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La famille, malgré ses difficultés, reste le lieu de la manifestation de la sollicitude de Dieu.

NoelLe dimanche qui suit directement la fête de Noël, l’Eglise nous fait célébrer la solennité de la sainte famille. Elle célèbre le fait que le Fils de Dieu lui-même a voulu initier sa course au sein d’une famille normale, qui mène sa vie dans cette contrée retirée de la Galilée: Nazareth. La Providence aurait pu choisir d’autres circonstances pour accomplir le mystère de la Rédemption ; mais elle a voulu honorer en tout premier lieu la famille domestique de sa visite, pour signifier à toutes les générations sa suréminente dignité, comme fondement de la « famille de Dieu » (Ep 2, 19) et de toute société humaine.
Au cœur des lectures de ce jour où nous fêtons la Sainte Famille, modèle des familles chrétiennes, se situe l’enfant, don de Dieu, signe d’Alliance.

Oui, Dieu s’est inséré dans notre histoire, en se soumettant à tout ce que la loi prescrit. En effet, ce n’est pas par hasard que Luc parle de la loi 5 fois dans ce petit extrait (quand arriva le jour fixé par la loi, …sacrifice prescrit,…selon ce qui a été écrit,…accomplir les rites prescrits,…lorsqu’ils eurent accompli: Cfr v.22, 22, 24, 27, 39). La famille de Jésus, nonobstant les circonstances particulières dans lesquelles cet enfant divin est né, ne se dérobe pas à la loi. Jésus lui-même s’alignera comme tout le,monde pour recevoir le baptême de Jean, puisqu’il faut accomplir tout selon la justice.

Ainsi la famille humaine devient le lieu de la manifestation de Dieu. Elle peut approcher le divin. En cet épisode, nous avons une famille normale qui se rend à Jérusalem. Le message est venu de Jérusalem (pensons à l’annonce la naissance de Jean Baptiste qui advient au temple, et le Baptiste passera sa vie dans le désert). Jésus et sa famille font le chemin inverse. Ils partent de ces lieux normaux et oubliés vers Dieu dans on temple. Tout le monde peut alors avoir accès auprès de Dieu, mêmes les plus pauvres. C’est en premier lieu pour eux que le royaume de Dieu est venu.

Qui sont ces oubliés? Ils sont ici représentés par ces vieux: Siméon et Anne. Simeon et Anne représentent toutes ces personnes que notre société ne considère plus. Ce sont ces derniers qui viennent accueillir Jésus, et non pas grands prêtres, qui pourtant connaissaient les Écritures. Rappelons-nous des bergers, ces hors-la-loi (pour le sabbat) qui en savaient même pas ce qui se passait dans la société. Qu’avons-nous fait de nos vieux, toujours seuls au milieu de nos cités désertiques?

Ils sont représentés par l’enfant Jésus, e ce qu’est devenu l’enfant de nos jours: « objet » de convoitise et de contradiction, maintenant qu’on revendique le droit d’avoir des enfants et le droit de les éliminer quand on veut. La menace qui pèse sur la vie de l’enfant, fruit et incarnation de l’amour, n’est-elle pas la preuve irréfutable que notre société a perdu le sens du mystère de la personne humaine ? Lorsqu’un groupe humain revendique conjointement le « droit » à l’enfant et le « droit » de l’éliminer, il reconnaît ouvertement qu’il ne considère plus cet enfant comme une fin en soi, mais simplement comme un moyen au service de la satisfaction des désirs des parents.

Ils sont représentés par ce couple de pauvres (Marie e Joseph) qui ne peuvent pas de payer la bête pour offrir le sacrifice. « Si la femme est incapable de trouver la somme nécessaire pour une tête de petit bétail, elle prendra deux tourterelles ou deux pigeons »(Lv12,8). Ces deux pauvres se contentent du minimum: des colombes. Ce couple représente tous ces couples et familles incertaines du lendemain et qui n’arrive pas à joindre les deux bouts du mois.

Ils sont représentés par ceux qui sont en proie aux incertitudes et doutes, quand bien même ils sont intelligents comme Nicodème qui ira trouver Jésus, de nuit (Jn 3), qui se rangera sans peur pour lui au sein du Sanhédrin (Jn 7) et qui n’hésitera pas à dépenser en achetant des arômes pour la sépulture de Jésus (Jn 19); ils sont ces riches inquiets qui n’ont plus rien à perdre comme Zachée et qui ne se préoccupent pas des qu’en-dira-t-on (il n’hésitera pas à grimper le sycomore bien qu’il soit chef- natwe dupfira ikoti!).

Ils sont représentés par ceux qui n’ont pas de parole dans le concert des nations alors que les destinataires du salut sont de toutes les nations, bien que Jésus soit aussi la gloire d’Israel. Personne n’est exclu de la grâce qu’apporte le Seigneur, bien que nous soyons tentés à ériger des barrières entre les personnes, toutes créées à l’image du même Dieu, le Père de tous.

Oui , cette fête nous donne vraiment le sens de la venue de Dieu au sein de notre vie quotidienne. En même temps, elle nous implique et suscite notre engagement pour la famille, pour la vie, pour les pauvres et les oubliés et les marginaux de notre société.

Sommes-nous capables de reconnaître ce Dieu qui vient chez nous, même en ces situations non moins déconcertantes? Certainement, il faut la foi pour que Siméon puisse voir le Sauveur d’Israel et du monde en cet enfant qui ne peut même pas se tenir débout et qu’il faut prendre dans les bras. Il faut d la foi comme celle d’Abraham dont parle la première et la deuxième lecture pour croire en des promesses humainement irréalisables. Seul celui qui se laisse ouvrir les yeux par l’Esprit (nommé trois fois en ce texte) peut voir l’invisible. Pensons seulement au pain eucharistique que nous recevons!! Il faut de l’espérance comme celle à laquelle l’auteur de l’épître aux Hébreux appelle les chrétiens découragés et fatigués d’endurer les situations difficiles. Sur la route de la foi, les échecs et les retards dans la réalisation de la promesse peuvent devenir des moyens s’approfondir sa foi, à l’image d’Abraham qui a cru contre toute espérance.

Dieu notre Père, ton Fils est entré dans une famille pour nous faire entrer dans ta communauté d’amour. Avec Syméon et Anne, laisse-nous te bénir car nous avons vu notre Sauveur, lumière pour éclairer les nations. Que l’Esprit Saint fasse de nous une vivante offrande à ta gloire.

« Que les cieux fassent venir le Juste, que la terre s’entrouvre et donne naissance au Sauveur. »

Après Jean-Baptiste dont nous parlait l’Evangile du dimanche passé, la liturgie de ce jour introduit une autre figure clé de l’Avent : la Vierge Marie. Plus encore que le Précurseur, elle est le modèle pour l’Eglise durant le « grand Avent » préparant le retour glorieux du Seigneur, mais aussi pour l’accueil du même Epoux dans ses venues quotidiennes, sous le voile des différentes formes que revêtent sa présence réelle au milieu de nous. Jour après jour, l’Eglise doit être cette terre vierge qui se laisse féconder par la « pluie bienfaisante » qui descend des nuées, afin de « donner naissance au Sauveur » dans les âmes des fidèles, selon même les mots de l’Antienne d’ouverture de la messe de ce dimanche. L’Eglise, c’est-à-dire l’ensemble des baptisés rassemblés dans une même foi, mais aussi chacun d’entre nous, dans le face à face personnel qui constitue l’essence même de notre vie spirituelle. Car Dieu veut habiter parmi nous, faire en nous sa demeure éternelle : tel est « le mystère qui est maintenant révélé : il était resté dans le silence depuis toujours, mais aujourd’hui il est manifesté », malgré le silence qui part du protévangile du livre de la Genèse. Et ce mystère, c’est que tout être humain est prédestiné à accueillir « la germe impérissable, la Parole vivante de Dieu » (1 P 1, 23), afin de collaborer à la naissance du Christ en lui.

On ne peut dire plus clairement que la femme en sa maternité, est l’archétype de l’humanité dans le plan de Dieu. La Vierge enceinte nous révèle la capacité de la nature humaine à recevoir Dieu en sa chair. A l’heure où la société cherche légitimement à trouver la place spécifique de la femme au sein de la culture, il est bon de se souvenir que la finalité de toute vie humaine est de participer à un mystère d’enfantement : « afin que le Christ soit formé en vous » (Ga 4, 19). Ce qui suppose que face à Dieu, la dimension spirituelle de l’être humain est essentiellement féminine. « A la paternité divine comme qualificatif de l’être de Dieu, répond directement la maternité féminine comme spécificité religieuse de la nature humaine, sa capacité réceptive du divin ».

C’est pourquoi l’Annonciation dépasse l’événement de l’incarnation du Verbe dans le sein de la Vierge : il est l’annonce de la maternité de l’Eglise tout entière, c’est-à-dire de chacun des croyants, qui tous sont appelés à participer à l’enfantement du Corps du Christ, né de la Vierge Marie. Nous imaginons sans peine que pour accueillir un tel hôte, il y aura besoin de quelques transformations intérieures, disons d’un certain rafraîchissement des peintures et des papiers peints. Heureusement, le Seigneur nous fait dire « qu’il nous fera lui-même une maison » dans laquelle nous pourrons vivre avec lui « des jours tranquilles, délivrés de tous nos ennemis »,mots que nous cueillons sur les lèvres du prophète Nathan. Ce que Dieu a accompli en Marie par une grâce prévenante, il veut l’accomplir également en nous par une grâce purifiante qui nous rende digne de devenir son Temple. En fait ce grand œuvre est déjà commencé : depuis le jour de notre baptême, nous sommes « le Temple de Dieu et l’Esprit de Dieu habite en nous » (1 Co 3, 16). Nous aussi, « la puissance du Très-Haut nous a pris sous son ombre » afin d’enfanter en nous le « Fils de Dieu ».

Comment « à cette parole », ne pas être « tout bouleversés » : est-il possible que les pauvres pécheurs que nous sommes, soient appelés à une telle destinée de gloire ? Devant notre désarroi, l’Ange nous rassure tout comme Marie : « “Sois sans crainte, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu” : le mystère de ta « participation à la vie divine » (2 P 1, 4) n’est ni ton œuvre, ni la récompense de tes mérites, mais le don gratuit du Dieu de miséricorde ».

Il suffit de voir le contraste qui existe entre cette Annonciation à Marie et celle faite à Zacharie quant à la naissance du précurseur.

Celle de Jean Baptiste se déroule à Jérusalem dans la capitale de la Parole de Dieu pendant que Marie se trouve en Nazareth, ce petit village d’environ 150 habitants à l’époque ( disent les archéologues);
– Le lieu lui-même est suggestif: Zacharie se trouve dans le temple, mais Marie est dans une maison normale, particulière, comme les nôtres, pour nous dire combien Dieu vient habiter au milieu de son peuple, dans sa vie quotidienne.
– Et puis, le message est annoncé à un prêtre, dépositaire des secrets de Dieu, alors que Marie est une jeune fille de la campagne, du commun des gens.
– Alors que le prêtre n’y croit pas, Marie donne son consentement au projet de Dieu. Elle en cela notre modèle et notre soutien, parce que la grâce de Dieu nous rends capable de l’accueillir là où l’action humaine ne ferait rien puisque  » rien n’est impossible à Dieu », nous dit l’Evangile.

Nous comprenons alors que notre sanctification est le fruit de l’action de l’Esprit, qui opère la naissance miraculeuse de Jésus au fond de notre âme. Dieu lui-même nous le promet dans la première lecture, s’adressant au roi: « Je serai pour toi un père, et tu seras pour moi un fils », et nous y répondons par le psaume responsorial: « Tu me diras : “Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut”. Et moi, sans fin, je te garderai mon amour ; mon alliance avec toi sera fidèle ».

Forts de telles promesses, n’hésitons pas à renouveler notre engagement baptismal en disant avec la Vierge de l’Annonciation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ». Nous le savons bien : ces quelques mots ne sont pas pour Marie un point d’aboutissement, mais le départ d’une grande aventure, dont Dieu seul connaît le chemin. En disant son « fiat », elle a mis ses pas dans ceux du patriarche Abraham, qui « eut foi en Dieu, et de ce fait, Dieu estima qu’il était juste » (Rm 4, 3). Comme lui elle a couru le risque de la vraie liberté en obéissant à la Parole de vérité, et elle s’est mise en route dans la confiance au Dieu fidèle. « Espérant contre toute espérance, elle a cru, et ainsi elle est devenu la mère d’un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : “Vois quelle descendance tu auras !” » (cf. Rm 4, 18-19). Jamais elle n’a faibli dans la foi : au pied de la Croix, au moment de l’enfantement dans la douleur de l’Humanité nouvelle, elle a redit son « oui », et à la demande de son Fils devenu son Maître, la parfaite disciple nous a tous reçu pour ses enfants.

C’est à la lumière de cette maternité de Marie, Mère de miséricorde, qu’à notre tour nous sommes invités à prolonger dans nos vies son ministère, en enfantant le Corps du Christ qui est l’Eglise. Le Seigneur attend de chacun de nous, qu’à notre tour, nous prononcions notre « fiat », que nous donnions sens à notre pèlerinage en l’orientant résolument vers sa finalité surnaturelle. Ce qui suppose de nous mettre chaque jour à nouveau en route à la suite du Christ, sur un chemin que nous ne connaissons pas, même si nous savons que c’est celui de l’Evangile. Car nous non plus nous ne savons pas ce que la vie nous réserve de joies, mais aussi de difficultés, d’épreuves, de morts à traverser. Mais en contemplant la vie de Marie, nous pouvons acquérir cette certitude qu’aucune souffrance n’est jamais vaine : toutes contribuent à l’enfantement du Christ dans nos vies, dans l’Eglise et dans le monde. Oui en vérité, aucune larme n’est jamais versée en vain : les Anges du ciel viennent délicatement les recueillir pour les déposer, comme des diamants précieux, sur l’autel de Dieu.

« Père, fais que nous ne nous laissions pas limiter par notre faiblesse et fais-nous pressentir la fécondité de nos petits “fiat” quotidiens prononcés dans la peine, dans l’incertitude, dans la peur du lendemain. Donne-nous la certitude qu’ainsi nous aussi, nous pouvons “concevoir dans notre vieillesse, alors que notre vie était stérile ; car rien n’est impossible à Dieu”. Avec tous ceux qui se sont aventurés sur les chemins de la vraie liberté, nous pourrons alors exulter en proclamant avec Marie : “Gloire à Dieu, le seul sage, par Jésus-Christ et pour les siècles des siècles. Amen

L’Assomption et la Résurrection sont la réponse de Dieu à qui sert le prochain.

Assomption de la Ste Vierge Marie

Assomption de la Ste Vierge Marie

Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles ». Qui est cette femme ? Eve ? Israël ? Peut-être, mais il est également possible de voir en cette figure le symbole de l’Eglise, le nouvel Israël, ou même Marie, la Mère de Jésus. Dans ce dernier cas, Marie assurerait le passage entre le peuple élu et l’Eglise de son Fils. Ce passage, le récit de la visitation l’illustre à sa manière. Elisabeth, en qui s’incarne l’espérance d’Israël, salue sa cousine comme celle qui a cru à l’accomplissement des anciennes promesses. Tel est le secret de l’Assomption de Marie : sa foi et son humilité lui valent d’être proclamée bienheureuse par toutes les générations.

Retournons aux lectures du jour.
Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme qui intervient dans l’histoire, théâtre de la lutte entre Dieu et le mal, est l’image de la communauté juive restée fidèle à l’attente du Messie ; c’est elle qui donne le jour à l’enfant promis, Sauveur et Berger de tous les peuples. Contre lui, le Christ de Dieu, les forces du mal sont impuissantes, car, malgré sa mort, la Résurrection l’emporte près de Dieu. Quant à la communauté nouvelle qui est née du Messie, elle reste en butte aux assauts du mal, mais Dieu lui a préparé un refuge et il l’assure de participer à la victoire du Christ. Cette femme évoque donc aussi l’Eglise, la communauté des croyants au Christ, et Marie maintenant avec son Fils au ciel.

Dans la 2ème lecture, Adam est l’exemple d’une humanité coupée de Dieu, dont le lot quotidien est la mort physique qui vient sanctionner la mort des cœurs de tous les mal-aimés, la mort des intelligences que l’on n’a pas su éveiller, la mort des consciences que le péché a ternies. Aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver des personnes pour lesquelles le bien comme le mal sone la même chose, dans notre temps ainsi relativiste. Mourir en Adam donc, c’est donc connaître cette double-mort, à la fois physique et spirituelle. Revivre dans le Christ, c’est sortir de cet environnement de la mort, triompher de l’égoïsme et de l’orgueil qui tuent les cœurs, paralysent les intelligences, (bukîcurika !!), pourrissent les consciences. C’est aussi, par la résurrection du Christ, voir le Christ tuer à jamais la mort physique. C’est la grâce dont Marie a bénéficié de son Fils.

En effet, dans l’Evangile, Marie et son Fils partagent le même souci : SERVIR. La résurrection et l’Assomption, pouvons-nous dire, sont la réponse de Dieu à ceux qui ont voulu servir. Dans l’épisode que nous l’Evangile, Elisabeth s’étonne de voir Marie, la mère de son Seigneur, venir l’aider à préparer la naissance de Jean-Baptiste en assumant les tâches ménagères. La mère de Dieu de veut servante comme elle l’a dit à l’Annonciation : « je suis la servante du Seigneur ». Ici elle se présente aussi comme servante : « Dieu s’est penché sur son humble servante ». La mère agit donc comme son Fils, Jésus, qui est « venu pour servir et non pour être servi ».

Alors, on comprend la raison d’être des lectures de cette solennité qui ne nous racontent pas la fin de la vie de Marie, mais parlent de la résurrection et surtout, mettent devant nous des scènes normales de la vie quotidiennes : deux femmes qui se saluent, qui s’entraident. L’Evangile de l’incarnation nous ramène aux réalités corporelles. Ici, l’Esprit se sert des   ventres de deux femmes pour se répandre dans l’humanité. Par conséquent, le corps n’est pas une réalité banale, méprisable. Qui méprise le corps touche aussi le cœur et méprise le Créateur. Qu’il est douloureux d’assister en notre temps, à tant de mépris et de dévalorisation du corps ! La torture faite souvent par les proches, les corps de police qui devraient protéger et lutter pour la dignité de la personne humaine ! Certaines publicités qui chosifient le corps de la femme ! (je dirais même plus : si on met une femme à côté d’une chose à vendre, qu’est-ce qui a le plus de valeur ? La chose ou la femme ? je ne tenterai pas d’y répondre), la pornographie qui expose le corps qui devient un objet, les crimes de guerres, les violences faites aux femmes, aux enfants,…

Il nous est bon alors que l’Evangile de l’Assomption soit cette humble scène de vie quotidienne. En effet, Marie n’est pas une déesse, il nous serait impossible de l’imiter. Elle est une jeune femme qui a vécu sa vie normale, quotidienne, et elle a participé à la vie de son Fils par le service du prochain. Si la parole de Dieu nous a parlé de la résurrection, rappelons-nus que c’est un point important de notre credo : nous croyons à la résurrection de la chair ! Mettons-nous donc au travail, ou mieux, au service de nos frères et sœurs, dans l’humilité, puisque qu’il y a continuité entre humilité et éternité (toutes les générations me diront bienheureuse).

« Béni sois-tu, Dieu notre Père, en l’honneur de la Vierge Marie. Par elle, ton Fils éternel est né parmi nous. par lui, Marie est entrée dans ta gloire. Parfaite image de l’Eglise à venir, elle soutient  notre espérance, nous, ton peuple qui chemine encore. Tu t’est penché sur ton humble servante, et tu as fait pour elle des merveilles. Saint est ton Nom ».