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Archives de Catégorie: Homélies
« …ma fille, ta foi t’a sauvée ». La vrai miracle, c’est la foi et non la guérison.
Dans l’évangile d’aujourd’hui nous sont présentés deux récits de guérison, imbriqués l’un dans l’autre : celui de la fille du chef de la synagogue interrompu par celui d’une femme hémorroïsse qui subrepticement vient toucher la frange du manteau de Jésus. Les deux guérisons ont quelque chose en commun et de scandaleux. Le p
remier scandale c’est concerne la mort d’une jeune fille, puisque voir un jeune nous fait penser à la promesse d’une vie qui se développe; il est donc inconcevable qu’une telle vitalité puisse ainsi se rompre. Le deuxième est celui auquel nous sommes tous confrontés: la femme qui perd progressivement la vie (le sang est naturellement et symboliquement signe de la vie) est l’image plus éloquente de l’humanité même qui, dès la naissance, procède jour après jours vers la mort. Cela nous tourne le cœur. Une invitation à revoir le sens de nos anniversaires: ne risquent-ils pas d’être des calmants pour oublier cette finitude de la vie? Il est indigeste et scandaleux que l’on avance toujours vers la mort! Mais, on meurt comme on a vécu (Igíti kigwa iyó gihēngámiye). Retour aux textes. (suite…)
Dieu veut le libre engagement de notre foi pour rendre fécondes nos vies.
En méditant le passage de l’Evangile de ce dimanche, nous découvrons que les deux paraboles que nous propose la liturgie de ce dimanche constituent un diptyque. Jésus souligne ici la mystérieuse complicité entre la Parole de Dieu et l’humanité. Celle-ci semble toute préparée et même orientée vers l’accueil de ce germe divin qui lui donne une fécondité inattendue.
Par une double présentation complémentaire, Notre-Seigneur veut probablement suggérer la mystérieuse synergie entre la liberté humaine et la liberté divine. Dieu veut avoir besoin de notre foi pour rendre nos vies fécondes : c’est bien notre terre – c’est-à-dire notre vie – qui est appelée à produire du fruit (1ère parabole) ; mais en même temps, le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde : il naît d’en-haut, et ne fait que prendre racine dans notre terre pour s’élever jusqu’aux cieux. (suite…)







