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Jésus-Christ est la réponse aux interrogations les plus profondes de chacun de nous, sur le sens de la vie et de l’histoire.

Le thème de l’appel du Seigneur est au cœur des lectures de ce dimanche. La première lecture nous relate le récit de l’appel du jeune Samuel, un appel gratuit et éminemment personnel de la part du Seigneur : « Samuel, Samuel ! ». Celui qui répond à l’appel trouve le sens plénier de sa vie, sens que nous cherchons sans cesse et à tâtons. En effet, ces mots sont vraiment nôtres : « Tu nous a faits pour Toi Seigneur, et notre cœur reste inquiet tant qu’il ne repose en Toi », écrivait Saint Augustin.
Dans l’évangile, il est aussi question du Seigneur qui appelle. Mais cette fois, l’appel fait suite à la recherche. Jean-Baptiste a désigné à deux de ses disciples, André et un autre qui n’est pas nommé (pour que nous puissions y trouver notre place), l’Agneau de Dieu et cette désignation a la force d’envoi pour eux. C’est Lui, l’Agneau qu’il faut maintenant suivre. Alors sans dire un mot, les disciples quittent celui qui avait été leur maître pour suivre Jésus. Dans leur quête du Messie, ils ont été guidés par le Précurseur qui les met sur le chemin, oriente leur recherche.
(suite…)« Au plein milieu de nos tempêtes, Seigneur, Tu es là ». Sauve-nous Seigneur.
Nous attribuons souvent à Dieu les images que nous nous sommes faites de Lui, mais la vérité est qu’il est différent de notre imaginaire et de toute représentation, fût-ce même celle théologique. Au cours de l’histoire d’Israël, le Seigneur s’est progressivement manifesté, selon une pédagogie qu’il a lui-même choisie, mais seulement en Jésus-Christ, « image du Dieu invisible », nous avons connu son visage. La Parole de Dieu, l’Eucharistie et bien d’autres sacrements nous font entrer en sa relation jusqu’au jour où nous le verrons face à face. Les trois lectures de ce 19ème dimanche nous parlent de trois hommes en prise au doute, à la peur, à la tristesse et qui vont être amenés par le Seigneur à surmonter ces états d’âme à travers une purification de leur foi. La foi est une vie de croissance. La première lecture nous situe à un moment clef de la geste d’Elie. Le coup d’éclat du Mont Carmel a plutôt un goût amer. Après que le roi Achab a relaté à Jézabel comment Elie a passé au fil de l’épée tous les prophètes de Baal, celle-ci se promet de les venger.
Elie a peur et entame un exode qui à travers le désert le va le conduire jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb. Il avait jusque-là fait l’expérience d’un Dieu fort qui (suite…)
Commentaire de l’Evangile du Vendredi dans l’Octave de Pâques (Jn 21,1-14).
Efficacité et fécondité pastorales.
En lisant l’exhortation Evangelii Gaudium, nous nous rappelons que le Pape met en garde contre une des tentations des pasteurs: celle de ne se fier qu’à leurs expertises et analyses et oublier que Jésus est le centre de la mission. Bien sûr, les analyses valent, l’expertise sert, mais tout cela ne peut aller de soi. C’est cela qui aura été tentation de ces artisans-pêcheurs qui se fient à leur savoir-faire, mais qui se heurtent aux difficultés qu’ils n’auraient jamais averti.
Nous pouvons donc interpréter la pêche nocturne en Jean 21 comme la description symbolique du travail d’évangélisation – comme le confirme d’ailleurs le nombre de poissons capturés en jetant le filet de la Parole sur l’ordre de Jésus : le chiffre « cent cinquante-trois » correspond au total des nations connues à l’époque apostolique. Ainsi donc derrière le langage symbolique de la pêche, il nous faut entendre l’annonce de la Parole. Cependant, contre toute attente, les efforts des disciples demeurent mystérieusement stériles. Pourtant, ils connaissent leur « métier » : n’ont-ils pas été à l’école du Seigneur lui-même ? On imagine sans peine le désarroi de ces hommes devant le refus et l’indifférence qu’opposent leurs interlocuteurs à leurs efforts d’évangélisation.
Un indice se trouve sans doute dans le fait qu’il n’est question de Jésus que dans la seconde partie du récit ; avant son apparition sur la rive au petit jour, les disciples ne font aucune référence ni au Seigneur, ni à l’Esprit Saint. C’est Simon-Pierre qui prend l’initiative de la mission, un peu comme il le faisait alors qu’il était encore marin-pêcheur. Il semble vouloir aborder la campagne d’évangélisation à la manière dont il menait ses affaires professionnelles, c’est-à-dire ne comptant que sur son savoir-faire. La conséquence ne se fait pas attendre : l’équipe est dans la « nuit » et ses efforts sont stériles.
Tout va changer dès lors que les disciples se laissent interpeller par la présence du mystérieux personnage qui les sollicite depuis le rivage. En fait « Jésus était là » ; entendons : il avait toujours été là, mais les disciples ne pouvaient le percevoir, car leur attention n’était plus focalisée sur lui. On s’imagine sans peine que devant l’échec de leurs efforts, ils ont fini par se mettre en cause et se sont tournés vers le ciel. Du coup ils ont retrouvé la lumière, et « au lever du jour », ils ont aperçu le Maître, sans toutefois le reconnaître immédiatement. La jeune Eglise fait l’apprentissage de l’écoute intérieure de l’Esprit de son Seigneur.
Liberté des enfants de Dieu et humilité
Les disciples vont à la pêche mais ne prennent rien, tant qu’ils ne pensent pas encore se tourner vers Jésus. Celui-ci leur indique quelque chose d’absurde, mais ils obéissent et leur action devient fructueuse.
C’est alors que le disciple que Jésus aimait reconnaît le Seigneur en ce personnage mystérieux. A peine l’a-t-il dit, Pierre n’hésite une seconde à se jeter dans les eaux pour ce diriger vers Jésus. Ce vicaire du Christ se laisse guider par une indication du subalterne.Quand Simon-Pierre l’entendit déclarer que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau ». Le pêcheur redevient disciple en se couvrant du vêtement de la foi, qu’il avait déposé en reprenant les choses en main, et adopte l’attitude juste : il fait confiance dans un acte d’abandon de tout son être.
Que de fois dans notre histoire, les plus petits ont aidé les autorités à reconnaître le Seigneur! Combien les autorités devront se mettre à l’écoute des plus petits qui leur dise: » c’est Jésus qui passe ». Si ces autorités disent : » nous seulement, pouvons reconnaître Jésus, sûrement, ils pourront se tromper « . Souvent, dans l’Eglise, les fils provoquent la honte des pères, mais heureux seront ces derniers s’ils seront capables d’éprouver cette honte devant ce que comprennent les fils. Heureux seront ces fils s’ils feront noter le passage de Jésus, sans peur ni calculs mesquins à leurs avantages !
Ainsi nous comprenons la liberté des fils de Dieu à dire ce dont ils sont convaincus, mais aussi l’humilité de se présenter à Dieu comme nous sommes (Pierre n’était pas habillé!) et se jeter dans les eaux pour aller vers le Seigneur. Pouvons-nous alors comprendre la synodalité dont ne cesse de nous parler le Pape François (=cheminer ensemble, les petits et les grands, chacun apportant sa pierre de touche pour l’édification de la même famille ); tout cela ne pouvant qu’aider dans le renforcement de la communion ecclésiale.
Eglise se nourrit de l’eucharistie, l’Eglise vit de l’Eucharistie.
Autour du Christ, tout peut et doit repartir. C’est au cours du repas préparé par le Maître, que les disciples découvrent vraiment l’identité de l’Inconnu : « Ils savaient que c’était le Seigneur ». Jésus s’approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson » ; le singulier de ce dernier terme contraste avec les « cent cinquante-trois » poissons tirés sur le rivage, qui représentent la multitude des sauvés. Tous les hommes de toutes races, langues et nations sont appelés à ne former qu’un seul Corps en partageant le même et unique Pain. C’est dans l’Eucharistie que l’Eglise se constitue, se structure ; c’est dans l’Eucharistie qu’elle se retrouve et refait son unité.
Pour cela, Saint Pierre peut confirmer sa vocation, parce qu’il s’est nourri à la source. En effet’, cette épisode précède immédiatement la triple confession de l’amour de Pierre. Il est fort de son Maître et donc peut s’engager à repartir de lui: « oui, Seigneur, tu sais tout (malgré mes faiblesses, la volonté y est), tu sais que je t’aime ».
« Seigneur donne-nous d’être assez humbles pour ne pas nous approprier ce que tu nous confies ; apprends-nous à ne pas confondre efficacité et fécondité. Et si nous nous sommes égarés, accorde-nous de savoir interpréter les temps de stérilité comme un appel à revenir à toi pour te laisser reprendre l’initiative dans nos vies personnelles, familiales ou communautaires. »






