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Idominika y’Ibisandasanda n’ukubabara kw’Umukama
Idominika y’Ibisandasanda n’ukubabara kw’Umukama.
Insiguro y’Ijambo ry’Imana.
« J’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez ».
Les lectures de dimanche proclament la souveraine puissance de Dieu : Lui seul est capable de faire triompher la vie là où la mort semble l’emporter. Le prophète Ezéchiel an
nonce à ses compatriotes exilés à Babylone que le Seigneur ouvrira leurs tombeaux, et qu’il fera surgir de leurs épreuves et humiliations un peuple nouveau : « Vous saurez que je suis le Seigneur quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez ». Notre Dieu est le Dieu de la vie, il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. La liturgie de ce dimanche insiste abondamment sur ce point.
Ce mystère du Père qui veut nous donner part à sa propre vie dans l’Esprit, nous ne pouvons l’accueillir comme une réalité dans nos existences que moyennant la foi en son Fils unique venu nous sauver. Certes, la mort est inévitable et donc apparemment triomphante. Jésus lui-même tarde et laisse mourir Lazare. Il ne vient donc pas nous épargner la souffrance et le deuil, mais transmuer tout cela par sa résurrection, lui qui a connu aussi la mort alors qu’il est auteur de la vie. Ecoutons Saint Paul nous dire : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus (suite…)
Dans les pas du cheminement baptismal de l’aveugle-né. Quand voir c’est croire et croire c’est voir.
Ce dimanche est comme une halte joyeuse sur notre chemin vers Pâques. L’épître aux Ephésiens nous rappelle que, recréés par le Baptême en Jésus-Christ, nous sommes appelés à vivre en enfants de lumière : pratiquer la bonté, la justice et la vérité. Bien plus, comme l’aveugle-né guéri par Jésus, les baptisés ont pour mission répandre la lumière autour d’eux, c.à.d. rendre la vie agréable là où ils sont. Cet infirme, qui, au dire des pharisiens était « tout entier plongé dans le péché » et donc ne pouvait pas entrer au temple comme les autres, accède à la lumière du jour et à celle de la foi. Alors que les pharisiens s’enfoncent dans leur cécité, Jésus ouvre les yeux de celui qui se reconnaît aveugle et qui attend de Lui la grâce d’un nouveau regard sur soi-même et sur le monde. Il y a beaucoup d’ironie dans ce récit évangélique et à cause de cela, les lecteurs sont obligés de s’interroger et de se poser la question: qui est aveugle et qui est capable de voir? Qu’est-ce que la vision véritable? Ce texte est normalement utilisé (suite…)
