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Méditation pour le XXV° Dimanche du T.Ordinaire.

Abbé Jean Claude MANARIYO

Abbé Jean Claude MANARIYO

La Parole de Dieu de ce dimanche nous éclaire comme elle le fait toujours. Après avoir entendu ou lu cette Parole, souvenons-nous toujours de ceci :  
 
– Nous sommes invités à vivre dans la justice.
– Nous sommes invités à prier pour tout le monde.
– Dieu est Unique et Jésus-Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes.
– Le salut destiné à tous.
– Faites-vous des amis avec ce maudit argent = aider les pauvres pour entrer dans le Royaume de Dieu.
– Les fils du monde tirent plus de profit de leurs semblables que ne le font les enfants de la lumière
– Nous ne pouvons pas en même temps servir Dieu et l’argent

Nous devons vivre dans la justice pour avoir la paix et être sauvés
 
Dans la première lecture extraite du livre du Prophète Amos, nous avons entendu l’oracle contre les injustices sociales. Ici, il s’agit de :
– L’avarice des commerçants et des riches
– L’exploitation des pauvres
Si on lit les autres passages du livre du même prophète, on trouvera aussi d’autres formes d’injustices qu’il dénonce, comme :
– Le luxe des nantis
– La corruption des juges
Dieu conclut par la bouche du prophète en disant : « Jamais je n’oublierai ce qu’ils ont fait ! » (v.7). Ici, il s’agit d’une annonce d’un châtiment de Dieu. Si nous sommes injustes sur la terre, les conséquences de nos injustices tombent sur nous. Souvent, ce que nous appelons châtiment de Dieu dans notre vie, ce sont les conséquences de nos péchés que nous subissons. À propos des conséquences des injustices sociales, je ne vous apprends rien de nouveau : combien de pays entrent en guerre parce qu’au départ il y a eu des injustices sociales ? Ils sont nombreux ! Et les conséquences des guerres (les maladies, la famine, etc.) suivent. Nombreuses sont les familles où les frères et sœurs ne se parlent plus, parce qu’au départ il y a eu de l’injustice distributive. Et les conséquences néfastes sur les personnalités des enfants qui naissent et grandissent dans un contexte de conflit sont nombreuses. Nombreuses sont les associations qui se rompent parce que quelque part, les membres ont constaté des injustices. Même des confessions religieuses se divisent à cause de l’injustice, malheureusement !
Les conséquences de nos injustices ne se répercutent pas seulement sur notre vie sociale : on aura à y répondre aussi au jour du jugement. Souvenons-nous surtout de cette parole : «Tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait… si vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.» (Mt 25, 40.45)

La justice commence dans le cœur. Si vous désirez des choses qui ne sont pas les vôtres, si vous continuez à vivre dans une maison qui n’est pas la vôtre, si vous exploitez une propriété qui n’est pas vôtre, si vous ne rendez pas à chacun ce qui lui est dû, si vous ne rendez pas à votre Etat ce qui lui est dû, à votre entreprise, à votre famille, à votre confession religieuse, et même à Dieu. En bref si vous ne rendez pas « à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », vous vivez dans l’injustice. Le concept de justice est vaste, nous sommes invités à y méditer longuement et tous les jours. Que chacun se demande : suis-je juste dans ma vie, dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions ?

Nous sommes invités à prier pour tout le monde

C’est ce que nous lisons dans la seconde lecture. À l’Évêque Timothée, l’Apôtre Paul donne l’invitation à organiser la prière. Une prière dans laquelle on prie pour tout le monde sans distinction, une prière dans laquelle on prie pour les dirigeants de ce monde afin de vivre dans la paix et la tranquillité, et que la vie soit religieuse et digne (v.2). Encore ici, on serait tenté de penser que l’invitation est donnée à l’Évêque : « l’Évêque doit organiser la prière. » L’Évêque seulement ? Non ! « L’Église doit organiser la prière. » L’Église, c’est qui ? Certains disent : le Pape, les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses, et celui qui pense tout dire ajouterait les catéchistes, et c’est fini ! Les autres chrétiens qui sont-ils ? On répond : ce sont des laïcs. Être laïc signifie ne pas être membre de l’Église ? Être laïc signifie être retiré de la vie spirituelle ? Être laïc signifie n’avoir aucune relation avec Dieu ? Celles-ci sont devenues de vraies questions aujourd’hui. Cela se fait remarquer surtout quand nous disons : « L’État est laïc. » et nous votons des lois… ; « Notre association est laïque », et nous faisons ce que nous voulons. Mais soyons attentifs. Le Concile Vatican II nous dit que nous sommes tous fidèles du Christ. Alors, organiser la prière et prier revient à chacun de nous. Il y a la prière liturgique à laquelle nous participons en communauté (ou que nous faisons étant seul). Celle-ci est organisée par l’Église comme famille. Il y a les pieux exercices que nous faisons en commun ou seul. Eux aussi sont organisés par l’Église comme famille. Mais aussi il y a des prières qui jaillissent directement du cœur de chacun. La prière est communautaire ou individuelle. Nous devons prier en église, dans les communautés ecclésiales de base (CEB), dans nos écoles, au travail avant de commencer, dans nos familles, partout, en commun ou individuellement. Les chrétiens burundais ont un livre appelé « Igitabu c’Abakristu », ce qui signifierait « Vade mecum des chrétiens ». Dans ce livre, quand on fait l’examen de conscience avant d’aller se confesser, il y a une demande sur le premier commandement qui dit : « Si je passe toute ma journée sans prier, éprouve-je des remords ou non ? »

Si nous voulons vivre la vie de Dieu, que la prière soit organisée et faite. Ne disons pas : « Je n’ai pas de temps, je dois faire mes achats, je dois aller rendre visite à mes amis, je dois étudier, j’ai beaucoup de travaux à faire, etc.» Tout cela, nous le faisons parce que Dieu nous a donné la vie ! Nous le faisons parce que Dieu nous l’a donné. Le temps est un don de Dieu, les amis aussi et même le travail est un don de Dieu. Si Dieu nous donne, que ses dons ne constituent pas des obstacles à notre rencontre avec Lui, qu’ils ne deviennent pas de idoles. Sur 24 heures, prenons au moins quelques minutes, et même une heure ou une heure et demie, ça ne fait même pas un dixième qui serait dû à Dieu, imaginez-vous !

Dieu est unique et Jésus-Christ est l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes

Cette phrase est une réaffirmation de la Parole de Jésus Lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père sans passer par moi. » (Jean 14, 6). Un jour je disais cela et quelqu’un me demandait : « Et alors, moi qui récite le Rosaire tous les jours, quel sera mon sort ? » Il ne faut pas opposer la Vierge Marie à son Fils. Si nous disons que Jésus est l’Unique Médiateur, il ne s’agit pas de renier les médiations secondaires. La Vierge Marie nous conduit à Jésus et Jésus au Père.
Le salut est destiné à tous

Monsieur l’Abbé Lambert Riyazimana a bien traité un article sur ce sujet, ici je ne ferais que vous renvoyer à son article que vous trouverez dans  www.rilambertus.com Ce que nous pouvons retenir ici est que, si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1Tm 2, 4), il nous envoie aussi prêcher la Bonne Nouvelle à tous. Nous devons donc évangéliser, en commençant par nos familles jusqu’aux extrémités de la terre. Nous devons évangéliser par les œuvres et par la Parole. Les parents doivent évangéliser leurs enfants en leur apprenant à prier, à aimer Dieu et l’Église. Il y a beaucoup de famille où on ne prie plus. Alors, comment les enfants connaitront-ils Dieu ? Comment l’aimeront-ils ? Chacun de nous doit reconnaitre sa mission. Réveillons-nous !

Faites-vous des amis avec ce maudit argent
Ici Jésus nous invite à la charité. Si nous avons de l’argent ou si nous avons d’autres richesses nous devons partager avec les autres qui n’en ont pas. Nous serons jugés en effet sur la manière dont nous avons pratiqué notre charité (Mt 25, 31-46). S’il y a des pauvres à côté de nous, ne les considérons pas comme des personnes qui sont là seulement pour nous déranger. Ils constituent la source de notre richesse en Dieu, parce que c’est sur elles que nous devons exercer notre charité et être dignes d’être appelés enfants de Dieu. Ne soyons pas donc de ceux qui devront être jugés indignes d’entrer dans la Royaume de Dieu.

Les fils du monde tirent plus de profit de leurs semblables que ne le font les enfants de la lumière

Jésus nous fait remarquer que les fils de la lumière de leur côté devraient être aussi habiles (et même plus habiles) que le sont les fils du monde dans la recherche de leurs intérêts. Il y a beaucoup de zèle dans la recherche de l’argent et du pouvoir ? On a beaucoup de zèle quand il faut fabriquer des armes ? On a beaucoup de zèles quand il faut diviser les peuples ? Pourquoi est-ce qu’on n’est pas zélé quand il s’agit de proclamer l’évangile ? Pourquoi est-ce qu’on n’est pas aussi zélé quand il s’agit de prier ou faire des œuvres de charité ? On n’a pas peur de prendre une bouteille de bière ou un verre de vin et le boire à la vue de tout le monde, pourquoi avons-nous peur de faire le signe de la croix à la vue de tout le monde ? On n’a pas peur de parler quand il s’agit de faire la politique ou de critiquer les autres, pourquoi avons-nous peur de parler quand il s’agit de la parole de Dieu ? On n’a pas honte de marcher presque nu, pourquoi est-ce que nous devons avoir honte de porter nos insignes religieux ? On ne se réserve pas quand il s’agit de financer certains projets, même des projets déshumanisants, pourquoi devons nous nous réserver quand il s’agit de contribuer au bien de l’Église ? Il y a beaucoup d’exemples, mais ce qu’il faut savoir, est qu’il est temps de nous réveiller.

Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent

Chers frères et sœurs, ici je ne voudrais pas vous dire beaucoup de choses, je voudrais tout simplement vous inviter à lire l’homélie que le Pape François a faite sur ce thème, vendredi le 20 septembre 2013. Vous la trouverez sur certains sites internet : je voudrais vous proposer de chercher l’article « Personne ne peut se sauver par l’argent » que vous trouverez sur www.zenit.org.

Nous vivons grâce à la miséricorde de Dieu

Abbé Jean Claude MANARIYO

Abbé Jean Claude MANARIYO

C’est la miséricorde de Dieu qui nous fait vivre. C’est ce que nous constatons en lisant la Parole qui nous est proposée aujourd’hui, méditons-y !
– Moïse a intercédé pour le peuple d’Israël et sa prière a été exaucée
– L’apôtre Paul rend grâce à Dieu pour être pardonné
– Dieu a toujours la joie de retrouver l’homme égaré
– Qu’en est-il pour chacun de nous et que devons-nous faire ?
Dans la première lecture, on nous dit que le peuple d’Israël s’est corrompu. De même qu’Adam désobéit dès le début, Israël désobéit aussitôt après avoir reçu la Loi. N’acceptant pas Dieu qui leur semblait être exigeant, les Israélites voulaient revenir à leur ancienne religion qui ne leur demandait que des fêtes et des rites, avec l’image d’un Dieu bonasse qui rassure les croyants peureux. Ils ont ainsi commis deux péchés : celui de se fabriquer une image de Dieu et celui de se faire un dieu qui leur convient. Dieu ne peut pas être fabriqué, il doit être accueilli tel qu’il se révèle ! Ayant prévu de punir le peuple, Moïse intercède pour celui-ci et obtient le pardon. Il y a ici une part de bonté du serviteur de Dieu qui, même si selon le plan de Dieu il n’aurait subi rien de mauvais, a osé demander pardon pour ses frères humains. Mais surtout, contemplons la bonté de Dieu, qui a daigné écouter Moïse : Il n’a pas voulu lui cacher la douleur de son cœur et il a accepté le dialogue entre Lui et son serviteur : Il était prêt à pardonner. Ce qui s’est passé entre Dieu et Moïse, se passe encore aujourd’hui entre Dieu et ses serviteurs. Nous aussi, osons intercéder pour les pécheurs et Dieu saura comment nous sauver tous ensemble. Nous ne devons pas souhaiter la mort du pécheur, parce que Dieu continue à l’aimer comme Il nous aime nous, pécheurs comme celui que nous jugeons le plus souvent ! Prions les uns pour les autres, nous en avons besoin.
Dans la deuxième lecture, nous voyons l’apôtre Paul qui reconnait la miséricorde que Dieu lui a faite. Il lui rend grâce mais aussi nous invite à reconnaitre nous aussi la générosité de Dieu : « J’ai eu droit à sa miséricorde, parce que le Christ a voulu qu’on voie en moi, le premier, toute sa générosité, et que ce soit un exemple dans le futur pour ceux qui croiront en lui et auront ainsi la vie éternelle. » (1Tm 1, 16). Nous recevons tous le pardon dans le Christ, Nouveau Moïse qui intercède toujours pour nous. Nous devons lui rendre grâce à notre tour.
Dans l’évangile, c’est le même thème du pardon qui revient. Jésus nous l’enseigne par trois paraboles : celle de la brebis perdue, celle de la pièce perdue et celle du fils prodigue. Par toutes ces paraboles, Jésus nous montre que Dieu a la joie de pardonner. Il invite même ses amis à partager sa joie. Qui sont les amis de Dieu qui doivent partager sa joie ? Dans l’évangile, il est dit que ce sont les anges du ciel, mais aussi c’est nous qui devons partager la joie avec Dieu. Dans la parabole de l’enfant prodigue, Il nous dit qu’on l’a habillé la plus belle tunique, qu’on lui a mis l’anneau au doigt et des chaussures au pied, et la fête commença. Le pécheur pardonné doit partager sa joie avec Dieu et ses amis. De l’autre côté, on nous montre le fils aîné, qui s’est mis en colère, refusant d’entrer, etc. Ne le jugeons pas, la plupart de fois, il reflète notre image. La plupart de fois, nous voudrions que le pécheur reste ainsi jusqu’à la fin du monde. La plupart de fois, nous aimons mettre des étiquettes sur les gens. Nous ne disons pas : « Celui qui a volé », mais nous disons : « Le voleur ». Nous pensons qu’il ne se convertira pas ! La plupart de fois, nous ne sommes pas contents d’un pécheur converti, nous souhaiterions qu’il subisse les conséquences du péché et que nous les voyions ! Convertissons-nous donc ! Si nous ne nous convertissons pas, c’est nous qui risquerons de rester dehors comme ce fils aîné, jugeant les autres que Dieu a déjà pardonnés, nous donnant le pouvoir (de Juge) que nous n’avons pas. Osons demander le pardon à Dieu, pour nous-mêmes et pour les autres qui en ont besoin. C’est par la miséricorde de Dieu que nous vivons, rendons-lui grâces en tous moments.

Devenir chrétien catholique?

 

Pourquoi faut-il devenir chrétien catholique?

Lettre  à ma tante.

                                                                                                   « Soyez toujours prêts à défendre l’espérance qui est en vous

Vue de la coupole de la basilique St Pierre Rome

Vue de la coupole de la basilique St Pierre (Rome)

    Dès que quelqu’un vous demande vos raisons » (1Pierre 3,15).

Chère tante,

La dernière conversation que nous avons eue entre nous m’a porté à réfléchir et revenir un peu sur les raisons qui soutiennent mon adhésion que j’affirme irréversible à la foi chrétienne, non seulement chrétienne, mais catholique. Tu te rappelles que tu me disais que tu ne vois pas encore la nécessité de devoir devenir catholique. Quant à moi qui suis né d’une famille catholique, dans un village presque peuplé des seuls catholiques, j’ai toujours vu comme normale être catholique. Les catéchèses que j’ai suivies m’ont donné des contenus, souvent à mémoriser. J’ai été toujours (ou presque) nourri du COMMENT puisque la question du POURQUOI ne se posait pas encore. Merci de m’avoir poussé à me faire aussi cette question, qui est une invitation donnée a tous par Saint Pierre, le Prince des Apôtres.

Alors, à toi chère tante qui n’es pas encore catholique, mais aussi à tout lecteur non croyant ou incertain, j’offre ces quelques lignes comme une invitation à voir combien est raisonnable croire ne Dieu de Jésus-Christ, dont l’Eglise Catholique reçoit et proclame la foi. Je suis cependant certain que aucune preuve suffise pour quiconque ne décide de s’ouvrir à la Vérité, je présume que tu veuilles bien connaître et adhérer à la vérité, si je considère les questions que tu m’a posées et qui me poussent à revenir sur le pourquoi de mon être catholique. Par ailleurs, je pense que tu as été porte-parole de notre époque qui pose tant de questions à l’Eglise Catholique qui a la « folle » ardeur d’affirmer et de dire la pleine vérité sur l’homme, sur le monde, dire la vérité de Dieu et sur Dieu. Le choc qui est créé est que cette vérité n’est pas une vérité parmi tant d’autres, comme le prétend le relativisme !

C’est pourquoi j’ai prié, comme l’écrivait saint Augustin, et je prie encore pour que ces lignes soient utile pour toi, chère tante, ou au moins ne fassent aucun dommage à toi ou à quiconque par hasard lira ces lignes, sinon le choc de sa conscience qui doit arriver à se poser les mêmes questions que tu m’as faites et ainsi, « chercher la vérité, la trouver, et après l’avoir trouvée, la poursuivre, en faire un ami à proposer aux autres ».

Enfin, avant d’exposer ces quelques raisons de la crédibilité de la foi chrétienne catholique, je désire dire, comme un bon catholique que je pense être, que seule l’Eglise possède l’autorité définitive. Un fidèle, quand bien même il serait grand théologien, ne représente que lui-même. Ces lignes présentent alors et simplement les quelques bases sur lesquelles je pose personnellement ma foi et j’ose t’inviter à y découvrir au moins une lueur afin que tu puisses, toi aussi, te décider. Me puis-je servir pour cela de ces paroles avant de ma lancer : « J’ai parlé sans comprendre de toutes ces merveilles, elles me dépassent et je n’y atteins pas ». (Job 42,3).

Motifs de crédibilité de la foi chrétienne catholique.

« A tout Seigneur, tout honneur ». Le premier motif de crédibilité est « Jésus lui-même qui est l’origine et le terme de la foi chrétienne ». En effet, c’est Jésus est origine et terme de la foi chrétienne (Hébreux 12,2). Même du point de vue strictement humain, Jésus donne un point de vue lumineux et digne de confiance. Il n’est pas un homme qui a fait l’expérience de Dieu d’une manière particulière, comme il serait le cas de Bouddha, Socrate ou les autres qui renvoient non pas à eux-mêmes, mais bien à autre chose ou à une autre « personne ». Ce n’est pas leur personne qui importe, mais uniquement le chemin qu’ils tracent ou qu’ils montrent. Pour Jésus, il s’agit de sa personne même. A travers son « moi Je Suis », on perçoit le « Je Suis » de l’Horeb. Le chemin consistera à le suivre car il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14,6). Ce sont alors des prétentions humainement particulières. Jamais un Hébreux ainsi humble et extrêmement religieux n’avait osé s’attribuer de telles prérogatives. Accusé même devant le Sanhédrin, il ne retira pas ce qu’il avait toujours affirmé.

Cela porte au scandale d’un amour qui va jusqu’à l’extrême de l’abaissement de cette personne qui se fait petit pour les plus petits, pauvres pour les plus pauvres. Il ne le feint pas comme le font les politiciens qui crient partout qu’ils sont au service du peuple, en simulant même certains gestes, alors qu’ils n’entendent vivre cela concrètement. Jésus ne fait pas de spectacle. Sa simplicité est vraiment vécue, il vit la parole qu’il prêche. Il est difficile qu’un homme politique ou quiconque lutte pour un monde juste vienne vivre et partager la condition malheureuse qu’il décrit pour en sentir le poids et la changer de l’intérieur. Chère tante, en ceci, je ne veux pas affirmer que ce dernier ne puisse comprendre rien de la misère de ceux pour qui il lutte. Une chose est comprendre, compatir, une autre chose est vivre cette même vie que l’on combat. Qui d’autre comme Jésus vivra la misère de la vie humaine jusqu’à l’extrême de la mort, une des situations limites de la vie humaine ?

Toutes les religions du monde adorent la majesté et la grandeur de Dieu, mais seule la foi chrétienne propose d’adorer un Dieu-serviteur qui court le risque de ne pas être compris par la logique humaine de l’autorité, du service, du succès. Dieu s’est fait un vrai bébé qui appelle sa maman comme les autres enfants, un ami qui appelle « amis » ses disciples. Bien qu’il reste dans les cieux de sa majesté, Dieu s’humilie jusqu’à être comme tous. Il existe des mythes païens qui racontent que quelquefois, un dieu serait descendu in cognito dans le monde et personne ne l’a vu puisque personne ne pouvait penser à une Présence aussi humble. C’est cette humilité même de Jésus qui montre que la foi chrétienne n’est pas une construction qui réponde aux besoins et à la taille humaine.

Cela se renforce quand on pense à un autre motif de crédibilité qui est la sincérité des témoins : les Apôtres.  C’étaient de petites gens, des personnes concrètes, non instruites, des Juifs monothéistes comme les autres. Comment alors sont-ils parvenus à cette « folie » de ce « jeune homme » aux prétentions divines ? Certainement, ils ont fait expérience indéniable : « ce que nous avons entendu, et que nos yeux ont vu, et que nos mains ont touché, (…) nous vous l’annonçons pour que vous soyez en communion avec nous » 1 Jean 1, 1.3). Oui, tout est partie d’une rencontre vraie. Ainsi peuvent-ils affronter l’hostilité de leur temps, en prêchant une réalité déconcertante de l’Evangile d’un Crucifié-Ressuscité, en prêchant la victoire d’un « défaillant » ! Il faut par ailleurs, chère tante, noter que les récits des Evangiles ne cachent pas les faiblesses de cette équipe : l’incrédulité, les luttes internes de pouvoir, la lenteur en ceci ou en cela… Je pense que si les évangélistes étaient experts de la nouvelle science des « Public Relations », même à un degré minime, ils auraient pu bien sélectionner, dissimuler, rationnaliser certaines tares même graves de leur part ou même certains traits de la personnalité de Jésus, cette personne qui éprouve des émotions jusqu’à pleurer par exemple. Au contraire, ils ne sont pas gênés par cela, ils sont vrais, ils disent tout en toute simplicité.Ici s’enracine un autre motif fort : celui de la succession apostolique.Les apôtres constituent un collège institué par le Christ lui-même et qui ne se défera pas même au cours de l’histoire. Le Pape, successeur de Pierre,  en garantit l’unité. En effet, Jésus donne le pouvoir à saint Pierre à travers trois choses : le nouveau nom de Pierre (la pierre), la promesse de fonder son Eglise sur Pierre et les clés du royaume des cieux (Matthieu 16, 17-19). Quand Jésus parle des clés du royaume, il se réfère sans doute à Isaïe 22, 20-22 où Ezéchias, héritier royal du trône de David et roi d’Israël au temps d’Isaïe, remplaça son ancien premier ministre, Shebna par un nouveau nom d’Elyakim. Tout le monde reconnaissait le pouvoir de celui qui avait reçu les clefs. En confiant les clefs du royaume a Pierre, Jésus crée pour son Eglise, le poste de « Premier Ministre » pour gérer son Eglise, royaume de Dieu sur la terre. Cette charge confiée à Saint Pierre et sa primauté ont été transmises aux successeurs jusqu’à l’actuel Pape François. Cette tradition ininterrompue nous explique alors l’Ecriture qui est comme la Constitution des Etats. Les fondateurs de chaque nation, de chaque royaume ou da chaque mouvement donnent l’esprit à travers une constitution, des statuts. Mais avec seulement cela, il régnerait une anarchie : c’est alors qu’il faut des hommes (un Président, l’Assemblée Générale, etc.) pour administrer et interpréter les textes fondateurs. Chère tante, penses-tu que le Christ nous ait laissé seulement son Esprit et des textes ? Non ! Je ne pense pas ainsi, moi.

Célébration eucharistique (Place St Pierre)

Célébration eucharistique (Place St Pierre)

Dans la foi catholique, la famille se reconnaît aussi dans la participation à la célébration des sacrements, dont le centre et le sommet se trouve dans l’Eucharistie. Ici, je ne fais que reprendre le terme utilisé par les premiers chrétiens et, particulièrement,  l’Evangile de Jean et l’épître aux Hébreux nous montrent la liturgie et les sacrements comme élément central de la vie de la famille de Dieu. Entre dans une Eglise, basilique ou cabane où se célèbre ce mystère et écoute : « ceci est mon corps livré pour vous…ceci est mon sang versé… ». Jésus ne s’est pas seulement humilié pour nous en s’incarnant afin de devenir notre sacrifice parfait, il fit encore plus en nous offrant  cette même chair et son sang pour être nourriture et vie de nos âmes. Quelle autre religion possède ce don aussi grand ? Simplement, elle n’existe pas !

La récitation du Chapelet familiarise à la méditation de la vie du Christ et permet de lubrifier notre connaissance théologique. La vénération que réserve l’Eglise catholique à la Vierge Marie ne fait qu’imiter l’exemple du Christ. En effet, en tant qu’homme, nul ne doute que le Christ ait accompli parfaitement la loi de Dieu, y compris le commandement d’honorer son père et sa mère. Ce ne devrait même pas être un acte de foi, c’est plus que normale, non ? Or, le mot hébreu kabodah qui veut dire honorer signifie littéralement « glorifier ».  Par conséquent, le Christ n’a pas seulement honoré son Père du Ciel, il a aussi et parfaitement honoré sa mère sur la terre, en lui octroyant sa propre gloire divine. En imitant le Christ, nous honorons notre propre mère parce le Christ est notre frère, et nous devons le faire en honorant toute personne que lui-même honore, avec le même honneur qu’il lui accorde. Dans les Ecritures, n’est-il pas dit : « Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1,18) ? Et le chapelet, le propre de la foi catholique, ne fait qu’accomplir ce passage.

Parlons maintenant des miracles, un autre motif de crédibilité. L’Ecriture nous parle de ce que le Seigneur n’a jamais cessé de faire à sa famille. Des prodiges de vie et de guérison signent la proximité salvifique à la souffrance humaine. Ils sont hors-compréhension, c’est de l’ordre du merveilleux et confirment la liberté de Dieu par guide l’histoire comme il l’entend, puisque il en fixa les lois. Jésus appelle à voir en cela l’œuvre de Dieu : si vous ne me croyez pas, croyez au moins à ces œuvres, et sachez, et reconnaissez que le Père est en moi et que je suis dans le Père » (Jean 10, 38).  Alors, dis-moi, chère tante, quelle autre religion au monde peut documenter et montrer des prodiges comparables à cela ! Il est sans conteste qu’ils engagent une reconnaissance de la part d’un cœur animée de bonne volonté. Tu le sais, je n’ai jamais douté de ta bonne volonté et c’est cela qui caractérisa la conversation que nous avons tînmes  et qui me poussa à vous écrire ces lignes !

Ces miracles sont aussi à la base des autres « miracles moraux », appelons-les comme ça. Je pense à l’immense cohorte des martyrs, des saints, des témoins de ce qui s’est passé dans le monde, il y a près de 2000 ans et qui résonne encore dans ces cœurs qui n’ont peur de rien pour témoigner. Quand je parle de cela, tu comprends, chère tante que je ne parle plus de la foi chrétienne en général, mais bien de la foi catholique ! D’après toi, sont-ils tous des fous pour payer de leur sang, de leur marginalisation et de tous les maux qu’ils ont eus et qu’ils ont à supporter ? Pour être plus concret, parlons de moi-même : quand j’annonçais que j’allais entrer au séminaire pour « me faire prêtre », certains de miens n’ont pas compris. J’étais comme fou à leurs yeux, toi exceptée ! Est-ce que je parais vraiment fou ? Non ! Par contre, tous ces martyrs de l’histoire de l’Eglise catholique, de Saint Etienne à sainte Lucie, des jeunes Ougandais aux martyrs de la fraternité de Buta (comme ils sont conçus par l’opinion),  on ne peut que contempler en eux le triomphe de l’humilité, de douceur, de simplicité, de vie pleinement humaine. Peut-être que tu me diras qu’il y en a qui sont morts pour les idéaux comme pour leur patrie ! Bien sûr que oui, ces sont de grands hommes. Mais qui parmi eux, est mort avec des mots de pardon à ses bourreaux ? Qui serait-il mort, dis-le-moi, avec un visage resplendissant de la joie du Christ, la joie de celui qui se sent honoré de ressembler à son Maître ? Simplement, disons « PERSONNE » ! C’est uniquement la foi catholique qui nous propose cette richesse incomparable.

Tirons un autre motif de crédibilité : l’Eglise elle-même. Peut-être que j’aurais pu commencer par ici, mais j’ai eu peur de ta disponibilité à continuer à m’écouter, à me lire. Chère tante, c’est cette même Eglise qui prolonge tout cela dans le temps et dans l’espace. Il est notoire qu’il y a dans le monde cette présence mystérieuse et faible, grande et humble et dont rendent témoignage tant de communautés chrétiennes. Il est malheureusement vrai que ce message n’a pas été transmis fidèlement. Cela n’a pas cependant empêché l’accomplissement de nombreuses œuvres de charité suscitées par la foi quand des hommes et des femmes se sont inclinées sur les multiples misères de la société humaine. Nonobstant les limites qui salissent la face de l’Eglise, celle-ci conserve et transmet toujours le message d’amour. Les derniers chapitres du livre de l’Apocalypse soulignent toujours que l’Eglise est l’Epouse du Christ qui est son Epoux. Et puisqu’il existe un seul époux, il ne peut qu’exister une seule épouse : une seule Eglise, sainte, catholique et apostolique. La sainteté de cette Eglise qui a subi divers outrages de la part de certains de ses responsables, la pousse à demander pardon pour les méconduites de ses fils et filles. Elle demande pardon à l’humanité comme le fit le Bienheureux Pape Jean Paul II, mais aussi ne se lasse pas à demander pardon à son Epoux qui l’a purifiée grâce au sang de sa croix.

Cette Eglise convainc aussi par son message de vérité et de liberté. Qui serait cette personne qui n’aspire pas à la vérité, à la liberté. En tous cas, pas toi, ma tante. Cette vérité a été cherchée et aimée par des philosophes non chrétiens. Cependant, il faut noter leur mode de chercher la vérité aboutissait plus souvent à une vérité impersonnelle. Or, là où Dieu est conçu de façon entièrement a-personnelle, comme il est le cas du bouddhisme par exemple, il n’existe pas de relation positive de Dieu. Le monde qui y est perçu doit aussi être dépassé en tant que source de  souffrance et par conséquent il n’y a plus à lui donner sens ? La religion se réduit alors à indiquer des voies pour surmonter le monde, pour être libéré du poids de son apparence et n’offre pas de critères concernant la manière dont nous pouvons vivre dans le monde ; il n’y a pas de forme de responsabilité commune.

La connaissance de la vérité qui conduit à la vraie liberté permet un agir moralement responsable. En effet, la morale catholique de la justice, de la vraie connaissance de l’état des choses qui doivent être ordonnées. Elle ne vient pas des prescriptions négatives comme l’opinion courante le propage. En répondant à la question « pourquoi faire ceci ou non ? », on ne dit pas que c’est parce que Dieu le veut ainsi ou mieux, le dicte ainsi. Au contraire, c’est parce c’est l’état des choses qui le réclame ainsi. Alors, indépendamment de la foi qu’on professe, il y a des principes fondamentaux qui ne peuvent pas être violés impunément. Tôt ou tard, la nature rétablit l’ordre. Ici je n’ai pas à citer des exemples, chère tante, je sais que si je t’en demandais un, tu me citerais par exemple les nouvelles « définitions » du mariage.

Quand l’amour de la vérité devient un « TU » avec lequel on entre en dialogue, alors et seulement alors, la personne croît. Je pense que c’est la raison pour laquelle Jésus ne répondit pas à la question de Pilate qui lui demandait « qu’est-ce que la vérité » ? Comment auraient-ils pu s’entendre quand Jésus se situe sur une relation personnelle et vraie, un « Tu » dialogique alors que son interlocuteur parle des choses ! QU’EST-CE…?

Je pense aussi à une interprétation rabbinique quant à savoir ce à quoi peut renvoyer le « Je suis la Vérité » de Jésus. En effet, le mot « Vérité » est rendu par le vocable hébreu אמת (é-me-th) formé de la première lettre de l’alphabet hébreu, ce celle du milieu et de la dernière. Cela signifirait que Jésus qui affirme qu’il est la Vérité connaît ce qui est à l’origine de toutes choses, comment les choses sont en leur déploiement spatio-temporel et qu’il se trouve au terme de toute chose. Comment alors, dis-moi, qui est en relations vitales avec la Vérité ne puisse avoir la vraie connaissance c’est-à-dire la sagesse, la perspicacité d’esprit pour pouvoir agir!

Cette foi, cette Eglise sont la parfaite réalisation des prophéties. L’Israël avait le don de ne pas isoler les faits, mais de les lier afin de les lire, les uns à la lumière des autres. Les prophètes ont entrevu un Messie qui devait consoler les affligés, ressusciter Jérusalem. La Bible est pleine du thème de l’attente. Alors chère tante, regarde comment quand arrive Jésus, on reste frappé de la correspondance de ce qui était attendu. Il se présente comme celui qui porte toutes les prophéties à leur réalisation. Si beaucoup de religions parlent de miséricorde de Dieu, qui d’autre sinon Jésus aura manifesté la sainteté de Dieu comme compassion ? Le choix des destinataires privilégiés n’est pas les justes et les purs comme prêchent les réformateurs. Ce sont par contre les impurs, les pécheurs et tous ceux qu’ont pas de considération sociale. « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais le pécheurs » (Luc 5,32). Je ne doute pas que tu te juges comme digne destinataire du message du Christ que véhicule l’Eglise catholique ! Quel intérêt y a-t-il de vouloir convertir un saint ? Ce message est beau, digne d’accueil en tant qu’il s’adresse aussi à qui désespère de la vie. Elle annonce l’amour d’un Père. Je pense qu’aucune autre religion ni philosophie n’a jamais osé une telle affirmation. As-tu jamais pensé à la beauté d’une prière qui nomme un Père commun à tous  et qui, par conséquent, deviennent et doivent se sentir frères? J’ai pensé aux interjections de certaines langues et j’ai trouvé que la tendance naturelle de l’homme est d’être égoïste quand il invoque la divinité comme un apanage ( à moins que ce ne soit la profondeur de la relation fortement personnelle et personnalisée!) : mio Dio ! Mon Dieu ! Oh my God ! Mana yanje !… C’est juste la tendance contraire qui se trouve au début du « Pater Noster » ! Dans cette optique, la vie change de sens et de signe. Et c’est de ce dernier aspect  que je vaux dire quelques mots.

La foi catholique se présente comme une réponse aux questions du sens de la vie de l’homme. Un élément commun à toi, ma tante, et à tous les hommes : quel sens a la vie de l’homme sur la terre ? Qu’est-ce que nous avons à faire ? Ceci s’accentue de plus quand nous trouvons confrontés à nos limites, et surtout à la situation limite de la mort. Alors chacun de nous se demande ce qu’aura été sa vie et ce qu’il en sera dans l’avenir. Des philosophes ont essayé d’y réfléchir, mais leur pensée a souvent débouché à l’impasse. Elle soulevé plus de questionnements que de réponses. Une chose est sûre ; nous cherchons tous la vérité, aimer et être aimé, la félicité mais tant d’obstacles s’interposent devant nous quand nous pensons avoir trouvé ce à quoi tend notre être. Tout ce à quoi on parvient (le succès, l’argent, etc.) ne nous comble jamais et se révèle en deçà de ce que nous désirons.

Depuis près de  2000 ans, un message se propage sur la terre : « aujourd’hui, sans la cité de David il vous est né un Sauveur. C’est le Messie, le Seigneur » (Luc 2, 11). Dès lors, Dieu n’est plus lointain, il a planté sa divine שכינה  (shekinah = tente) au milieu de nous, il partage notre vie, il se déplace avec nous, parce le propre de la tente n’est pas de s’établir, mais de se mouvoir chaque fois que de besoin. Il n’existe pas alors une foi ou une philophie qui explique mieux que la foi chrétienne le sens de la vie de l’homme qui se met en relations avec le “TU” d’Amour qui se révèle ne Jesus-Christ. La foi catholique est alors la seule qui, même en montrant un “crucifié” solidaire aux crucifiés de la terre de tous genres, donne une espérance lumineuse à tous.

En concluant, je désire dire que le motif de crédibilité de la foi chrétienne est l’ensemble de tous ces motifs et beaucoup d’autres qui se renforcent mutuellement, convergeant vers un centre unificateur comme les piliers d’une pyramide: plus ils se renforcent en convergeant vers le même sommet, plus ils forment la pyramide , et chacun ne vaut pas seulement de par sa solidité, mais aussi parce qu’ensemble, ils forment le même édifice. Ainsi en est-ils des motifs de crédibilité en Jésus, fondement et terme de la foi chrétienne.

Je me permets d’espérer que notre conversation t’aidera, mais à voir l’intérêt que tu portes au sens de ta vie, toi qui n’es pas catholique, et surtout que tu acceptes de dialoguer avec moi, je ne doutes pas que tu la liras et reliras. Je souhaite qu’elle puisse révéiller en toi une ouverture plus grande à la vérité qui rend libre. J’attends des compléments, c’est sûr, pour que je puisse encore réfléchir sur le pourquoi de ma foi catholique. Le Seigneur aura accompli sa mission par moi, si cets lignes parviennent à créer, ne fût-ce qu’un questionnement, en toi qui es en train de me lire.

De grand cœur, je te bénis. Ton neveu.

RIYAZIMANA,  Abbé Lambert.