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Le temps de l’Avent : la vie chrétienne est une veille, mais aussi une marche vers une rencontre, dans l’espérance

Le propre de l’homme, c’est de s’interroger sur le sens de sa vie. A la lumière de l’expérience, il s’efforce de déchiffrer les signes (événements heureux ou non, les rencontres, les paroles et discours, …) qui s’offrent à lui. En ce début d’une nouvelle année liturgique(Année B), la parole de Dieu nous présente des croyants qui se sont posé les mêmes questions dans des situations fort diverses : juifs au retour de l’exil de Babylone, les fidèles de l’Eglise de Corinthe ainsi que les destinataires de l’Evangile de Marc. A tous ces hommes qui constatent qu’il est difficile de s’orienter, le prophète, l’apôtre Paul et Jésus lui-même adressent un message identique : « Tenez bon, car Dieu est fidèle ! Il vous a aimés en vous comblant de ses dons ; aujourd’hui encore, il vient à votre rencontre ». Oui, un avenir nouveau commence chaque fois que chacun de nous accomplit sa tâche de serviteur comme le portier de l’Evangile. Pour cela, il faut veiller, ne pas s’endormir.
Nous commençons ainsi l’Avent de cette nouvelle année liturgique avec une consigne précise de la part de notre Seigneur : « Veillez ! ». C’est une invitation à être
(suite…)« Et vous, qui dites-vous que je suis? » Entrer dans la nouveauté de la messianité du Christ.
Déplacement physique, croissance spirituelle.
L’Evangile de Matthieu rapporte le récit de plusieurs personnes en déplacement. La sainte famille part en Egypte et revient (Mt 2,13-23) ; Jésus se déplace dans le territoire de la Galilée (Mt 4,23) ; ses disciples traversent le lac (Mt 15,29 ; 16,5)… En ce 21ème dimanche du T.O, Jésus et ses disciples se rendent aux frontières les plus éloignées du territoire contrôlé par les Romains, après l’épisode de Tyr et Sidon, et arrivent à Césarée de Philippe, ville païenne se trouvant à environ 45km au nord du Lac de Galilée. Souvent, de tels déplacements physiques signifient un progrès spirituel et une occasion de croissance dans la foi. Césarée de Philippe sera un tournant dans la vie de Jésus et dans la foi de ses disciples. Une occasion de voir les objectifs de nos pèlerinages, pour ce qui regarde la croissance dans la foi.
Dans ce cheminement, chacun progresse à son rythme. Ses disciples ont une foi naissante (Mt16,8) ; les autorités religieuses le rejettent et l’accusent même de collaborer avec le diable (Mt9,34) et complotent sa mort (Mt12,14) d’où ils essaient de le piéger (Mt16,1) ; la foule l’accompagne en voyant en lui une certaine réincarnation des prophètes du passé (voir Mt 3,23-24 ; 7,29 ; 9,8 ; 13,53-58). Quelle est ma progression de foi ?
Césarée de Philippe.
Après l’épisode de Tyr et Sidon, avec les douze, Jésus s’est retiré dans la région de «Césarée-de-Philippe », ville construite par le tétrarque Hérode-Philippe près des sources du Jourdain, et ainsi dénommée en l’honneur de l’empereur Auguste. Jésus a-t-il voulu susciter la reconnaissance de son identité messianique sur l’horizon de cette cité élevée à la gloire des grands de ce monde, afin de suggérer l’antagonisme irréconciliable entre le Royaume de son père et les Empires d’ici-bas ? Ou bien a-t-il choisi ce lieu paradisiaque où l’eau coule en abondance et où la végétation est luxuriante, pour signifier que l’accueil de la révélation donne accès à la nouvelle création ? Peut-être faut-il conjuguer les deux interprétations : Jésus pourrait en effet suggérer par ce choix géographique, que l’on n’accède au nouvel Eden qu’en renonçant aux fastes d’ici-bas ?
Césarée était dite « de Philippe » : ce prince avait entrepris de reconstruire la ville (suite…)
La foi est une relation personnelle avec Jésus, nous fait passer de la guérison au salut. Rendons grâce pour ce don.
Universalité du salut en Jésus-Christ.
L’Evangile de Saint Luc qui nous accompagne le long de cette année liturgique nous rappelle constamment le caractère universel et universaliste du salut en Jésus-Christ. Au moment où nos communautés nationales, régionales, nos familles, et différents groupements risquent de nous enfermer sur nous-mêmes, Luc nous ouvre l’esprit, lui qui aurait vécu dans une société multi-ethnique et multiculturelle. Il nous montre un Jésus qui ne fanatise pas avec le racisme, les divisions de toutes considérations. En effet, Jésus se rend à Jérusalem (nous l’accompagnons depuis le mois de Juillet, quand nous méditions la fin du chapitre 9) en traversant la Samarie, province méprisée et excommuniée par les habitants de Jérusalem (Voir Jean 4,9).
Après 722 av.J.C, la Samarie avait été repeuplée d’un ramassis d’esclaves : des populations de toutes origines, un mélanges de races, cultures, croyances religieuses et peut-être des incroyants. Des hérétiques ! Ne vous rappelez-vous pas que même les apôtres de Jésus voulaient faire descendre du feu sur les Samaritains ? N’étaient-ils même choqués de trouver Jésus en train de parler avec la samaritaine ? La largeur de vue de Jésus doit nous mettre en question. N’y a t-il pas en nous des préjugés du genre ? Des catégories et groupes de gens, des gens de certains milieux, certains … (complétez vous-mêmes!) que nous avons déjà jugés et classés ?
Contre nos préjugés et classifications
Dans la première lecture, le Général Naaman est contraint à se dépouiller de sa noblesse pour obéir aux paroles du prophète Elisée. Quelle humilité n’a-t-il pas fallu à ce Général syrien pour aller trouver le prophète alors les Syriens et les Hébreux étaient en guerre ? En plus, la cure de guérison prescrite par le prophète lui paraissait peu sérieuse : se plonger sept fois de suite dans le Jourdain. Dépassant ses préjugés, il s’exécuta et fut guéri. Reconnaissant alors la puissance du Dieu d’Israël qui éclipse tous les dieux qu’il avait jusque-là honorés, il emporte de la terre de Palestine pour construire en son pays un autel au Seigneur. Nous qui sommes attachés à ce que quelqu’un a été dans le passé (il m’a insulté, sa famille, son ethnie… nous a fait tant de mal dans le passé, etc.), serions-nous capables de faire comme ce Général qui va se faire soigner chez les ennemis ? C’est grâce à cette humilité/humiliation qu’il découvre la miséricorde de Dieu et reconnaît la grandeur du Dieu d’Israël, bien qu’il soit étranger. La foi exige un dépouillement continuel de soi, de ses (suite…)






