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Seigneur, « tu ouvres ta main, tu rassasies avec gratuité tout ce qui vit».(Psaume 144)


Jésus vient d’entendre la triste nouvelle de l’exécution de Jean Baptiste. Il en est touché, et cette mort n’est pas un accident de parcours pour qui proclame la vérité, elle fait partie de la vie et la mission de celui qui s’engage dans la voie de Dieu. Plus que tous, Jésus en est conscient. Pourtant, quand on reçoit la nouvelle du décès d’un ami proche ou d’un membre de la famille, aucune parole, réellement, ne peut soulager la peine du deuil. On veut souvent être seul, sans être dérangé. C’est ce que Jésus a dû ressentir en apprenant la mort de son cousin et précurseur, Jean Baptiste, exécuté par Hérode le tyran. Jésus cherche un endroit désert. Il se retire. On a tendance à penser que Jésus n’était pas Vrai Homme, qu’il ne pouvait pas se retirer. Pour ces 5 dimanches, on va nous le montrer au moins par trois fois, se retirer. Pour le moment, il ressent certainement la perte de son cousin et ami. Le meurtre de Jean Baptiste le frappe de plus près ; il annonce son rejet imminent et sa crucifixion. A des moments pareils de notre vie nous pouvons nous refermer sur nous-mêmes. Voyez donc ce que le texte de l’Évangile rapporte lorsque Jésus aperçoit la foule qui le précède à l’autre rive.

Tout se passe comme si Dieu

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L’Avent : un temps favorable pour discerner afin d’accueillir Dieu dans notre histoire concrète.

Se préparer à la rencontrer le Seigneur au cœur de notre vie quotidienne.

Abbé Lambert RIYAZIMANAComme pour le 1er dimanche, non plus les lectures de ce deuxième dimanche de l’Avent ne focalisent notre attention sur la naissance de Jésus à laquelle nous devons nous préparer. On peut comprendre le pourquoi de cela quand on lit les collectes du missel romain : ‘‘Fais que notre engagement dans le monde ne soit pas pour nous obstacle dans le cheminement vers ton Fils’’ ou bien, dans la collecte alternative : ‘‘redresse tes sentiers dans nos cœurs et aplanis les montagnes de l’orgueil’’ (traduction libre du missel en Italien). Préparer Noël, c’est aussi ne pas fuir notre engagement dans la vie quotidienne, évidemment sans que cela puisse nous détourner de la vraie destination : la Communion avec le Christ, notre Sauveur. Ainsi, nous pourrons chanter à haute voix : « Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et pieds sur la terre, pour ceux qui s’efforcent d’accomplir sa volonté ».

Jésus, vrai homme, dans notre histoire événementielle réelle.

L’épisode de l’Evangile que nous lisons en ce deuxième dimanche nous porte chronologiquement au-delà de la naissance de Jésus. Nous nous trouvons au seuil du ministère public de Jésus, déjà adulte. Jean Baptiste parle de celui qui est prêt à se manifester aux foules et les exhorte à s’y préparer. Luc nous fournit beaucoup de références chronologiques, politiques, géographiques que nous pouvons retracer historiquement. Il nous parle des personnages de notoriété publique, mais aussi (suite…)

En compagnie de Jésus-Christ et de nos frères et sœurs, engageons-nous pour un monde juste et réconcilié.

IMG_9034L’évangile de Marc associe à Jésus tenté dans le désert les personnages qui figurent dans les récits de la création : l’esprit, le tentateur, les bêtes sauvages, les anges. Ce sont les hommes qui ont transformé en désert ce jardin des origines. Il dépend alors de chacun de nous, mais aussi de nos entreprises collectives, que ce monde défiguré redevienne une terre habitable et fraternelle. Les 40 jours du Carême renvoient à l’épreuve du déluge qui ne fut pas la fin de tout, mais une renaissance et un nouveau départ, comme le dit la 1ère lecture, autrement dit, un baptême avant la lettre comme nous le fait méditer la 2ème lecture. En effet, comme l’arche a sauvé Noé du déluge, ainsi la croix et la résurrection de Jésus-Christ ont sauvé tous les hommes de la domination de la mort et du péché. Telles sont les mots d’encouragement de l’apôtre Pierre qui s’adresse à une communauté meurtrie par la souffrance, et qu’il veut reporter aux origines de sa force et son espérance : Dieu n’oublie jamais celui qui se confie à lui, même dans les dures épreuves.
Emprisonnée dans le cercle infernal de la souffrance, de la maladie, de la mort et du péché, l’humanité n’a cessé d’espérer et de lutter pour qu’un jour vienne où le mal à l’œuvre dans le monde soit vaincu. Nul homme pourtant n’y est parvenu. Le peuple de Dieu maintenait vivante cette espérance

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