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Sainte Famille: Dieu veut de la famille, un lieu de manifestation de sa sollicitude envers l’humanité.

Aujourd’hui, contemplons, comme continuation du Mystère de l’Incarnation, l’insertion du Fils de Dieu dans la communauté humaine par excellence, la famille et l’éducation progressive de Jésus par Joseph et Marie. Comme dit l’Évangile, « Jésus progressait en sagesse, en statut et en grâce devant Dieu et devant les hommes» (Lc 2,52). Le livre de Siracide, nous rappelle que «le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il fortifie le droit de la mère sur ses fils » (Si 3,2). Jésus a douze ans et manifeste la bonne éducation reçue dans la maison de Nazareth. La sagesse qui montre, sans aucun doute, l’action de l’Esprit Saint, mais aussi l’indéniable bon savoir éducateur de Joseph et Marie. L’angoisse de Marie et Joseph met en évidence leur empressement à éduquer Jésus et leur présence affectueuse comme nous le lisons dans d’autres passages de l’évangile.

Il n’est pas nécessaire de faire de grands raisonnements pour voir qu’aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire que la famille assume avec force la mission éducatrice que Dieu lui a confiée. Les pères et mères chrétiens doivent éduquer depuis le Christ, source de sagesse et de connaissance. On peut difficilement trouver un remède aux défaillances de l’éducation au foyer. Tout ce qui ne s’apprend pas dans la maison ne s’apprend pas dehors, (suite…)

Dieu nous déroute par son plan du salut de l’humanité, nous apprenant comment faire pour l’accueillir.

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas  » : cet avertissement de Jean le Baptiste dimanche dernier nous a mis en alerte. Préparons-nous à être surpris par la venue de Dieu. Nous avons beau l’avoir préparée cette venue, nous avons beau penser que nous connaissons le Seigneur, nous serons nécessairement déroutés par les manières divines ! Car Dieu s’invite là où nous ne l’attendions pas.

La première lecture évoque bien cette déroute de David. Il exprime sa gêne devant le confort de sa maison de cèdre face à la pauvreté de l’abri de toile où repose l’arche d’alliance. Cette gêne est l’expression de la droiture de cœur de David devant Dieu. Elle diffère bien du besoin religieux païen de construire un temple à ses dieux pour bénéficier de la faveur divine. Elle atteste de la relation personnelle de David avec le Dieu d’Israël. Si le prophète Natan approuve alors le désir du roi « Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi  », il n’en est pas de même de l’Intéressé. Dieu rappelle à David que Lui seul est capable de bâtir une demeure digne de sa gloire : « Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ?  » Pourtant Salomon construira effectivement le Temple. Pourtant le Temple sera une nouvelle fois rebâti après l’exil à Babylone. Mais de nouveau le Seigneur avertira son peuple : « Le ciel est mon trône, et la terre l’escabeau de mes pieds. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel pourrait être le lieu de mon repos, quand tout cela, c’est ma main qui l’a fait, quand tout cela est à moi, oracle du SEIGNEUR ! » (Is 66,1-2). Si Dieu est notre créateur, il est le premier bâtisseur ; et sa première demeure est la création tout entière. Oublier cela et prétendre construire la maison de Dieu sans être certain que là est Sa volonté est hautement périlleux. Le psaume 126 nous le dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain. »

Faut-il donc réprimer nos désirs d’honorer le Seigneur ? Ce n’est pas la manière divine de faire. Dieu n’oppose pas une simple fin de non-recevoir à David. Il retourne la proposition de son serviteur, manière de convertir son désir plutôt que (suite…)

Gaudete in Domino semper: « Je tressaille de joie dans le Seigneur ».

A cette exclamation du prophète répond le cri du cœur de l’apôtre Paul : « Frères, soyez toujours dans la joie ». A l’approche des Fêtes de Noël, c’est en effet la joie qui imprègne les lectures de ce 3ème dimanche. L’invitation pressante à la joie, a donné le nom à la Messe de ce troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete », c’est-à-dire réjouissez-vous. Cette joie prend sa source dans la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres : celui que Dieu a consacré par l’Onction – le Christ- est envoyé non pour dominer les nations, mais guérir les cœurs meurtris et libérer les captifs. Il nous appartient aujourd’hui de le reconnaître face aux nombreux prétendants qui se bousculent à la foire aux hommes providentiels et aux guides inspirés. A la suite de Jean le Baptiste, les chrétiens doivent rendre témoignage à la lumière qui apporte au monde la joie, la vraie, qui vient de Dieu.A cette exclamation du prophète répond le cri du cœur de l’apôtre Paul : « Frères, soyez toujours dans la joie ». A l’approche des Fêtes de Noël, c’est en effet la joie qui imprègne les lectures de ce 3ème dimanche. L’invitation pressante à la joie, a donné le nom à la Messe de ce troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete », c’est-à-dire réjouissez-vous. Cette joie prend sa source dans la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres : celui que Dieu a consacré par l’Onction – le Christ- est envoyé non pour dominer les nations, mais (suite…)