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«Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !»

RameauxNous voici maintenant au début de l’étape décisive de notre cheminement du Carême que je vous décrivais au deuxième dimanche (clic pour relire la méditation). Chaque dimanche des Rameaux, la liturgie s’ouvre par la lecture de l’évangile qui relate l’entrée de Jésus à Jérusalem suivie d’une procession jusque dans l’église. L’Evangile que nous lisons juste au début de cette procession met en valeur d’une façon toute particulière le titre de « Fils de David » appliqué à Jésus. Par ce titre messianique, Jésus se voit ainsi désigné comme ce roi juste et victorieux qu’attendait tout Israël et qui devait restaurer la cité sainte de Jérusalem. L’atmosphère qui ressort du récit est joyeuse et festive et derrière les chants d’acclamations qui accompagnent cette procession s’annonce déjà le triomphe définitif du Christ sur la mort et le péché durant la nuit pascale. L’espérance d’être sauvés et de ressusciter avec lui pour vivre dans la Patrie céleste de sa vie divine se trouve ainsi mise devant nos yeux.

Ce roi qui entre à Jérusalem, est humble et pacifique. Il ne veut régner que sur des cœurs humbles et pacifiques.

HUMBLES, c.à.d. si nous sommes capables d’écouter les autres, de nous défier de notre propre jugement souvent égoïste, de reconnaître la part de vérité qui anime les convictions de l’autre, de nous estimer plus petits devant Dieu ;

PACIFIQUES, non pour avoir la paix à tout prix, car on risque de démissionner devant tout ce qui dérange et se contenter seulement des compromis, mais décider de créer autour de moi des conditions pour une vraie paix dans les cœurs, au travail, en famille, … même si cela devrait me rendre impopulaire. En effet, Jésus souffrira du fait qu’il a pris l’option, au moins au niveau humain, de dénoncer les injustices faites aux pauvres, aux marginalisés de la société.

Mais si la première partie de la liturgie de ce dimanche laisse apparaître le terme qui nous attend au-delà de cette vie terrestre marquée par la souffrance et le péché, la liturgie eucharistique, en particulier au travers de ses lectures, nous rappelle les conditions nécessaires pour y parvenir. Saint Bernard exprime bien cela lorsqu’il dit que si la gloire céleste se trouve présentée dans la procession, dans la messe se trouve manifestée quelle route nous devrons emprunter pour la posséder.

Cette route que nous pouvons contempler dans la personne même du Christ est celle de l’abaissement et de l’humilité, celle de l’obéissance filiale, de l’abandon entre les mains du Père, celle du don total par amour, jusqu’à mourir sur la croix.
Dans l’Ecriture, l’hymne de l’épître aux Philippiens est peut-être le passage qui nous décrit cela de la façon la plus aboutie : «Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix».

Saint Paul n’a pas trouvé autre chose pour conseiller les membres de la communauté à laquelle il écrit, qui était tombé dans des divisions, des revendications, du mépris à l’égard de certaines personnes. Il invite à contempler l’attitude du Christ. Cela suffisait, cela suffit même de nos jours.

Oui, Jésus est bien le Messie – Serviteur souffrant, annoncé par le prophète Isaïe, qui ne s’est pas révolté, qui ne s’est pas dérobé ; qui a présenté son dos à ceux qui le frappaient, et ses joues à ceux qui lui arrachaient la barbe ; qui n’a pas protégé son visage des outrages et des crachats, avons-nous médité dans la 1ère lecture. Mais c’est par ses souffrances que nous sommes sauvés, souffrances qui ne sont que le prolongement de son acte d’obéissance parfaite au Jardin des Oliviers.
Car c’est bien là que se joue notre salut. En communiant humainement à la volonté divine du Père, Jésus rétablit notre nature humaine dans une relation filiale avec le Père, filiation qui avait précisément été refusée dans l’acte même du péché originel.
En choisissant d’entrer dans sa Passion et de la vivre jusqu’au bout, il exprime son abandon total entre les mains de son Père. Par le «oui» qu’il donne humainement à un moment où la délibération de tout homme serait infléchie au maximum vers le refus, Jésus nous sauve en accomplissant dans une nature humaine l’existence filiale parfaite.

 Nous touchons ici le paradoxe de tous les paradoxes. Comment, le Fils de Dieu pourrait-il nous sauver au travers d’une telle vulnérabilité? Le récit de la Passion de l’évangile de Matthieu décrit bien cela en dépeignant le drame de l’incompréhension du peuple d’Israël qui ne peut se résoudre à ce que celui qui se déclare le Messie, Fils de Dieu, puisse se présenter dans une telle condition d’abaissement.

Nous savons que le Christ est ressuscité au moment où nous écoutons cet Evangile de Matthieu. Lui même l’a écrit après la résurrection, non pour nous donner une chronique juridique, il donne beaucoup de passages bibliques pour nous montrer que c’est Dieu qui conduit le cours de l’Histoire, malgré les événements puissent nous faire croire le contraire, quand nous sommes submergés par la souffrance. C’est l’image qui nous est donnée du Christ pendant le récit de la passion.

Alors que tout semble manifester un échec de celui qui a été acclamé comme le roi messie, son triomphe s’accomplit. Au milieu de l’obscurité de sa Passion, au moment de la crucifixion, les signes eschatologiques du monde nouveau en train de naître ne trompent pas : la terre tremble, le rideau du Temple se déchire, les sépulcres s’ouvrent… La Nouvelle Alliance vient d’être scellée dans le sang du Christ.

Il est important de nous rappeler que Matthieu écrit pour des chrétiens issus du Judaïsme qui se retrouvent face à la même incompréhension que celle devant laquelle se trouva le Seigneur et qui le conduisit jusqu’à la mort. L’évangéliste veut leur montrer qu’ils ne vivent ni plus ni moins que ce que le Maître lui-même vécut mais que dans le présent de leur vie pointent déjà les signes du monde nouveau.

Ce message, nous pouvons le faire nôtre. Tout d’abord, en prenant conscience que nous sommes tous plus ou moins incapables d’interpréter correctement la croix chaque fois qu’elle se présente à nous. Mais, en même temps, Matthieu nous redit que chaque fois que nous accueillons dans la foi l’expérience de la béatitude des persécutés, nous renforçons notre décision de marcher à la suite du Christ.
C’est ici que nous sommes renvoyés à notre attachement au Christ, lui que nous reconnaissons et que nous acclamons comme notre Roi, notre Sauveur, notre Rédempteur. Au cours du récit de la passion, le fait de citer 40 fois le Nom de Jésus (YEHOSHUAH=Dieu sauve) montre que s’accomplit ainsi le projet de Dieu, malgré que les apparences pourraient nous détourner de cela. Notre attitude devant la croix, lorsqu’elle se propose à nous, sera révélatrice de ce que représentent pour nous ces titres que nous lui attribuons. Car suivre le Roi d’humilité implique d’avancer sur le chemin de l’amour et du don total de soi. Sans prétendre y arriver tout de suite, nous ne devons pourtant pas perdre de vue cette finalité et prendre les moyens pour la rejoindre. Il s’agit de cheminer, « les yeux fixés sur Jésus-Christ et entrer dans le combat de Dieu », répétions-nous à la prière des laudes du Carême. Les textes de ce jour nous apprennent que le plus fondamental peut-être c’est d’entrer toujours davantage dans la même intimité, la même communion de volonté avec le Père que celle de Jésus. Invitation à prier toujours plus et toujours plus intensément. C’est, en effet, dans la prière seule, comme Jésus à Gethsémani, que nous trouverons la force de choisir et non pas de subir nos croix dans le don total de nous-mêmes. L’enjeu est de taille car c’est ici que se joue l’avènement du Royaume de Dieu.

«Seigneur, fais-nous la grâce, durant cette semaine sainte, d’être renouvelés dans notre attachement à ta personne. Fais-nous la grâce de savoir te contempler et t’écouter dans ta Passion, t’écouter parler à notre cœur, t’écouter nous dire : Tu comptes beaucoup pour moi».

INDWI NYERANDA : IDOMINIKA Y’IBISANDASANDA N’IY’UKUBABARA KW’UMUKAMA

Aha tuhasanga ibisomwa vyo mu mwaka A vyonyene. Ivyo mu yindi myaka tuzobishirako nitwatangura kwandika Ijambo ry’Imana riyerekeye.

UKWINJIRA KW’UMUKAMA I YERUZALEMU (Umwaka A)
INKURU NZIZA

(Aragahezagirwa uwuje kw’izina ry’Umukama)

Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Matayo : 21, 1-11

Iminsi mikeyi imbere y’uko umusi mukuru wa Pasika ushika, Yezu n’abigishwa biwe begera Yeruzalemu, bashika i Betaniya, amarora ku musozi wa Oliveti, Yezu arungika abigishwa babiri, ababwira ati : « Nimugende mu mihana imbere yanyu, muca muhasanga indogobwe iziritse hamwe n’umwana wayo. Muziziture, muheze muzinzanire. Nihagira ico bababwira, mubasubize muti : Umukama ni we azishaka, aca azibarungikira adatevye. »

Biba gurtyo nyene, ngo ivyavuzwe n’umuhanuzi biseruke ngo : « Barira Abanyayeruzalemu uti : Ng’uyu umwami wanyu aje iwanyu, arangwa n’ubutekereji, yicaye ku ndogobwe no ku mukurira w’igitwazi. » Abigishwa baragenda rero, bagira ico Yezu yababwirije. Bazana ya ndogobwe n’umwana wayo, bayirenzako ibikwemu vyabo Yezu na we ayicarako. Hanyuma abantu benshi barashikuka, basasa impuzu mu nzira, abandi na bo baca amashami y’ibiti, bayakwiragiza mu nzira. Ishengero ryari imbere n’inyuma yiwe ryaza rirahogora riti :

« Hozana mwana wa Dawidi !
Aragahezagirwa uwuje kw’izina ry’Umukama !
Hozana no mw’ijuru ry’intashikirwa ! »
Yinjiye i Yeruzalemu, igisagara cose kirumirwa ; bavuga ngo : « Mbega, uyo ni nde ? » Ishengero rigasubiza riti : « Ni Yezu, Umuhanuzi ava i Nazareti, mu Bugalile. »

IMISA Y’UKUBABARA KW’UMUKAMA (Umwaka A)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya 50, 4-7

(Abancira amate mu maso sinayabahishije, ariko ndazi ko ntazoteterwa)

Umukama Imana yanje yarampaye ururimi rw’umwigishwa, kugira ngo nshobore kuremesha uwaruhijwe. Uko bukeye niko ankebura, kugira ngo ndamutege ugutwi nk’uwigishwa. Umukama yarazibuye amatwi yanje, nanje sinamwankiye, sinamuzibukiriye. Narateze ibitugu abankubita, abanshikura ubwanwa ndabatega imisaya, abankubita be n’abancira amate sinabahishije amaso. Umukama Imana yanje arantabara, nico gituma ivyo bitutsi ataco bingira ; nico gituma mu maso nahakomeje hakadadarara nk’ibuye, ndazi ko ntazoteterwa.

Izaburi 21 (22), 8-9. 17-18a. 19-20. 23-24

Icit : Mana yanje, Mana yanje,
       Wampebeshejwe n’iki ?

Abambona bose barantwenga,
Barampfunira, bakazunguza umutwe,
bati : « Hamwe yizera Imana, n’imukize !
ugasangwa ari yo mugenzi afise, nimurekure !»

Ibipfizi indiri birankikiza,
ibinyamaswa amahanga vyo mw’ishamba bikanca iruhande ;
vyamboshe amaguru n’amaboko :
noshobora n’uguharura amagufa yanje yose.

Baragabangana ivyambarwa vyanje,
bagapfindanira ku mutamana wanje.
Ariko Weho, Mukama, ntunje kure,
Wewe nzeyeko amagara, tebuka untabare.

Nzoheza nirahire izina ryawe mu muvukano,
nkuyage hagati y’ishengero.
Mwebwe mwubaha Imana, nimuyihaye,
muyishemeze mwese uko mungana !

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’Ibaruwa Umutumwa Paulo yandikiye Abanyafilipi : 2, 6-11

(Yarigize ubusa, nico catumye Imana imushira hejuru ya vyose)

Umukama Yezu,
Naho yamanye akamere k’Imana,
Ntiyigeze yishira hejuru ngo n’uko angana n’Imana ;
Ariko yigize ubusa mu gusangira akamere k’abasuku,
Mu kwigira umuntu asa n’abandi ;
Yigenjeje nk’umuntu asanzwe,
Arushirizaho mbere kwicisha bugufi,
Aragamburuka gushika yemere urupfu
Kandi urupfu rwo ku musaraba.
Ni co catumye Imana imushira hejuru ya vyose,
Ikamugabira Izina rirengeye amazina yose,
Kugira ngo kw’izina rya Yezu, bose bakubite ibipfukamiro
Mw’ijuru, kw’isi no mu kuzimu kw’inyenga,
Kandi ururimi rwose ruyage ko Yezu Kristu ari Umukama,
Ngo Imana Se ininahazwe.

INKURU NZIZA

Urakaninahazwa kandi uragashemezwa, Mukama Yezu.

Kubwacu twese, Yezu Kristu yarigize umugamburutsi
Gushika yemere urupfu, kandi urupfu rwo ku musaraba.
Nico catumye Imana imushira hejuru ya vyose,
ikamugabira izina rirengeye amazina yose.

Urakaninahazwa kandi uragashemezwa, Mukama Yezu.


Mu kubabara kw’Umukama kwanditswe na Matayo, barashobora kubisoma ari batatu : Umusomyi (S), Abantu (Ab) na Yezu (Y), Umusomyi agasoma inyigano, Abantu bagasoma amajambo yavuzwe n’abantu nyene, Umusaserdoti canke (Y) agasoma amajambo yavuzwe n’Umukama.

Ukubabara kw’Umukama wacu Yezu Kristu kwanditswe na Matayo : 26, 14-27, 66

Igisomwa kigufi : 27, 11-54

Yuda agura Yezu

(S) Umwe muri bamwe cumi na babiri yitwa Yuda Iskariyoti aja ku bakuru b’abasaserdoti, ababarira ati:
(Ab) « Mugomba kumpa iki kugira ngo ndamubahe ? »
(S) Bamuharurira amafeza mirongo itatu. Kuva ubwo, yama ahiga uburyo bwo kumubaha.

Abigishwa bategura Pasika

(S) Ku musi wa mbere wa Azima, abigishwa begera Yezu bati :
(Ab) « Ugomba ngo dutegurire Pasika hehe ? »
(S) Yezu arabishura ati :
(Y) « Nimugende mu gisagara kwa ntuze, mumubarire muti : Umukama atumyeko ngo : Umusi wanje washitse, ngomba kurira Pasika iwawe hamwe n’abigishwa banje. »

(S) Abigishwa bagira nk’uko Yezu yabategereje, bategura Pasika.

Yezu ababarira yuko umwe muri bo azomugura

Ngo buze kugoroba, aja gufungura, be n’abigishwa biwe uko bari cumi na babiri. Bariko barafungura arababarira ati :
(Y) « Ni ivy’ukuri ndababariye, umwe wo muri mwebwe aza kungura. »
(S) Biraheza bibatera umwikomo mwinshi, batangura kumubaza umwe umwe ngo :
(Ab) « Mbega, Mukama, ni jewe ? »
(S) Na we arabishura ati :
(Y) « Uwo twasangiye ku nkoko imwe, ni we aza kungura. Umwana w’umuntu we arigiriye, nk’uko vyanditswe kuri we ; yamara aragowe uyo muntu aza kugura Umwana w’umuntu ! Iyo apfuma areka kuvuka, niho vyari kumubera vyo ! »

(S) Yuda nyen’ukumugura aramubaza ati :
(Ab) « Mbega, Muhanyi, ni jewe ? »
(S) Aramwishura ati :
(Y) « Urabvuze »

Yezu agira Ukaristiya

(S) Bariko barafungura, Yezu afata umukate, arawuhezagira yongera arawumanyura, awuhereza abigishwa biwe, ati :
(Y) « Nimwakire murye : iki ni umubiri wanje. »
(S) Afashe ikalisi, arakenguruka, arabaha ati :
(Y) « Nimunywe mwese : iki ni amaraso yanje, amaraso y’Isezerano rishasha, aza guseseka kugira ngo benshi bakire ibicumuro. Ariko ndababariye, singisubira kunywa iki kinyobwa c’umuzabibu, gushika umusi nzosubira kukinywa hamwe namwe mu Bwami bwa Data. »

Yezu abwira Petero yuko aza kumwihakana

(S) Bamaze gukenguruka, bagenda ku musozi wa Oliveti. Araheza Yezu arababarira ati :

(Y) « Muri iri joro nyene, mwese muza gutsitara kubera izina ryanje, kuko handitswe ngo : ‘Nzokubita umwungere, ubushio busanzare.’ Yamara maze kuzuka, nzobatanga i Bugalile. »
(S) Petero aramwishura ati :
(Ab) « N’aho bose boguheba, jeho nzokugwa inyuma. »
(S) Yezu aramubarira ati :
(Y) « Ni ukuri, muri iri joro nyene, inkoko itarabika, uzoba umaze kunyihakana gatatu. »
(S) Petero ati :
(Ab) « N’aho bonyica hamwe nawe, sinoguhakana. »
(S) N’abigishwa bose bavuga bartyo.

Yezu asengana amaganya menshi i Getsemani

(S) Yezu ajanye n’abigishwa biwe mw’itongo ryitwa Getsemani, araheza ababarira ati :
(Y) « Nimwicare hano, nigire harya imbere guenga »
(S) Ajana Petero na bene Zebede babiri, araheza atangura kuganya n’ugutinya, ati :
(Y) « Numva ndi n’amaganya menshi nk’uwushaka gupfa. Nimugume ngaha duteramane. »
(S) Yigiye imbere, yubika amaso hasi asenga ati :
(Y) « Dawe, nivyaba bishoboka, nkurako aya magorwa ; yamara ntibibe nk’uko nshaka, ni bibe nk’uko wewe ubishaka. »
(S) Agarutse aho abigishwa bari basigaye, asanga barasinziriye. Abwira Petero ati :
(Y) « Ntushobora kumara n’isaha n’imwe uteramye hamwe nanje ! Nimube maso kandi musabe, mwoye gutsindwa n’inyosha mbi : kuko umutima ufise ingoga, mugabo umubiri wo ni ntamagara. »
(S) Araheza asubira gusenga ubwa kabiri, avuga ati :
(Y) « Dawe, aya magorwa niyaba atari bumveko ntabashije kuyarinda, ni bibe nk’uko ubishaka. »
(S) Ngo agaruke iyo bari, yongera gusanga basinziriye, amaso yabo yari yaremerewe n’itiro. Arabareka, asubira gusenga ubwa gatatu nka kwa kundi nyene. Hanyuma agarutse agarutse kandi iyo abigishwa biwe bari, ababwira ati :
(Y) « Ubu nimwisinzirire muruhuke ; isaha y’uko Umwana w’umuntu atabwa mu minwe y’abayobe iriko irashika. Nimuve hasi tugende, uwuza kungura ng’uyo araje, ntakiri kure. »

Yezu afatwa

(S) Akiriko aravuga ayo majambo, Yuda umwe wo muri bamwe cumi na babiri arashika, ari kumwe n’abandi benshi bazanye inkota n’amahiri, barungitswe n’abakuru b’abasaserdoti be n’abashingantahe b’igihugu. Nyen’ukumugura yari yabagenkereje ati :
(Ab) « Uwo nza kuramutsa azoba ari we, muraca mumufata. »
(S) Buno nyene, Yuda yegera Yezu ati :
(Ab) « Mwaramutse, ga Muhanyi ! »
(S) Aramusoma. Yezu amwishura ati :
(Y) « Mugenzi, uzanywe n’iki ? »

(S) Abandi baca begera Yezu, bamuta mu minwe. Muri ico gihe, umwe wo mu bari kumwe na Yezu asokorora inkota, agetura ugutwi kw’umusuku w’umusaserdoti mukuru. Yezu aca aramubarira ati :

(Y) « Subiza inkota yawe mu rwubati, kuko abishinga inkota bazokwicwa n’inkota nyene. Ntuzi ko nari gushobora gusaba Data akandungikira ubwo nyene Abamarayika ibihumbi n’ibihumbi b’ukuntabara ? None, ivyanditswe vyoheza bikaranguka bite ? »
(S) Hanyuma araba ba bantu, ati :
(Y) « Muje nk’abahiga igisuma, muzanye inkota n’amahiri ngo mumfate ! Ariko mbona ntasiba kwigishiriza mu gisengero, yamara ntimwamfashe. »
(S) Ivyo vyose vyabaye ngo ivyavuzwe n’abahanuzi bitahe. Hanyuma abigishwa baramuta bose barahunga.

Urubanza kwa Kayifa

Bano rero bari bafashe Yezu, baca bamujana kwa Kayifa, umusaserdoti mukuru, niho abigisha n’abashingantahe bari bakoraniye. Petero yari yamukurikiye, yamara agendera kure, gushika ku kirimba c’umusaserdoti mukuru, ashika imbere aja mu basuku araba amaherezo. Abakuru b’abasaserdoti n’abari mu nama nkuru bose baja kurondera abagirizi babeshera Yezu ngo babone kumwica. Barazana isinzi ry’ababeshi, mugabo nta n’umwe yaronse ico amwagiriza. Hararuha haza ababeshi babiri bati :

(Ab) « Yagize ngo yoshobora gusambura ingoro y’Imana, agaheza agasubira kuyubaka mu misi itatu. »
(S) Araheza umusaserdoti mukuru ava hasi, ati :
(Ab) « Ntaco wishuye ? Ivyo bakwagiriza ni ibiki ? »
(S) Yezu na we arinumira. Umusaserdoti mukuru aramubwira ati :
(Ab) « Ndakurahiye kw’izina ry’Imana nzima, tubarire ko uri Kristu, Umwana w’Imana. »
(S) Yezu na we ati :
(Y) « Ni wewe ubivuze. Kandi ndakubariye, ni ivy’ukuri, kuva uyu munsi, muza kubona Umwana w’umuntu yicaye iburyo bw’Umushobora vyose ; muzobona kandi agaruka ku bicu vy’ijuru. »
(S) Araheza umusaserdoti mukuru atabura ivyambarwa vyiwe, ati :
(Ab) « Aratutse Imana ! Abagirizi turacabaronderera iki ? Muravyiyumviye noneho ! None kubwanyu, bite ? »
(S) Na bo bati :
(Ab) « Ni uw’ugupfa. »
(S) Baraheza baucira amate mu maso, bamukubita ibipfunsi, abandi bamukubita amakofe mu kumurtyekeza bati :
(Ab) « N’udupfindurire noneho, Kristu ! Uwagukubise ni nde ? »

Petero yihakana Yezu gatatu

(S) Muri ico gihe, Petero yari yicaye hanze mu rugo. Umusukukazi aramwegera, ati :
(Ab) « Nawe nyene wari kumwe na Yezu w’I Bugalile ? »
(S) Petero arahakana mu maso ya bose, ati :
(Ab) « Sinzi n’ico uvuga. »
(S) N’uwuwndi musukukazi amubone aja kw’irembo, abwira abari aho ati :
(Ab) « N’uwu yari kumwe na Yezu w’i Nazareti. »
(S) Arahakana agerekako n’indahiro ati :
(Ab) « Uyu muntu sindamuzi. »
(S) Hanyuma abari aho bamujako :
(Ab) « Ni ivy’ukuri, uri uwo muri bo ; n’ivuga ryawe riraguhinyuza. »
(S) Na we aca aja mu vyo guhakana rwose, arahira ko atazi uyo muntu. Buno nyene inkoko ica irabika. Petero aca yibika ijambo Yezu yari yamubariye ati : Inkoko iza kubika umaze kunyihakana gatatu. Aca rero arasohoka agenda arazimagirika, yiyuha iryosozi.

Yuda yihebura

Bukeye mu gatondo, abakuru b’abasaserdoti n’abashingantahe b’igihugu baja inama bose ngo bice Yezu. Bajana Yezu bamuboshe, bamuhereza Pilato icegera ca Sezari. Yuda yari yamuguze, ngo abone bagiye kumwica, arigaya, agarukanira abakuru b’abasaserdoti n’abashingantahe b’igihugu ya mafeza mirongo itatu, ababarira ati :
(Ab) « Nacumuye, jewe naguze amaraso y’umweranda. »
(S) Na bo bati :
(Ab) « Bidutwaye iki ? Biragusha. »
(S) Yuda rero aterera nya mafeza mirongo mu gisengero, arigira aja kwiyahura. Abakuru b’abasaserdoti barakira ya mafaranga, bati :
(Ab) « Ntawuyashira mw’ishinguriro ry’amaturo, kuko yaguze amaraso. »
(S) Niko kuja inama rero ngo bayagure umurima w’umubumvyi ngo baze bawuhambemwo abantu b’akavantara, batagira aho batabwa. Nico gituma uwo murima bawise Haceldama, ni ukuvuga umurima w’amaraso ; n’ubu niko ucitwa. Iryo umuhanuzi Yeremiya yari yaravuze rirataha ngo : ‘Bafashe ya mafeza mirongo itatu, ikiguzi c’uwaguzwe n’abana b’Israeli ; hanyuma bayagura umurima w’umubumvyi, nk’uko Umukama yabitegetse.’

(Igisomwa kigufi gitangurira aha)

Urubanza kwa Pilato

Yezu rero ahagarara imbere ya ca cegera ca Sezari, ico cegera kiramubaza giti :
(Ab) « Uri umwami w’Abayahudi ? »
(S) Yezu arishura ati :
(Y) « Ni wewe ubivuze. »
(S) Abakuru b’abasaserdoti n’abashingantahe babandanya kumurega, na we ntiyagira ico abishura. Pilato rero aramubwira ati :
(Ab) « Wewe ntiwumva ivyo bakwagiriza vyose ? »
(S) Yezu arinumira ; biranatangaza cane ca cegera ca Sezari. Ico cegera ca Sezari cahora gihengera ku musi mukuru wa Pasika kikabohora umuntu umwe mu baboshwe, uwo igihugu gisavye. Muri ico gihe, mu baboshwe harimwo inkozi y’ikibi yitwa Baraba. Pilato rero ahengera abantu bakoranye, ababwira ati :
(Ab) « Uwo mushaka ni nde : Baraba canke Yezu yitwa Kristu ? »
(S) Pilato yari azi ko Yezu yazize inzigo y’Abayahudi. Hano yicaye mw’iciro ry’imanza, umugore wiwe amutumako ati :
(Ab) « Ntihagire ico mupfa n’uwo muntu mweranda ; naraye ndose ibintu vyinshi bimwerekeye. »
(S) Abakuru b’abasaserdoti n’abashingantahe bosha igihugu ngo gisabe Baraba, Yezu na we yicwe. Icegera ca Sezari na co kibabwira giti :
(Ab) « Muri abo babiri, uwo mushaka ko ndabarekurira ni nde ? »
(S) Na bo barasemerera bati :
(Ab) « Baraba. »
(S) Pilato asubizayo ati :
(Ab) « Na we Yezu yitwa Kristu nza kumugira nte ? »
(S) Bose bishurira rimwe bati :
(Ab) « N’abambwe ! »
(S) Pilato abishura ati :
(Ab ) « Ikibi yakoze ni igiki ? »
(S) Na bo barushirizaho gukoma induru bati :
(Ab) « N’abambwe ! »
(S) Pilato abonye bibaye ivy’ubusa, ariko umugumuko uguma wongerekana, yakira amazi, akarabira imbere y’ishengero, avuga ati :
(Ab) « Amaraso y’uyu muntu atagira icaha ntangweko, muravyifashe ! »
(S) Igihugu cose cishurira rimwe giti :
(Ab) « Amaraso yiwe arakaduhama twebwe n’abana bacu ! »
(S) Araheza Pilato abarekurira Baraba ; Yezu na we ahejeje kumukubitisha, aramubaha ngo bamubambe.

Yezu akubitwa

Abasirikare b’ico cegera bafata Yezu, bamujana mu kirimba, bahamagara umugwi wose w’abasirikare ; baraheza bamwambura ivyambarwa vyiwe, bamutererako ikindi gikwemu gitukura, bajisha urugori rw’amahwa barumwambika ku mutwe, bongera bamufumbatisha ikibingobingo mu kuboko kw’iburyo, bakaza barapfukama imbere yiwe bamutwenga, bavuga bati :

(Ab) « Turakuramukije, mwami w’Abayahudi ! »
(S) Baza baramucirako amate, bagafata nya mubingobingo, bawumukubita ku mutwe. Abasirikare rero bahejeje kumutetagiza, bamwambura ca gikwemu gitukura, baramusubiza ivyambarwa vyiwe, bamujana kumubamba.

Yezu abambwa ku musaraba

Bashitse mu nzira, bahura n’umuntu w’Umunyasireni yitwa Simoni, baramugobera ngo atware umusaraba wa Yezu. Bashitse ku musozi witwa Golgota, ni ukuvuga umusozi w’agahanga, bamuhereza umuvinyu uvanze n’umururazi ngo anywe ; ngo awumvirize, aca arawureka. Bahejeje kumubamba, bagabangana ivyambarwa vyiwe, babipfindanirako ; baca baricara baramurinda. Hejuru y’umutwe wiwe, ku musaraba, hari handitswe ico azize ngo : ‘Uyu ni Yezu, umwami w’Abayahudi’. Baraheza bamubambana n’ibisuma bibiri, kimwe iburyo, ikindi ibubamfu.

Abahita na bo baramutuka, banega umutwe, bati :
(Ab) « Wewe usambura ingoro y’Imana, hanyuma ukayubaka mu misi itatu, niwikize ga natwe turabe ; niwaba uri Mwene Mana, niwikure ku musaraba ! »
(S) Abakuru b’abasaserdoti n’abigisha n’abashingantahe na bo nyene baramutwenga, bati :
(Ab) « Yakijije abandi, none na we biranse ko yikiza ; niyaba ari umwami w’Israeli, n’ave ku musaraba tumwemere ! Yizigiye Imana, none n’imukize, niyaba imukunda, kuko yagize ngo ndi Umwana w’Imana. »

(S) Na vya bisuma vyari bibambwe hamwe na we bimutuka gurtyo nyene.

Yezu apfa ku musaraba

Kuva kw’isaha ya gatandatu gushika kw’isaha y’icenda, umukorane ukwira isi yose. Kw’isaha y’icenda, Yezu ashira ijwi hejuru, avuga ati :

(Y) « Eli, Eli, lamma sabachtani »,
(S) ni ukuvuga ngo :
(Y) « Mana yanje, Mana yanje, wampebeshejwe n’iki ? »
(S) Bamwe mu bari bahagaze aho ngo bavyumve, bavugana bati :
(Ab) « Wa wundi ariko aratabaza Eliya ! »
(S) Umwe muri bo yiruka gukoza ipampa mw’isiki, arishira kw’isunwa ry’umubingobingo, aramuhereza ngo anunuze. Abandi na bo bati :
(Ab) « Reka, tugube ko Eliya aza kumutabara ! »
(S) Yezu yongera aratura akamo, aca aracikana.

****Aha barapfukama bakavuga agasabisho gatoyi banumye****

Buno nyene, impuzu yari mu gisengero yicamwo kubiri kuva ruguru gushika epfo ; isi iranyiganyiga, ibitandara vy’amabuye birasatagurika. Imva ziriyugurura n’imibiri myinshi y’aberanda irazuka ; Yezu amaze kuzuka, nya beranda bavuye mu mva, baja mu gisagara babonekera abantu benshi.

Umutware w’abasirikare n’abandi bari kumwe barinda Yezu, babonye ingene isi inyiganyize n’ivyo vyose vyari bibaye, baca bagira ubwoba bwinshi, bavuga bati :
(Ab) « Ni ivy’ukuri, uyu yari Umwana w’Imana ! »

(Igisomwa kigufi giherera aha)

Hari n’abagore benshi bari bahagaze kure baraba, bari bakwirikiye Yezu kuva i Bugalile, bamufasha ; muri bo, hari Mariya Magdalena, na Mariya nyina wa Yakobo na Yozefu, be na nyina wa bene Zebede.

Yezu ahambwa

Ku mugoroba, haza umuntu atunze aturuka i Arimati, akitwa Yozefu, na we nyene yari umwigishwa wa Yezu. Aja kwa Pilato kumusaba ikiziga ca Yezu. Pilato atumako ngo bakimuhe. Yozefu yakira ca kiziga ca Yezu, agipfukisha impuzu yera, agishira mu ruhafu rushasha yari yiyimbishirije mu gitandara c’ibuye, araheza ahindika ku muryango ikibuye amahanga, arigira. Mariya Magdalena n’uwundi mugore Mariya, niho bari bicaye, berekeye ku ruhafu. Bukeye, umusi wo kwitegura uheze, abakuru b’abasaserdoti n’abafarizayo baja kwa Pilato baramubwira bati :

(Ab) « Muhanyi, twibutse ko wa muhumvyi akiri muzima yavuze ngo : ‘Iminsi itatu iheze, nzozuka.’ Tegeka rero barinde uruhafu gushika ku munsi ugira gatatu, abigishwa biwe ntibahave baza kumwiba, hanyuma ngo babwire igihugu ko yazutse mu bapfuye : ico kinyoma cohava gisumba ica mbere. »

(S) Pilato arabishura ati :
(Ab) « Namwe ntimubuze abarinda : gende murinde, murabizi. »
(S) Baragenda barihweza uruhafu, bashira ikimenyetso kw’ibuye, be n’abarinzi.

Fécondation in vitro : 10 points à connaître avant de décider – Aleteia

Si le désir d’enfant est normal et même louable, il convient également de se demander à quel prix, souligne Elizabeth Kirk…

GrossesseUn couple sur six connaît une expérience d’infertilité. Mon mari et moi sommes tous les deux issus de familles nombreuses. Jamais nous n’avions fait face à la stérilité. En fait, avant de nous marier, nous avions discuté des obstacles que nous pourrions rencontrer dans le mariage : comment gérer  conjointement notre budget, comment équilibrer vie familiale et activité professionnelle, comment concilier nos différences de caractères et organiser les tâches ménagères. Finalement, nous n’avions pas discuté de la stérilité.

Et c’est pourtant ce qui nous attendait. Le diagnostic fut à la fois inattendu et dévastateur. Alice Domar, chercheuse en médecine à l’Université d’Harvard, rapporte que « pour la majorité des femmes stériles, la stérilité est l’expérience la plus bouleversante de leur vie. Les femmes ne pouvant pas avoir d’enfant ont des niveaux d’anxiété et de dépression équivalents à ceux des femmes atteintes de cancers, du sida ou de maladies cardiaques. »

Les pratiques telles que la Fécondation In Vitro (FIV) semblent offrir un réel espoir pour les couples en désir d’enfants. Dans le cadre de cette procédure, la femme prend des hormones pour stimuler ses ovaires à produire plusieurs œufs en un seul cycle. Les œufs matures sont ensuite recueillis via une aspiration ou parfois par opération. Le médecin place alors chaque œuf dans une  bassine de sperme, jusqu’à la création d’embryons. Une fois que le procédé de fertilisation a eu lieu, un ou plusieurs embryons sont implantés dans l’utérus de la femme avec l’espoir qu’au moins l’un d’entre eux s’implante avec succès et arrive à terme.

Par ailleurs, qu’est-ce qu’un “embryon” ?  L’embryon découle de l’union réussie entre le sperme et l’œuf. C’est alors un nouvel être humain qui prend vie. Dans un bon environnement et sous de bonnes conditions, il va continuer à grandir : d’abord fœtus puis nouveau né, pour après être un enfant, un adolescent et un adulte. Un embryon est donc une personne à son stade le plus jeune.

La difficulté posée réside dans le fait que, quand on comprend ce qu’est la FIV, on se rend compte que cela n’est pas une bonne chose. La plupart des gens trouvent difficile qu’il puisse y avoir un problème d’ordre moral ou éthique dans cette procédure découlant pourtant d’un désir naturel et bon d’enfanter. J’ai dû expliquer à de nombreux amis et membres de ma famille pourquoi nous refusions de procéder à une FIV. Oui, la fécondation in vitro peut permettre à des couples de procréer l’enfant de leur désir. Pour certains ce désir l’emporte sur tout le reste.

Je vous propose ici dix points que j’ai appris sur la FIV, qui pourrait aider les couples à prendre leur décision.

1. La FIV remet en cause la notion de parents
La vielle façon de faire des enfants implique l’union physique d’un homme et d’une femme. Or, même la fécondation in vitro la plus basique implique que d’autres personnes interviennent dans l’acte de création : docteurs et techniciens qui prélèvent le sperme et les œufs, les fertilisent dans un laboratoire et les placent dans le corps de la femme. Mais cela peut se compliquer : substituts, don d’ovules, don de sperme, enfants conçus dans des chambres froides, provenant de sperme de pères décédés, des technologies impliquant trois échantillons d’ADN, … .

Vous pouvez ne pas vous en inquiéter. Mais cela peut mettre les enfants issus de FIV dans la confusion, les bouleverser. Les données en sciences sociales montrent que les enfants issus de donneurs déclarent lutter avec leur identité et leur origine. On apprend aussi que leur niveau de dépression et de dépendance aux drogues est bien plus élevé que les autres personnes, conçues naturellement.

2. La FIV est une forme d’eugénisme
On peut se rappeler ici Le Meilleur des mondes, d’Aldous Huxley. On retrouve effectivement aujourd’hui les fameuses « chambres de fertilisation » ou encore  la « salle de prédestination sociale ». Pourquoi évoquer cela ? Eh bien, parce que, afin d’augmenter les chances de réussite, la FIV implique un diagnostic et un dépistage pour obtenir le « meilleur » bébé. Á titre d’exemple, le sperme est lavé pour isoler les spermatozoïdes en meilleure santé et les plus rapides. Ils peuvent aussi être triés par genre selon que les futurs parents souhaitent un garçon ou une fille.
Les œufs peuvent également être examinés pour rechercher les anomalies chromosomiques. Les cliniques de fécondation in vitro peuvent de plus utiliser le diagnostic préimplantatoire pour détecter des conditions génétiques et mutations chromosomiques (ou encore des traits non souhaités, comme par exemple le fait d’avoir une fille).
Avec le diagnostic préimplantatoire, une, ou plusieurs, cellule est prélevée de l’embryon en développement et ensuite évalué. Seuls les embryons « en bonne santé » sont transférés dans l’utérus de la femme.

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Fécondation in vitro: 10 points à savoir