son sens de justice.

moise-buissonardent200Moïse a dû fuir son pays d’adoption, l’Egypte. Voyant un fils d’Israël, c’est-à-dire un frère de sang, battu par un Egyptien, il a tué celui-ci. Mais comme son forfait est découvert, il doit fuir pour sauver sa vie. Arrivé en terre de Moab, il prend la défense des filles de Yéthro, manifestant à nouveau son ardeur pour la justice. Pourtant, sa vie est en échec : le fils adoptif de pharaon, élevé à sa cour, appelé aux plus hautes destinées, se trouve à paître le troupeau d’un prêtre idolâtre de Madian dans le désert du Sinaï.

On imagine sans peine, que Moïse devait brûler intérieurement de colère (les colères de Moïse sont redoutables : souvenons-nous de la manière dont il a détruit les premières tables de la Loi !) devant l’échec de sa vie qu’il orientait pourtant vers la défense de la justice. C’est précisément à ce moment, qu’il fait l’expérience déconcertante du Buisson Ardent, un buisson d’épine qui est lui aussi est en feu, mais qui ne se consume pas, parce qu’il ne brûle pas du feu de la violence, d’une justice toute humaine, mais du feu de l’amour divin. Du cœur de la flamme, Dieu s’adresse à lui pour lui révéler son Nom : « Je suis celui qui était avec tes pères, Abraham, Isaac et Jacob ; je suis avec toi, et je serai toujours (suite…)

Le signe? Un Dieu d’amour qui veut gagner le nôtre en mourant pour nous.

« Maître, nous voudrions un signe venat de toi ». Telle est une question que nous sommes toujours tentés de nous poser, surtout dans les moments difficiles de notre vie, ou bine quand nous nous heurtons à l’incrédulité de ceux queJonas nous voudrions convaincre à tout prix. On se demande alors pourquoi Dieu n’écrit pas lisiblement son Nom dans le Ciel ou ne prouve pas sa présence, de telle manière que le doute devienne impossible. Les fidèles seraient alors rassurés, les païens et les athées seraient réduits au silence. Mais le signe qui nous est donné est celui de Jonas, qui préfigure celui du Fils de Dieu dans le mystère pascal: la mort de Jésus (séjour dans le sein de la terre pendant trois jours), la résurrection (comme celle de Jonas vomi sur les rives de Ninive), et la grâce de la la conversion des païens (comme celles des Ninivites). Ainsi Dieu veut mériter notre amour en mourant pour nous. Mais hélas, nous sommes tentés de (suite…)