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Témoins de la résurrection devant le creux du tombeau vide, croyant en le Ressuscité, notre histoire acquiert un sens nouveau.
La résurrection de Jésus est l’événement qui fonde notre foi. Sans la résurrection, notre expérience terrestre n’a plus de sens, on ne peut rien y comprendre. Nous connaissons cela par l’écoute de la Parole et le témoignage des apôtres qui ont vécu avec lui, qui l’ont écouté, et qui l’ont vue ressuscité. Il ne s’agit pas d’une doctrine savamment montée, mais le témoignage portant sur une Personne, Jésus le ressuscité. C’est pourquoi le tombeau vide n’est pas en soi une preuve ; cela ne l’a pas même été pour les disciples sinon l’expérience de Jésus ressuscité.

Nous comprenons alors pourquoi et comment l’expérience d’un Pierre faible dans la foi, celui qui a renié son Maître n’est qu’un souvenir du passé. Cet apôtre proclame maintenant sur quoi repose sa foi : c’est la résurrection de Jésus qui, une fois accueillie dans la foi, change profondément notre vie. On n’a pas plus à avoir peur de rien fussions-nous faibles même.
En effet, l’Eglise du matin de Pâques n’est même pas forte. Elle est d’abord un petit groupe de femmes qui se rendent au tombeau, très tôt le matin et qui découvrent (suite…)
L’expérience de la miséricorde de Dieu dépasse de loin ce que nous pouvons penser et comprendre.
S’ouvrir au futur de Dieu

Toute l’histoire du peuple de la Bible est parcourue par un souffle orienté vers l’avenir, une attente et une espérance sans cesse renaissantes. Dans la première lecture, qui remonte à la fin de l’exil, l’évocation du passé le plus prestigieux (le passage de la mer Rouge) est assimilée à un carcan si elle détourne le regard du nouvel exode projeté par Dieu. Dans l’épître aux Philippiens, Paul prolonge l’espérance d’Israël lorsqu’il présente le Christ ressuscité comme l’avenir d’une humanité régénérée. Voilà une excellente clé pour relire l’épisode de la femme adultère dans l’évangile de Jean. Ce récit met face à face les tenants du passé (scribes et pharisiens) et Jésus, qui ouvre aux hommes un avenir tout autre. Lapider quelqu’un, c‘est lui refuser tout avenir, ne pas admettre que quelqu’un peut s’améliorer ; comprendre et pardonner, c’est lui permettre de revivre. C’est nous retrouver nous-mêmes, qui avons été pardonnés et qui devons apprendre à pardonner.
La méditation des lecture du dimanche passé pouvait aussi nous porter à comprendre que le sacrement de la réconciliation se vit en vue de la miséricorde que nous sommes appelés à accueillir, et non la honte de nos propres péchés, puisque le fils prodigue n’a même pas pensé au repentir de ses péchés, mais au futur qui pouvait changer sa vie. En effet, la mémoire est spirituellement importante, pourvu qu’elle ne nous bloque pas dans notre passé, mais nous relance vers un futur meilleur, fût-ce aussi comparable à celui auquel aspirait le fils prodigue : pouvoir manger au moins au fruit de la sueur de son front, comme un ouvrier journalier. Ainsi, dans le sacrement de la réconciliation, la reconnaissance de notre péché doit nous projeter vers le futur, celui de l’homme qui aura accueilli le don gratuit de la miséricorde de Dieu.
L’oracle d’Isaïe que nous écoutons dans la première lecture suit un cheminement (suite…)
La miséricorde de Dieu ne se mérite pas. Elle est pure gratuité.
Le livre de Josué comme celui des Juges, et des Rois, a été composé au cours de la captivité à Babylone. La catastrophe de 587, avec la prise de Jérusalem, la destruction du Temple et la déportation a été une terrible épreuve pour le Peuple Juif. Celle-ci a provoqué une réflexion théologique à la lumière de l’enseignement des prophètes pour aboutir à la formulation de la foi juive. Avec la lecture de ce dimanche, nous sommes au début de la conquête de la terre promise enfin atteinte. En effet, le Carême est un temps où, dans le désert de notre existence ici bas, avec ses difficultés, se craintes et ses infidélités, nous découvrons la proximité de Dieu qui, nonobstant tout ce qui peut lui faire obstacle, nous guide vers notre Terre Promise. On a traversé le Jourdain en revivant ce que les pères avaient vécu lors du passage de la mer Rouge. Et on célèbre la Pâque, réalisant ce que Moïse avait dit : » Quand vous serez entrés dans la Terre que Yahvé vous donnera, vous observerez ce rite. » (Exode, 12, 25)
On est alors bien arrivé dans cette terre d’abondance. La seconde lecture nous dit : » Le monde ancien s’en est allé. Un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu. » Ce passage de la lettre de Paul a été choisi en lien avec l’évangile d’aujourd’hui. Par le baptême, nous sommes devenus des créatures nouvelles. Nous sommes déjà dans le monde nouveau de la résurrection. Mais le péché est là, qui malheureusement, défigure notre image de fils de Dieu. Comme le père du prodigue, Dieu veut nous rétablir dans notre dignité de baptisés. Il veut nous » réconcilier « , autrement dit nous remettre en communion d’amour avec Lui et avec nos frères. Remarquez combien de fois (suite…)






