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Archives de Catégorie: Homélies

Accueillir et suivre fidèlement le Christ, Roi d’humilité, de paix.

Frères et sœurs, dans la joie et la douleur mêlées de ce dimanche des Rameaux, nous voici rassemblés ici, pour être introduits aux offices de la Semaine Sainte par a célébration de ce Dimanche des Rameaux.
Aujourd’hui, nos mains portent des Rameaux, signe de victoire, mais nos cœurs se préparent à la Passion. L’Année A nous propose le récit de saint Matthieu, un récit qui nous place face à un contraste saisissant : les cris de « Hosanna » qui deviennent bientôt des cris de « Crucifie-le ».

1. Le Roi qui choisit l’humilité.

Le premier message de ce dimanche pour nous, ici au Burundi et dans notre contexte sous-régional en proie aux conflits sanglants, c’est celui de la royauté de service. Jésus n’entre pas à Jérusalem sur un char de guerre, entouré d’une garde imposante ou protégé par une flotte aérienne de drones. Il vient sur un petit âne.: « Voici que ton roi vient à toi,

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« Lazare, sors ! » : Victoire de la Vie sur nos tombeaux.

Frères et sœurs bien-aimés dans le Christ, nous voici rassemblés dans cette magnifique cathédrale de Ngozi, portés par le souffle du Carême qui nous conduit vers la Pâque. Les lectures de ce jour nous placent au cœur du drame humain : la confrontation entre la mort qui fige et la Vie qui libère.
Dans l’Évangile, nous entendons ce cri déchirant de Marthe et Marie : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » C’est le cri de celui qui souffre sur son lit d’hôpital, de la mère qui pleure son enfant, du paysan dont la récolte a séché. C’est une plainte qui semble dire que Dieu arrive trop tard. Mais aujourd’hui, la Parole de Dieu vient nous dire que pour le Seigneur, il n’est jamais trop tard.

La promesse d’Ézéchiel : Dieu ouvre nos tombeaux

Le prophète Ézéchiel (Ez 37, 12-14) s’adresse à un peuple en exil, un peuple qui a tout perdu et qui se compare à des ossements desséchés dans une vallée. Ils disent : « Notre espérance est détruite. » Pourtant, la réponse de Dieu

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La soif du cœur : de la soif du désert à la rencontre avec Dieu et de la rencontre à la mission vers les autres.

Dans le désert, les Hébreux torturés par la soif et le doute interpellent Moise : « donne-nous de l’eau à boire ». L’eau jaillit du rocher désaltéra les corps épuisés, mais plus encore, elle apparut à Israël comme un signe de la présence de Dieu parmi les siens. Au cours de la longue traversée du désert, les Hébreux ont expérimenté combien est difficile la conquête de la liberté et comment, à la moindre difficulté, on est tenté de revenir à l’esclavage antérieur. Moise fut souvent pris à partie par un peuple découragé et faillit plus d’une fois être mis à mort par ceux-là même qu’il voulait libérer. A travers lui, c’est à Dieu que s’en prenaient les Hébreux, le mettant à défi d’accomplir sa promesse. Pourtant, le Seigneur n’a cessé de nourrir et d’abreuver ce peuple rebelle, manifestant que lui seul peut combler l’espérance de ceux qui ont faim et soif de justice, de liberté et d’amour.
Parfois, nos efforts se heurtent à l’apathie ou à l’ingratitude de ceux que nous voudrions aider ou aimer. Nous découvrons-nous alors proche de Dieu?

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