Accueil » Articles publiés par Patiri Lambert (Page 77)
Archives d’Auteur: Patiri Lambert
« Tu es le Christ ». Et nous sommes tes disciples. Aide-nous à être cohérent(e)s avec notre identité.
La question que Jésus pose à ses disciples constitue le noyau central des Evangiles et l’interrogation des hommes et femmes de tous les temps. Hérode se posait la même question: « Qui est celui-ci? » (Lc9,9). Les disciples lui rapportent ce que pensent l’opinion publique à son sujet, et d’une manière unanime, celle-ci lui reconnait un caractère particulier : un homme de bien, un homme de Dieu, un prophète. Pourtant? Ces réponses manquent quelque chose d’essentiel : elles évoquent toutes des choses du passé, un passé merveilleux. Elles sont incapables de s’ouvrir au futur, à la nouveauté, elles ne rendent pas capables « d’élever les cœurs » et de « les tourner vers le Seigneur », comme nous le répétons à chaque célébration eucharistique qui actualise pour nous le mystère de notre rédemption. Que de fois nous sommes restés prisonniers du passé! Quand les choses allaient encore bien! S’est-elle éteinte d’âge en âge, la Parole? L’amour du Seigneur pour nous, a-t-il donc disparu? Ainsi s’interroge le psalmiste.
Césarée de Philippe.
Après l’épisode de Tyr et Sidon, avec les douze, Jésus s’est retiré dans la région de «Césarée-de-Philippe », ville construite par le tétrarque Hérode-Philippe près des sources du Jourdain, et ainsi dénommée en l’honneur de l’empereur Auguste. Jésus a-t-il voulu susciter la reconnaissance de son identité messianique sur l’horizon de cette cité élevée à la gloire des grands de ce monde, afin de suggérer l’antagonisme irréconciliable entre (suite…)
« Quand vous aidez les gens autour de vous à être bons, vous devenez aussi le meilleur ».
Au Salon de l’Agriculture, un agriculteur qui a été primé trois années de suite pour la qualité de son maïs, a révélé au cours d’une interview qu’il partageait sa semence avec ses voisins. Perplexe, le journaliste a demandé: « Comment pouvez-vous vous permettre de partager votre meilleure semence avec vos voisins qui sont en concurrence avec vous chaque année? »
Le fermier sourit et explique: « Le vent décroche le pollen du maïs de maturation et le répand d’un champ à l’autre. Si mes voisins cultivent du maïs de qualité inférieure, la pollinisation croisée va constamment diminuer la qualité de mon maïs. Si je veux cultiver du bon maïs, je dois aider mes voisins à cultiver un maïs de bonne qualité.
« Il en est ainsi de la vie des êtres humains. Ceux qui veulent vivre de façon significative et bien, doivent contribuer à enrichir la vie des autres. La valeur d’une vie est mesurée par le nombre de vies qu’elle touche. Et ceux qui choisissent d’être heureux, (suite…)
Par la foi qui nous ouvre aux merveilles de Dieu, nous sommes capables d’écouter et de proclamer la parole de Dieu.
« Ne craignez pas » : Isaïe répercute dans notre première lecture une parole de Dieu qu’on retrouve tout au long de la Bible (on dit plus de 360 fois, ce qui voudrait dire que le Seigneur nous le dit chaque jour de notre vie). Dès lors que Dieu lui-même vient sauver les hommes, il leur faut bannir la peur. C’est alors que s’ouvriront les oreilles des sourds, et la bouche des muets criera de joie. Cette prophétie se réalise littéralement dans la guérison d’un sourd-muet rapportée ce dimanche dans l’Evangile de Saint Marc. Nous sommes en présence d’une catéchèse baptismale centrée sur l’écoute de la parole de Dieu (les oreilles) et la confession se la foi (la langue). Entendre et parler: l’appel s’adresse à nous qui avons souvent les oreilles obstruées et la langue étrangement nouée (ntā guhāndwa ku rurími ikirēnge kírihó, disent les Burundais: est-ce vraiment héroïque??). Nous prêtons oreille complaisante à des commérages, à des ragots les plus douteux et les rumeurs de toutes sortes, mais nous n’entendons pas souvent les cris de détresse (inda y’úwùúndi ikomá indûrú ntiwûmve!!!) ; nous sommes intarissables sur des sujets scabreux, du tout inutiles, mais frappés souvent (suite…)
