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Lazare et le Riche: leçons d’amour et de partage
« Cet homme, c’est toi » (2 Sam 12, 7).
Chers amis, ces paroles par lesquelles le prophète Nathan accuse le roi David, pourraient fort bien m’être attribuées à moi, qui me scandalise devant l’indifférence de ce mauvais riche faisant bombance, tout en ignorant, ou mieux, ne voyant pas le pauvre Lazare, mendiant sur le pas de sa porte. Comme David qui se scandalisait du comportement de ce riche propriétaire égorgeant l’agnelle du pauvre pour épargner son cheptel, alors que lui-même venait de prendre la femme du général Uri le Hittite, ainsi moi aussi je me fais l’accusateur des riches de ce monde, en refusant de voir que j’en fais partie. « Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Ne faisons-nous pas partie de « ceux qui vivent bien tranquilles et se croient en sécurité » (1ère lect.) alors que
Derrière Jésus et dans les pas du cheminement baptismal de l’aveugle-né: quand voir c’est croire et croire c’est voir.

Nous sommes arrivés au quatrième dimanche dans notre cheminement vers Pâques. Le 1er dimanche, du Carême, nous avions médité sur les tentations de la vie du disciple, tentations qui se présentent comme épreuve de la foi, de l’espérance et de l’amour. Nous n’avons pas à perdre cœur. Pour cela, Jésus a voulu confirmer ses disciples, en leur partageant comme un avant-goût de ce qui se trouve à la fin du parcours. Ils sont confirmés, c’est vrai, mais la fatigue du chemin, la soif, le doute pourrait encore alourdir leur conscience. Le troisième dimanche a servi à répondre à cela : Dieu nous désaltère et assouvit notre « soif » comme le cas de la Samaritaine. Il faut marcher, fixer notre regard sur Jésus, évidemment si nous y voyons clair. Il est, par chance, celui qui nous libère de notre aveuglement du cœur pour que nous puissions le suivre (4ème dimanche) pour comprendre le miracle de la résurrection de Lazare (5ème dimanche), signe et gage de notre résurrection. On pourra alors célébrer la semaine sainte avec fruit, et entrer avec Jésus à Jérusalem en chantant « Hosanna ». On ne va pas donc vers le vide
(suite…)Premier Janvier et Solennité de Marie Mère de Dieu: « Bénédictions et Paix du Ciel sur les hommes à travers la simplicité des événements de Noël ».
Le premier jour de chaque année est dédié à la solennité de Marie Mère de Dieu. Il est aussi la Journée Mondiale de prière pour la paix et nous sommes habitués à méditer les messages que les Souverains Pontifes adressent aux fidèles catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté. Cela ne saurait être séparé de Noël où nous chantons avec les anges, la gloire de Dieu et la paix qui se déverse sur le monde. Oui, l’incarnation signe le temps de la paix, malgré la simplicité des récits de la naissance de Jésus, Prince de la paix. A travers cette simplicité même, descendent sur l’humanité et la création entière les bénédictions de Dieu, les grâces de Dieu, la paix de Dieu.
Toute la narration de la naissance de Jésus dans l’Évangile est pleine de pauvreté et de simplicité. Jésus est né dans une mangeoire pour animaux, il a été couché dans la paille, ces premiers visiteurs ont été de simples bergers des environs… Et pourtant il se dégage de tout cela une atmosphère de paix et de joie profonde, qui rejaillit jusqu’à aujourd’hui dans notre société. Il y a bien un lien entre la pauvreté et la joie, entre la simplicité et la paix. Celui qui cherche à avoir toujours plus et plus ne trouve jamais la vraie joie, car il ne profite jamais vraiment de ce qu’il a, et son cœur se ferme aux autres, de peur qu’ils lui prennent ce qu’il a. Celui qui cherche des explications à tout, qui veut toujours tout contrôler et tout comprendre, ne trouvera pas la paix, car nous n’aurons jamais un contrôle total de ce qui se passe dans notre vie et autour de nous. Pour trouver la paix et la joie, sachons donc vivre dans notre vie cet exemple de pauvreté et de simplicité que Jésus, Marie, Joseph et les bergers nous montrent.
« Que le Seigneur te bénisse et te garde… Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix! » (1ère lecture) C’est de cette manière que les prêtres israélites invoquaient les bénédictions du Seigneur sur le peuple d’Israël. Le Psaume 67, hymne pour les récoltes, (suite…)






