Accueil » Articles publiés par Patiri Lambert (Page 81)
Archives d’Auteur: Patiri Lambert
Ils seront tous instruits par Dieu. Ils viendront vers celui qui est le Pain de la Vie éternelle.
La première lecture nous situe à un moment clef de la geste d’Elie. Le coup d’éclat du Mont Carmel a plutôt un goût amer. Après que le roi Achab a relaté à Jézabel comment Elie a passé au fil de l’épée tous les prophètes de Baal, celle-ci se promet de les venger. Elie a peur et entame un exode qui à travers le désert le va le conduire jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb. Elie en vient même à douter de l’efficacité de sa mission de prophète : «C’en est assez maintenant, Seigneur ; prends ma vie car je ne suis pas meilleur que mes pères… » (1Rois19, 4). Tout cela, malgré les signes qu’il a accomplis par la main du Seigneur, devant tous les faux prophètes de Baal. Une première leçon: notre bon/beau pas ne nous exempte pas de glisser après. Il n’est même pas la garantie d’une vie sereine. D’aucuns arrivent à se demander ce qu’ils auraient fait de mal pour mériter certains événements malheureux de leur vie. Il faut toujours être vigilant. Arrivé finalement à l’Horeb, il se réfugie dans la caverne de ses peurs face à l’ouragan, au tremblement de terre et au feu qui successivement se manifestent devant lui.
Au départ, Elie était parti « pour sauver sa vie ». Sa vie sera sauvée mais par Dieu qui se révèlera à lui dans « le murmure d’une brise légère. Il est dit que « dès qu’il l’entendit, Elie se voila le visage avec son manteau » comme autrefois Moïse au même mont Horeb. Contrairement à ce qui se passa au mont Carmel, Dieu n’est pas dans le feu. Ce n’est pas une manifestation toute-puissante du Seigneur, que l’on pourrait presque croire obtenue par le prophète lui-même, par le miracle du feu de Dieu qui descend sur les offrandes, qui est à la base de l’adhésion de foi. Non, il s’agit d’une manifestation simple et discrète d’un Dieu qui vient rejoindre un homme démuni, pauvre et fragile bien loin de celui qui paraissait aussi sûr de lui sur le Mont Carmel. Elie découvre que la puissance de Dieu n’est pas celle qu’il croyait. Dieu ne lui apparaît plus à travers les coups de tonnerres et les éclairs comme il le fit avec Moïse. «Ubu ntúkidutēra ubwôba nkó ku musózi wa Sínǎyi, hamwé imirávyo n’ínkúba vyǎsirana… », dit un ancien chant de communion en Kirundi. Le prophète Elie, parce qu’il a reconnu sa fragilité, parce qu’il a fait l’expérience de son besoin d’être sauvé, il est maintenant fort (suite…)
IDOMINIKA YA 19 YO MU MWAKA (Umwaka B)
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu ca mbere c’Abami (19, 4-8)
Eliya akomezwa n’umukate agaburiwe n’Imana
Muri irya misi,
Eliya yari yagenze urugendo rw’umusi umwe mu bugaragwa, araheza rero yicara musi y’igiti, yipfuza urupfu, avuga ati : « Ewe Mukama, ubwanje buraheze : akira ubuzima bwanje, kuko ntaruta ba sogokuruza. » Araheza yiryamira munsi y’ico giti, arasinzira. Maze, umumarayika araza aramukoma, aramubarira ati « Vyuka, ufungure ! » Akanuye, abona umukate ukaranze n’umukuza w’amazi, biri haruguru y’umutwe wiwe. Ni uko rero arafungura, aranywa arongera ariryamira. Umumarayika w’Umukama agaruka ubugira kabiri, aramukoma, aramubarira ati : « Vyuka, ufungure, ahandi ho urugendo rwokunaniza kuko ari rurerure. » Ni uko rero aravyuka, arafungura, aranywa, izo mfungurwa azigendera imisi mirongo ine n’amajoro mirongo ine, ashika kuri Horebi umusozi w’Imana.
IZABURI 33 (34) 2-3, 4-5, 6-7, 8-9
Icit. : Umvirize, murabe,
ingene Umukama ari mwiza.
Nzoninahaza Umukama na ntaryo,
nzomuhaya ntahengeshanya. (suite…)
Croire en Jésus, pain livré et partagé pour le salut du monde.
Par la foi, le miracle de l’Eucharistie se répète indéfiniment.
Depuis dimanche passé (XVII° T.O), nous avons commencé un voyage qui durera 5 étapes en méditant le chapitre 6 de Saint Jean sur le mystère de l’Eucharistie. Il s’est ouvert sur le signe de la multiplication des pains et du poisson, distribués à la foule. Aujourd’hui, nous commençons la deuxième étape avec l’enseignement sur le pain de la vie. Jésus, après le miracle plein de mystère qu’il a opéré, leur adresse ses enseignements, afin de nourrir de sa doctrine divine l’âme de ceux dont il a nourri miraculeusement le corps.
Nous avons compris (ou nous sommes appelés à comprendre) que le miracle peut se répéter indéfiniment si nous acceptons de partager afin que personne ne manque du nécessaire. Et pour cela, il faut la foi, celle qu’il avait fallu à cette foule qui voulait voir en Jésus celui qui est là seulement comme solution à nos problèmes quotidiens (ce qui est juste et bon!). Mais la question de fond est celle-ci: voulons-nous Jésus et son amour ou bien nous sommes intéressés par sa puissance (magique)? Ici réside la différence entre « avoir la foi » et « la tentative de posséder, prendre en otage Jésus » pour qu’il soit à notre service.
Foi et Eucharistie.
Mettons-nous donc en chemin pour comprendre un peu plus le mystère de l’Eucharistie. Le signe, c’est manger et boire, la réalité signifiée est l’assimilation au Christ, la communion avec Lui. Donc, il ne nous suffit pas de faire la queue pour (suite…)






