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Archives de Catégorie: Homélies
« Uwushaka kuba uwa mbere nabe uw’inyuma ya bose n’umusuku wa bose »
Bavukanyi, kuri uyu w’Imana, igenekerezo rya 23 Nyakanga 2018, duhimbaza Idominika ya 25 yo mu mwaka B. Mu gihe hari abatari bake bama barondera kugirira inabi ababahanura, abandi na bo bakagiriranira inzankano, intambara n’indyane, uyu musi ikibazo kitujeko kiti: « Muri mwebwe, intambara n’imitongano biva hehe?» None, twishure ngw’iki? Mbaye nk’Umutumwa Yakobo, ubwo, ntibiva ku ngeso mbi zacu zirwanira mu mitima yacu?
Bavukanyi, muri iki gihe turimwo, benshi baraganzwa n’ishari n’amahane, gushika n’aho hari n’abazimanganya ubuzima bw’intungane bazihora ngo zirabasesera ubufu mu kudoma urutoke ku bikorwa vyabo bibi, kandi bamwe bakabigira mu bwiyorobetsi ntangere, kugira ngo bakingire izina ryabo ry’ubukristu. Uyu musi Umukama ahagurukije Umutumwa Yakobo ngo adukurire inzira ku gishitsi ko tudashobora dusabana umutima nk’uwo ngo tube twogira ico tugabana, kuko dusaba ngo twimerererwe neza gusa, tukirengagiza amabi dukorera bene wacu.
Uyu musi, ijambo ry’Imana riduhamagarira kubiba riho imbuto z’ubutungane, (suite…)
« Tu es le Christ ». Et nous sommes tes disciples. Aide-nous à être cohérent(e)s avec notre identité.
La question que Jésus pose à ses disciples constitue le noyau central des Evangiles et l’interrogation des hommes et femmes de tous les temps. Hérode se posait la même question: « Qui est celui-ci? » (Lc9,9). Les disciples lui rapportent ce que pensent l’opinion publique à son sujet, et d’une manière unanime, celle-ci lui reconnait un caractère particulier : un homme de bien, un homme de Dieu, un prophète. Pourtant? Ces réponses manquent quelque chose d’essentiel : elles évoquent toutes des choses du passé, un passé merveilleux. Elles sont incapables de s’ouvrir au futur, à la nouveauté, elles ne rendent pas capables « d’élever les cœurs » et de « les tourner vers le Seigneur », comme nous le répétons à chaque célébration eucharistique qui actualise pour nous le mystère de notre rédemption. Que de fois nous sommes restés prisonniers du passé! Quand les choses allaient encore bien! S’est-elle éteinte d’âge en âge, la Parole? L’amour du Seigneur pour nous, a-t-il donc disparu? Ainsi s’interroge le psalmiste.
Césarée de Philippe.
Après l’épisode de Tyr et Sidon, avec les douze, Jésus s’est retiré dans la région de «Césarée-de-Philippe », ville construite par le tétrarque Hérode-Philippe près des sources du Jourdain, et ainsi dénommée en l’honneur de l’empereur Auguste. Jésus a-t-il voulu susciter la reconnaissance de son identité messianique sur l’horizon de cette cité élevée à la gloire des grands de ce monde, afin de suggérer l’antagonisme irréconciliable entre (suite…)
Par la foi qui nous ouvre aux merveilles de Dieu, nous sommes capables d’écouter et de proclamer la parole de Dieu.
« Ne craignez pas » : Isaïe répercute dans notre première lecture une parole de Dieu qu’on retrouve tout au long de la Bible (on dit plus de 360 fois, ce qui voudrait dire que le Seigneur nous le dit chaque jour de notre vie). Dès lors que Dieu lui-même vient sauver les hommes, il leur faut bannir la peur. C’est alors que s’ouvriront les oreilles des sourds, et la bouche des muets criera de joie. Cette prophétie se réalise littéralement dans la guérison d’un sourd-muet rapportée ce dimanche dans l’Evangile de Saint Marc. Nous sommes en présence d’une catéchèse baptismale centrée sur l’écoute de la parole de Dieu (les oreilles) et la confession se la foi (la langue). Entendre et parler: l’appel s’adresse à nous qui avons souvent les oreilles obstruées et la langue étrangement nouée (ntā guhāndwa ku rurími ikirēnge kírihó, disent les Burundais: est-ce vraiment héroïque??). Nous prêtons oreille complaisante à des commérages, à des ragots les plus douteux et les rumeurs de toutes sortes, mais nous n’entendons pas souvent les cris de détresse (inda y’úwùúndi ikomá indûrú ntiwûmve!!!) ; nous sommes intarissables sur des sujets scabreux, du tout inutiles, mais frappés souvent (suite…)
