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Saint Joseph ouvre nos yeux sur les signes de la présence du Sauveur et de son action dans nos vies.
Saint Joseph
La liturgie de ce jour couvre Saint Joseph, fils de David, de la gloire d’Abraham, notre père dans la foi. Que nous sommes loin des images désuètes d’un vieillard méditatif penché sur un enfant devant lequel le brave homme semble se demander en quoi cet événement le concerne ! C’est d’un prince de sang royal dont il est question ; prince d’un peuple élu, mis à part dès la fondation du monde, pour accueillir en son sein le Sauveur, celui qui doit réconcilier les hommes avec Dieu au-delà de la fracture du péché.
Lorsque le Très-Haut appelle Abraham et l’invite à quitter « son pays, sa parenté, la maison de son père », pour se mettre en route vers « le pays qu’il lui indiquera » (Gn 12, 1) comme nous l’avons médité dimanche passé, Dieu voit déjà l’avènement de son Fils, l’incarnation de son Verbe dans le sein de la Vierge confiée à la vigilance de Saint Joseph. Oui dès les origines, et à chaque étape de la réalisation concrète du dessein de salut, le nom de Joseph est implicitement présent, car il est inséparable de l’avènement du Sauveur. Bien plus : Dieu n’a établi la royauté temporelle de David et ne s’est engagé par serment envers lui, qu’en vue de la venue de ce Roi éternel qui devait naître de sa descendance. Joseph est donc bien plus grand que David, qui ne vit pas de ses yeux le Fils de la promesse. Joseph est le dernier Roi de la lignée davidique, qui va permettre, par son renoncement et son obéissance, l’avènement de celui dont Dieu avait annoncé : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils ». En Joseph, la royauté terrestre s’efface devant le Roi de gloire dont elle avait pour mission de préparer la venue ; la généalogie charnelle est prise en relais par un engendrement céleste ; bien avant la venue des mages, Joseph, roi d’Israël, dépose sa couronne au pied du Roi des rois, dont l’astre ne déclinera pas. Mais tout cela bien sûr, le grand Patriarche le vit dans la foi, et c’est cette foi qui lui fut « comptée comme justice » (Gn 15, 6). C’est ainsi, par la foi, qu’il est devenu le premier héritier. « C’est un don gratuit, commente saint Paul ; et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont ses descendants parce qu’ils partagent la foi de Joseph, notre père à tous ». Si en effet l’apôtre peut nommer Abraham « notre père dans la foi », à bien plus forte raison pouvons-nous attribuer ce titre à Joseph pour qui s’accomplit la promesse faite au premier Patriarche.
Souvent, comme saint Joseph, nous sommes confrontés à des situations compliquées où les solutions ne sont pas évidentes. Il y a toujours un voile de mystère qui gêne notre vision. Que faire ? Que se passera-t-il si je prends telle ou telle décision ? Nous sentons le poids de nos limites. Joseph aimait Marie profondément, mais d’autre part il savait qu’il devait à Dieu la première place dans sa vie. Si Marie était enceinte par une infidélité, il ne pouvait pas la recevoir comme son épouse. La loi de Moise prescrivait même la lapidation de la femme dans un tel cas. Joseph ne laisse pas entrer la colère ou la haine dans son cœur et il choisit de répudier Marie en secret. Humainement c’était la solution la plus juste et raisonnable, sauf qu’il n’avait pas encore réussi à percer le voile du mystère, le mystère de l’Enfant conçu par l’Esprit Saint. Seul Dieu peut retirer le voile pour nous aider à découvrir et accepter son plan pour nous.
Combien de fois aurions-nous aimé avoir la visite d’un ange, pour nous dévoiler la volonté de Dieu dans notre vie. Nous avons peut-être tendance à penser que Joseph l’avait quand même facile ! Mais rappelons-nous que la visite a eu lieu durant un songe. Joseph aurait pu l’interpréter comme un rêve quelconque. Ce que l’ange lui demandait n’était pas non plus facile. Sûrement, les mauvaises langues susurraient par rapport à l’état dans lequel se trouvait Marie. Joseph, devenu profondément croyant dans l’annonce de l’ange, se sentait-il à la hauteur du défi d’être le père et le gardien du Messie ? Il ne savait pas ce qui l’attendait non plus. Pensons, entre autres, au voyage imprévu à Bethléem pour le recensement. Il y aura aussi la fuite en Egypte et la précarité qu’implique une émigration. Joseph a choisi de mettre sa foi et sa confiance dans le Seigneur, coûte que coûte. Il mérite bien d’être comparé à Abraham, notre père dans la foi, dont, comme le dit bien saint Paul, « En raison de sa foi, Dieu estima qu’il était juste ».
Oui, Saint Joseph « est notre père devant Dieu en qui il a cru ». Notre père dans la foi, Joseph nous aide à garder vivante la mémoire de la promesse et de son accomplissement en son Fils Jésus Christ ; notre père dans l’espérance, Joseph ouvre nos yeux sur les signes de la présence du Sauveur et de son action dans nos vies, afin que nous « espérions contre toute espérance ». « Les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29) : le Seigneur « l’a juré à Joseph son serviteur : sans fin je te garderai mon amour » (Ps 88[89]). La mission qui lui fut confiée subsiste à jamais. A Joseph est revenue la tâche d’éveiller la conscience humaine du Fils de Dieu. Mais loin de s’asservir ce psychisme encore fragile et vulnérable en exerçant sur lui un pouvoir paternel écrasant, il l’a tourné sans plus attendre vers celui « dont procède toute paternité, au ciel et sur la terre », il s’est effacé devant le véritable Père de cet enfant qui lui était confié, si bien que celui-ci, le plus naturellement du monde, a invoqué le Père des cieux par le même vocable dont il appelait son père de la terre. Non ! La parole de l’adolescent : « C’est chez mon Père que je dois être » n’est pas humiliante pour Joseph ; elle n’est pas de la part de Jésus un rejet arrogant d’une paternité humaine dont il n’aurait que faire ; cette Parole est tout au contraire le plus bel éloge que Notre-Seigneur ait fait à Saint Joseph. Elle est le sceau qui confirme le parfait accomplissement de son ministère et la révélation de ce que devrait être toute paternité charnelle : un passage, une mise en route, un accompagnement vers la découverte d’une autre paternité, spirituelle, transcendante, divine, source et fin de toute notre existence et sens de notre vie. Nul doute que Saint Joseph continue à exercer ce ministère en faveur de ceux qui le lui demandent. Pour en bénéficier, il suffit de « descendre avec lui pour rentrer avec Jésus et Marie à Nazareth, et lui être soumis ».
Seigneur Jésus, conduis-moi sur le chemin de ta volonté dans ma vie. Aide-moi à percer le voile de mes calculs humains, pour voir plus clairement ce que tu veux de moi. Comme Joseph, je veux te faire confiance. Je veux te servir. Je veux te donner la première place dans ma vie. Aide-moi à comprendre la valeur de ma foi pour l’Église, pour mon prochain, pour la continuité de ton plan de salut, et à persévérer dans ma foi jusqu’à la fin de mes jours. Je prie pour tous ceux qui ne t’ont pas encore rencontré. Je prie pour ceux qui passent par des moments de crise dans leur vie de foi. Je prie pour ceux qui ont abandonné leur foi. Seigneur, viens les transformer en pierres vivantes de ton Église.
UMWIHERERO W’ABIHEBEY’IMANA BABA I ROMA : IKAREMA 2014(15 mars).
Abasaserdoti, Abihay’Imana, Abaseminari b’Abarundi baba i Roma barahwanye mu mapfungo y’ukwitegurira Pasika y’2014. Uwo mwiherero wagirishijwe na Patiri Pasifiko NTAHONICAYE, avuka muri Diyoseze ya Muyinga, akaba yiga muri Université Pontificale Grégorienne. Abo Barundi bwahwaniye muri Institut Pontificale de Spiritualité (Teresianum) i Roma, isanzwe itunganywa n’Abapatiri b’Abalarmelite. Muri make, ng’iyi inyigisho yashikirije abari aho.
IJAMBO NSHIMIKIRO: “Umusi washitse kandi ubwami bw’Imana buri hafi igarure kandi wemere Inkuru Nziza”.(Mariko 1,15).
I.Ikarema ni iki?
– Ni igihe kitwibutsa imyaka 40 igihugu c’Israeli camaze mu bugaragwa kiri mu rugendo kigana igihugu c’isezerano. Bamaze ico gihe bitegurira kuba igihugu c’Imana, igihe kitaboroheye kuko baguma bahemuka kw’isezerano ry’Imana.
-Kitwibutsa kandi imisi 40 umuhanuzi Elia yamaze kugira ashikire umusozi w’Umukama;Horeb.
-Kiratwibutsa kandi imisi 40 Yezu Kristu yamaze mu bugaragwa yitegurira gutangura icese ubutumwa bwiwe maze akageragezwana shetani.
Ubugaragwa: ni ikibanza c’agacerere, c’ubukene, nta bintu bihari bishobora gufasha umuntu, nta mazi nta ndya, nta binyobwa, nta buraro, ni mu gahinga ka nyaga na nde, ni ikibanza umuntu ashobora gupfiramwo, umuntu ari wenyene(Lc4,1-13).
Mu kirundi tuvuze ngo naka yarahindutse turabitegera: Bivanye n’ingene tuba tumuzi tuzi n’ubuzima bwiwe bw’akahise kiwe turameya ico tuvuze: tumuheruka yari umuntu mwiza(ku mutima canke ku mubiri)aba yabaye mubi canke yari mubi yabaye mwiza: mu kurundi novugako guhinduka ari kuba uwundi atandukanye n’uwo wahora uri. Aha tuvuze guhinduka ni guheba inabi tugakora ineza.
Muri iki gihe c’ikarema duhamagariwe kwikebuka turabe iyo tuvuye aho turi n’iyo tuja duheze tugire inama twigiriye.
Kuva na kera Imana yamye ihamagarira umuntu guhinduka haba mu bwuzure bwa kera canke bushasha. Kubera iki ? kuko guhinduka bishikana ku buzima n’ubuhirwe kwanka guhinduka nakwo kuguma mu nabi bishikana ku rupfu n’amagorwa.
Utur: -Dt 30,15-20: Raba uno musi nshize imbere yawe ubuzima n’iciza,urupfu n’ikibi, ico ngutegetse uyu musi nigukunda Imana yawe , guca mu nzira zayo, kurangura amabwiriza yayo. Gurtyo uzobaho imana iguhezagire. Utaranguye amabwirizwa yayo ni wasenga izindi mana ukazikorera ndabikubwiye uyu umusi icese , izuba riva uzopfa.
-Ez 18,30-32: ni muhinduke kugirango mubeho, ni mugaruke muhebe ibibi ntimuhave muhona, mutikira muryango wa Israeli. Imana iti: “sinezerwa n’urupfu rw’umucumuzi. Imana iraba ibikorwa umwemwe wese yakoze.
-Mt 18,1-4: Umukuru mu Bwami Bw’ijuru ni nde? Yezu ati: mudahindutse ngo mumere nk’akana gato ntimuzokwinjira mu bwami bw’ijuru. Kubera iki? Umwana nta kabi kiwe, araziko ataco yokwimarira avuye ku muvyeyi, abayeho kubera abavyeyi ni inda nsa, abana ni aberanda ego ni ego oya ni oya iciza ni iciza ntavyo guta umwanya yibaza vyinshi(ehe raba umupadiri umwe yabwiye akana gatoya kagakobwa ati nagira nkubwire ko ngukunda cane amwongorera aca amubaza ati uravyemeye nawe ati: pati ndavyemeye nyene mbere najewe nagira nkubwireko ndagukunda cane, aca aza kubwira ayo majambo umwigeme akuze w’inkumi nawe aca arasimba abanza kumubaza ngo amusigurire neza kuki none yiyumviriye iki? Aragwaye!).
-Lc 13,1-5: Ndabibabwiye mudahindutse muzohona mwese. Abo banyagarire mugira ngo bari bacumuye kuruta abandi?
Twihweze uturore 2 tw’abahindutse kubera bemeye kwakira ijambo ry’Imana,kwakira Y-K.
a)Ac 8,25-39 Ihinduka ry’umukuru yakorera umwamikaze wa Ethiopiya (yari ashinzwe itunga ryiwe ryose). Yari avuye gusenga yaremera ariko hariho aho atari bwashike, hariho inyota yagumana, ivyo asoma ntanabitegera arakeneye uwumusigurira. Araheza yinginga Filipo, ari n’inyota(kwinginga, guhoboba,gutakambira,kugobera). Amaze gusigurirwa yarahimbawe aremera mbere aca abwira Firipo ati: none ko tubonye amazi icombuza kubatizwa ni ik? Ahejeje kubatizwa ngo yaciye ashishishikara urugendo yuzuye urweze.
Tumenyeko yari umuntu ahambaye yaba aho basenga ibimana mu nyuma yumvisekohari Imana imwe abanyisraeli basenga i Yeluzalemu yihereje akayira aja muri ico gisagara gusenga iyo Mana. Yafashe ingingo agenda ari umwe, kubera iyo nyota, kurondera akarusho, akarusho Imana zomuri Etiyopiya zitigeze zimuha kandi yarabonyeko zidashoye kumushikira ku nyota yiwe. Yari avuye gusenga n’amabwirizwa yari ayazi ariko ntiyari bwamenye Yezu kristu. Asomye Is 53 ntategereye ariko Umukama amurungikiye Filipo ngo amusigurire. Amenye Yezu aciye yemere, arabatizwa arahinduka. Umupagani-umuyahudi-umukristu. Yinjiye mu buzima bushasha, avutse ubwa kabiri, yarazi A.T amenye N.T.
b)Ac 9,1-17: Uguhinduka kwa Sauli.
Turaziko Sauli yemera Imana ariko nawe nyene yari akiri kure ya Yezu yari umuyahudi zelé, i Damas nta kindi cari kimujanye yaragiye guhama no gutoteza abakristu, we n’abo bari kumwe yabonako ko ari akarwi k’abantu batanguje akadini bitwa abakristu b’abagumutsi muri ico gisagara ca Siriya(mu guhama abakristu mbere we yibazo anezera Imana ariko arayirwanira) mw’idini yarimwo yariyumva yava no mu muryango wubashwe wa Benyamini. Ari mu nzira irora i Damas Umukama yaramubonekeye. V.4 Sauli, Sauli umpamira iki ? V.5 Arishura ati: uri nde ga Mukama? Umukama ati: ndi Yezu uriko urahama. Sauli ati: none nkore iki? Umukama ati: Genda i Damas bazokubwira ivyo uzokora. Yamaze imisi itatu mu nzu ahumye (umwanya wo guhinduka). Ananania niwe Imana yamurungikiye, maze aragenda ,ashitse mu nzu agaranzurira ibiganza kuri Sauli avuga ati: “Sauli mwenewacu , Umukama Yezu umwe yakubonekera mu nzira aho waza , yandungitse ngo ubone kandi uhabwe Mutima Mweranda”. Buno nyene homoroka utuntu ku maso yiwe aca arabona. Ava hasi arabatizwa amaze kurya aca arakomera. Sauli amaze gukira ubuhumyi aciye ahinduka, aca arabatizwa. Ahindutse kuko yajijutseko Yezu ariwe mukiza, ubuzima bwiwe bubaye ubundi. Dusomye amajambo yiwe mu makete yiwe mu nyigisho ziwe zakurikiye turabonako yabaye uwundi vy’ukuri. Niwe ashinga intahe ati: Ivyo nahora mbonamwo akunguko ubu ndabibona nk’umucafu, nk’umwavu, umwaku, ivyamunezera akiri kure ya Yezu agihumye atarahumuka amaze kubona, gukanura ubu abona ko ivyo yabonamwo akunguko vyari umwanda nkuwo. Niwe abandanya ashinga intahe ati: “Iri jambo ni iryo kwemera kandi rirakwiye kwakirwa ata nkomanzi : Kristu yezu yazanywe kw’isi n’ugukiza abanyabicumuro, nkaba uwa mbere muri bo”( 1Tm1,15). Amaze kubatizwa no gukizwa muri M-Mwer. yaciye aba umutumwa w’Umukama.
-Tweho gute?(tumurikiwe n’ubwo burorero 2) Mbega wewe,( jewe )ivyo usoma urabitegera? Urarondera kubitegera nk’urya mukuru yakorera umwamikazi wa Ethiopiya? Ubitegereye uravyemera? Uvyemeye urabishira mu ngiro? Ko yafashe ingingo akava mu bandi aja kurondera Imana yo soko ry’ubuhirwe wewe urafata ingingo yokuva mu bandi ubwo ntugira nk’abandi? bavyita kwishinga agakuku. Nka Sauli ubwo weho nta buhumyi woba ufise? Twese twemera ko tubona. Erega ntawutabona n’impumyi irabona(ak. Impumyi z’i Gitega zivuga ngo urabona frati…aba ariko arakwereka wibaza ngo urabona iragusumya kubona!) ariko ibona iki? Ivyo ibona bigarukira he?
Bibiriya iratwereka uwakiriye ijambo ry’Imanarikamushika rikamunyura: yemerako Y-K ari ukuri , akarondera kumumenya, amumenye bakanywana, akamubera umuco n’icirore yirabamwo gurtyo akabona ubwambure bwiwe, akabugaya, akinegura, akicuza avuga ati: ibi ni jewe nyene nabikoze? Vyamariye iki? Vyanshikanye hehe? Agaheza agafata ingingo yo kwisubirako. Akishira mu minwe y’Imana akayubaha: ni kwo guhinduka, kugaruka ku Mana n’umutima wacu wose, tukakira ikigongwe c’Imana n’ubuzima bw’ubuhirwe buhoraho, budahera.
III.Guhinduka bidushikana hehe?
Twaremewe ubuhirwe,kubera iki nemera inkuru nziza? Ntayemeye mba iki? Mpomba iki? Umuntu aba umuntu nyawe iyo yubaha Imana agakunda abantu n’Imana; ngaho ahahagaze ubugabo bw’umuntu. Mpora mbona canke numva abantu bavugako baranyaye ariko utemera Imana unyara gushitsa hehe? Imana niyo inyaye, ufashijwe nayo nawe ubu umuntu anyaye. Abo tuzi bavuga ngo barakakaye kuri ino si batubaha Imana n’abantu ariko hageze kuyivako bagiye nk’utunyegeri bangana iki? Murabazi no kurupfu rwabo baruswe na nyumba kumi( Sadam, Mubutu, Kadafi, Osama,…).Cfr aussi A.T et N.T. Nyenubweranda papa Fransisko ni we atubwira ati “ ubukene bukomeye dufise ni kutamenya Y-K.”
Ntahandi atari mu bunywanyi bw’Imana n’abantu dushobora gukura ubuhirwe, ubutunzi n’umutekano umutima ukeneye. Ogustino mweranda niwe avuga muri ca gitabo ciwe les confessions: « Tu m’as créé pour toi Sgr et mon âme est sans repos, sans paix tant qu’il ne repose pas en toi ».
IV.Ibimenyetso vy’uwahindutse ni ibihe ?
Umuntu yahindutse yuzura amahoro y’Imana n’abantu kuko yaba Imana irahezagira baba abantu bagahezagira. Wa muzo w’umukama ntumutera ubwoba kuko agira ati : n’ubu Imana ni ize twigire canke ico si ikibazo kuza no kutaza ni hamwe kuko n’ubu buzima abubamwo nk’imponjo n’i- mburi y’ubukurikira ubw’aha kw’isi . Utari mu bunywanyi n’Imana ugumana ubwoba uvuga uti ni abe aratenyenya…aho rero naho uvuga ukwo usanga ataco uriko urakora co guhinduka. Uwahindutse agira ubuzima bushasha n’abandi bakabibona. Yamana inyota y’igisabisho, agira inguvu mukurwanya ikibi, aranezerwa no gusoma ijambo ry’Imana kuko ari naho ayagira n’Imana( icerekana urukundo n’ubumwe :, gusangira ni kuyaga , tél, kugenderanira, agakete, kwiyumvira uwo ukunda cfr mariés et fiancés).
V.Ni ibihe birwanisho vyomfasha guhinduka?
Twaravyumvise ku musi wa gatatu w’iminyota : Mt6,1-18 : Ibikorwa vy’urukundo, gusenga no kwisonzesha ivyo ni vyo birwanisho bikuru, bidufasha gucuvya ingeso mbi zacu. Ivyo rero bitadufashije guhinduka naho twobigira ntaco vyomara kuko ni ibidufasha kwegera Umukama kuruta na kare mw’ijuru ivyo ntavyo tuzogira kuko tuzoba turi beranda tudakeneye guhinduka. Ivyo ni ibirwanisho ni ibikoresho ntivyokwikoresha. Zana ishari , blindé, missile ubitereke aho ntaco bizokora bidafise abahinga bavyo n’uw’umwampi canke ibuye yoca atsinda nyene ivyo birwanisho bikomeye.
Muguheraheza tugende turabe ubwambure bwacu : Burya agahuzu gapfuka vyinshi ariko rero naho kabipfuka ntibihava. Novuga nti naka…kura impuzu ubu nyene hokurikira iki ? ni nde muri mwebwe yokwemera ? none wankira iki ?(ushobora kuba gusa wambye wikwije nk’ukwo ushobora kwambara uri gusa : mu kirundi ngo naka ntaco acambariye). Turabe rero benewacu twisuzume kuko Imana ishaka ko dusangira ubuhirwe budahera ni naco twaremewe. Twahevye vyinshi (vyose ?)n’ivyo twari dufitiye uburenganzira(cfr vœux) kugira tuze turonke vyinshi none uriteguriye kubironka canke uri mu bazohava babura vyose nk’ingata imenye( sinzi uwavuza ati ariko urazi kubura ivy ‘isi ukabura n’ivyijuru ?. Ibaze wongere wiyishure.
Ap 3,20-21 : « Raba mpagaze ku rugi nuguruza hagize uwumva ijwi ryanje akugugurura urugi nzokwinjira iwe ngo mfungure anyegereye nanje ndamwegere. Uwuzotsinda nzomuha kwicarana nanje ku ntebe yanje nkukwo nanje natsinze nkicarana na Data ku ntebe yiwe ».
Patiri Pacifique NTAHONICAYE.
Relevez-vous. N’ayez pas peur. Confiants en Jésus. Allez de l’avant.
Chers amis
Nous sommes arrivés au 2ème dimanche dans notre parcours vers Pâques. Le dimanche passé, nous avons médité sur les tentations de la vie du disciple, tentations qui se présentent comme épreuve de la foi, de l’espérance et de l’amour. Nous n’avons pas à perdre cœur. Pour cela, Jésus veut confirmer ses disciples, en leur partageant comme un avant-goût de ce qui se trouve à la fin du parcours. Ils sont confirmés, c’est vrai, mais la fatigue du chemin, la soif, le doute pourrait encore alourdir leur conscience. Le troisième dimanche servira à répondre à cela : Dieu nous désaltère et assouvit notre « soif » comme le cas de la Samaritaine. Il faut marcher, fixer notre regard sur Jésus, évidemment si nous y voyons clair. Il est, par chance, celui qui nous libère de notre aveuglement du cœur pour que nous puissions le suivre (4ème dimanche) pour comprendre le miracle de la résurrection de Lazare (5ème dimanche), signe et gage de notre résurrection. On pourra alors célébrer la semaine sainte avec fruit, et entrer avec Jésus à Jérusalem en chantant « Hosanna ». On ne va pas donc vers le vide. La première lecture de ce dimanche nous met déjà devant un cheminement, quand bien même nous n’en connaissons pas bien l’issu. Il faut se lever, sinon se réveiller, et partir, confiants en Dieu qui ne déçoit jamais.
Nombreux sont nos contemporains qui partagent le sort d’Abraham, appelé par Dieu à quitter son pays. Cet exode, souvent forcé peut-il être, comme pour le père des croyants, le point de départ d’une nouvelle histoire, voire une bénédiction ? Oui, à condition que les expatriés ne perdent pas leurs repères essentiels. Aux premiers disciples de Jésus, l’épisode de la Transfiguration apparut comme le repère par excellence d’une merveilleuse aventure : la découverte progressive du mystère divin habitant cet homme, Jésus, leur compagnon de maître. Les disciples se seraient volontiers installés au sommet de la montagne. Mais il leur fallut partir, comme Abraham, en s’en remettant à la parole entendue.
Faisons un rapide tour d’horizon. L’évangile d’aujourd’hui est excessif. Voici Jésus, notre Jésus de tous les jours, ruisselant de lumière. Voici Pierre, impulsif et spontané, prétendant monter une tente pour des prophètes morts plusieurs siècles auparavant. Voici ces prophètes des temps jadis devisant paisiblement avec Jésus qui se conduit comme si ces personnages faisaient partie de son quotidien. Voici enfin une nuée et une voix venant du ciel qui parle comme au jour du baptême de Jésus. Nous sommes donc à un commencement.
La transfiguration dévoile le corps invisible du ressuscité. Jésus est le nouveau Josué, le successeur de Moïse qu’annonce le Deutéronome. En rendant visible sa gloire pour quelques moments au sommet de la montagne, Jésus nous ouvre au monde invisible, mais réel, où nous vivons tous. Montrer que Moïse et Elie y habitent, confirme la promesse qui reposait sur eux et se réalise en Jésus. En confirmant l’annonce faite dans le Premier Testament, Jésus annonce la réalisation de la Nouvelle Alliance.
En ce jour où la liturgie convoque Abraham, saint Pierre et saint Paul, Moïse et Elie, en ce jour où Jésus nous donne de saisir dans son unité l’ensemble de l’histoire sainte, ne sommes-nous pas invités à nous remémorer les figures de notre passé, les moments de notre histoire sainte qui se conjuguent désormais et pour toujours au présent, comme Jésus devisant avec Moïse et Elie. Lus à la lumière de cet évangile, avec leur grandeur, mais sans éluder leurs limites ni leurs déficiences, ils nous conduisent à l’accomplissement de la promesse que Dieu nous fait personnellement en Jésus. Certes nous leur trouverons bien des limites et des tiédeurs, elles n’ont pas l’éclat de l’expérience faite par Pierre Jacques et Jean. Mais sans ces limites, le bonheur auquel Dieu nous appelle ne serait qu’une fuite, comme celle de Pierre qui veut rester sur la montagne et toujours jouir de la présence sensible de Dieu. Si nous acceptons cette promesse, avec la confiance d’Abraham qui accepta de se mettre en route, pour son bien, ces déficiences deviendront le lieu de la révélation de Dieu. En nous le Christ prendra corps, et son visage sera celui de la compassion.
Certes, nous avons à vaincre les peurs qui nous rendent sourds à la voix du Père, dont Jésus vient de nous montrer qu’elle ne cesse de résonner. Pour monter courageusement vers notre Croix alors que la nuée se dissipe déjà et que les saints qui nous accompagnent redeviennent invisibles, il ne nous reste que Jésus, seul. Jésus qui nous parle et qui nous touche. Jésus qui nous encourage : « « Relevez-vous », ressuscitez, accueillez la gloire que le Père vous réserve, accueillez la Vie qu’il vous donne en partage ». Nous avons ainsi nos Thabor, nos rencontres intenses et toujours vivantes avec Dieu, moments de grâce sur lesquels nous appuyer pour poursuivre notre marche vers Pâque. Le carême est une route austère, mais elle une route joyeuse car Jésus marche à nos côtés. Sachons en rendre grâce, pour nous relever, et marcher, libres et confiants, dans les pas de Notre Seigneur.
« Seigneur notre Dieu, tu as fait resplendir ta gloire sur le visage transfiguré de Jésus, ton Fils. Apprends-nous à reconnaître ta présence parmi nous, tantôt éclatante comme le Soleil, tantôt cachée au cœur de ta création. Ouvre nos oreilles et nos esprits à la parole que tu adressas jadis à Abraham et que tu fis retentir sur la montagne sainte. Fais que les évènements, de notre temps, souvent tragiques, n’ébranlent pas notre foi en Toi afin que nous soyons ta lumière dans le monde. Ainsi soit-il. »










