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En célébrant l’Assomption de la Vierge Marie, méditons sur la continuité entre le service humble et l’éternité.

«Puis il parut dans le ciel un grand signe: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête » (Ap. 12,1).

La visitationL’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira». Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !

Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles». Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme (suite…)

Les disciples ont cru par l’expérience, nous, par la parole qui se fait témoignage.

La foi est certainement un don, mais une telle affirmation ne signifie pas qu’elle est doit être reçue passivement. Le croyant est, en effet, quelqu’un qui est impliqué dans un cheminSaint Thomasement de recherche qui conduit à Dieu par l’écoute de la Parole, la prière, l’interprétation des signes, la pratique efficace des œuvres de charité envers ses frères et sœurs, ce qui devient aussi témoignage. Celui qui attend à « voir pour croire » risque de rester aveugle à jamais et donc incapable d’expérimenter les multiples œuvres de la miséricorde de Dieu déjà en acte dans notre vie, à commencer par la mort et la résurrection du Christ.

L’humanité a besoin de faire expérience de la miséricorde, et cela par notre témoignage.

Le don de l’Esprit Saint est lié à la mission confiée à l’Eglise dès les premiers moments. Ce que Jésus à commencé, les disciples doivent le perpétuer, fortifiés par l’Esprit Saint. Leur mission n’est pas à limiter à la rémission des péchés comme le ferait croire une lecture superficielle et rapide du texte (suite…)

L’Assomption et la Résurrection sont la réponse de Dieu à qui sert le prochain.

Assomption de la Ste Vierge Marie

Assomption de la Ste Vierge Marie

Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles ». Qui est cette femme ? Eve ? Israël ? Peut-être, mais il est également possible de voir en cette figure le symbole de l’Eglise, le nouvel Israël, ou même Marie, la Mère de Jésus. Dans ce dernier cas, Marie assurerait le passage entre le peuple élu et l’Eglise de son Fils. Ce passage, le récit de la visitation l’illustre à sa manière. Elisabeth, en qui s’incarne l’espérance d’Israël, salue sa cousine comme celle qui a cru à l’accomplissement des anciennes promesses. Tel est le secret de l’Assomption de Marie : sa foi et son humilité lui valent d’être proclamée bienheureuse par toutes les générations.

Retournons aux lectures du jour.
Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme qui intervient dans l’histoire, théâtre de la lutte entre Dieu et le mal, est l’image de la communauté juive restée fidèle à l’attente du Messie ; c’est elle qui donne le jour à l’enfant promis, Sauveur et Berger de tous les peuples. Contre lui, le Christ de Dieu, les forces du mal sont impuissantes, car, malgré sa mort, la Résurrection l’emporte près de Dieu. Quant à la communauté nouvelle qui est née du Messie, elle reste en butte aux assauts du mal, mais Dieu lui a préparé un refuge et il l’assure de participer à la victoire du Christ. Cette femme évoque donc aussi l’Eglise, la communauté des croyants au Christ, et Marie maintenant avec son Fils au ciel.

Dans la 2ème lecture, Adam est l’exemple d’une humanité coupée de Dieu, dont le lot quotidien est la mort physique qui vient sanctionner la mort des cœurs de tous les mal-aimés, la mort des intelligences que l’on n’a pas su éveiller, la mort des consciences que le péché a ternies. Aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver des personnes pour lesquelles le bien comme le mal sone la même chose, dans notre temps ainsi relativiste. Mourir en Adam donc, c’est donc connaître cette double-mort, à la fois physique et spirituelle. Revivre dans le Christ, c’est sortir de cet environnement de la mort, triompher de l’égoïsme et de l’orgueil qui tuent les cœurs, paralysent les intelligences, (bukîcurika !!), pourrissent les consciences. C’est aussi, par la résurrection du Christ, voir le Christ tuer à jamais la mort physique. C’est la grâce dont Marie a bénéficié de son Fils.

En effet, dans l’Evangile, Marie et son Fils partagent le même souci : SERVIR. La résurrection et l’Assomption, pouvons-nous dire, sont la réponse de Dieu à ceux qui ont voulu servir. Dans l’épisode que nous l’Evangile, Elisabeth s’étonne de voir Marie, la mère de son Seigneur, venir l’aider à préparer la naissance de Jean-Baptiste en assumant les tâches ménagères. La mère de Dieu de veut servante comme elle l’a dit à l’Annonciation : « je suis la servante du Seigneur ». Ici elle se présente aussi comme servante : « Dieu s’est penché sur son humble servante ». La mère agit donc comme son Fils, Jésus, qui est « venu pour servir et non pour être servi ».

Alors, on comprend la raison d’être des lectures de cette solennité qui ne nous racontent pas la fin de la vie de Marie, mais parlent de la résurrection et surtout, mettent devant nous des scènes normales de la vie quotidiennes : deux femmes qui se saluent, qui s’entraident. L’Evangile de l’incarnation nous ramène aux réalités corporelles. Ici, l’Esprit se sert des   ventres de deux femmes pour se répandre dans l’humanité. Par conséquent, le corps n’est pas une réalité banale, méprisable. Qui méprise le corps touche aussi le cœur et méprise le Créateur. Qu’il est douloureux d’assister en notre temps, à tant de mépris et de dévalorisation du corps ! La torture faite souvent par les proches, les corps de police qui devraient protéger et lutter pour la dignité de la personne humaine ! Certaines publicités qui chosifient le corps de la femme ! (je dirais même plus : si on met une femme à côté d’une chose à vendre, qu’est-ce qui a le plus de valeur ? La chose ou la femme ? je ne tenterai pas d’y répondre), la pornographie qui expose le corps qui devient un objet, les crimes de guerres, les violences faites aux femmes, aux enfants,…

Il nous est bon alors que l’Evangile de l’Assomption soit cette humble scène de vie quotidienne. En effet, Marie n’est pas une déesse, il nous serait impossible de l’imiter. Elle est une jeune femme qui a vécu sa vie normale, quotidienne, et elle a participé à la vie de son Fils par le service du prochain. Si la parole de Dieu nous a parlé de la résurrection, rappelons-nus que c’est un point important de notre credo : nous croyons à la résurrection de la chair ! Mettons-nous donc au travail, ou mieux, au service de nos frères et sœurs, dans l’humilité, puisque qu’il y a continuité entre humilité et éternité (toutes les générations me diront bienheureuse).

« Béni sois-tu, Dieu notre Père, en l’honneur de la Vierge Marie. Par elle, ton Fils éternel est né parmi nous. par lui, Marie est entrée dans ta gloire. Parfaite image de l’Eglise à venir, elle soutient  notre espérance, nous, ton peuple qui chemine encore. Tu t’est penché sur ton humble servante, et tu as fait pour elle des merveilles. Saint est ton Nom ».