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«Tu aimeras ton Dieu et/en ton prochain », nous dit Jésus. Un amour sans limites ni exceptions. On n’a jamais fini d’aimer.

Dieu est la source et la mesure de tout vrai amour

HomélieQuand on écoute les chansons populaires les plus répétées, les poèmes et les thèmes des spectacles, beaucoup parlent de l’amour et on serait porté à penser que tous parlent du même amour. Peut-être que ce terme est le plus controversé et maltraité ! Mais le monde a plus besoin de découvrir et apprendre ce que signifie l’amour, le vrai amour. Pour nous les chrétiens, reconnaitre que Jésus est le vrai Maître de l’amour, qu’il est lui-même l’amour qui se manifeste et se donne jusqu’au bout à l’autel de la croix, cela constitue un pas important pour celui qui veut comprendre et vivre d’amour en se donnant aux autres. En effet, la passion approche. Jésus est arrivé à Jérusalem. Il est gênant, il bouscule le cœur de la religion juive : il chasse les marchands du temple (Mc11,15-19). L’opposition grandit et on cherche tous les moyens pour lui tendre des pièges afin de l’arrêter : question sur l’impôt de César (Mc 12,13-17), sur la résurrection des morts (Mc 12,18-27). En ce dimanche, l’Evangile nous présente nous parle des comme des commandements même si, à la différence de Matthieu et Luc qui nous présentent l’épisode comme polémique, notre rabbin se montre gentil et est invité par Jésus à compléter son parcours o-pour entrer avec lui dans la vie éternelle. Comme l’épisode de Bartimée que nous avons médité récemment, il ne suffit pas de connaitre que Jésus est le Messie, il faut aussi marcher derrière lui vers Jérusalem et participer au mystère de sa passion et sa résurrection.

Comme le rappelle la première lecture, la Bible ne cesse d’engager le peuple élu à accueillir l’immigré, à prendre soin de la veuve, de l’orphelin et du pauvre, à refuser (suite…)

« Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu! »

La fête de la Toussaint oriente notre regard vers la gloire qui nous attend lorsque s’achèvera notre pèlerinage terrestre. En ce jour nous fêtons Dieu Père, Fils et Esprit qui est exalté dans ses Saints, sa plus belle « réussite ». Nos voix sont invitées à s’unir à celle des cent quarante-quatre mille sauvés qui ont lavé la robe de leur humanité dans le sang rédempteur de l’Agneau et qui « debout devant le trône de l’Agneau, vêtus de robes blanches, des palmes à la main », crient d’une voie puissante : ‘ le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône ainsi qu’à l’Agneau’ ». Concert immense et harmonieux, entraîné par le chœur des anges qui chante : « Amen ! Louange, gloire, sagesse, actions de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles».

Cette destinée de gloire vers laquelle nous sommes en marche et qui nous est dévoilée dans ce passage de l’Apocalypse n’est pas encore pleinement manifestée. «Nous savons, nous dit la première épître de saint Jean, que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est »(1 Jn 3, 2b).
Cependant, le Royaume de gloire, même non encore pleinement manifesté, n’en demeure pas moins déjà présent au milieu de nous.

C’est ce que nous rappelle la deuxième lecture : «Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » (1 Jn 3, 1a).

Par la mort et la résurrection de Jésus, nous avons été restaurés dans notre filiation divine. En Jésus, le Fils unique, nous sommes désormais fils adoptifs. Ce que le péché avait détruit : le lien de filiation qui nous unissait à Dieu, le Fils l’a rétabli, acte suprême de salut dont nous avons pu recevoir le fruit par le sacrement du baptême.
Ainsi donc, si nous demeurons ici-bas établis dans ce lien de filiation, qui dans l’Esprit nous relie au Père, un jour viendra où nous verrons la gloire de Dieu et serons transfigurés par elle. Il s’agit donc pour nous de vivre dès maintenant comme des fils c’est-à-dire de marcher à la suite du Fils sur le chemin que lui-même a emprunté.

Et quel est ce chemin si ce n’est celui des béatitudes !

Alors, nous comprenons le pourquoi de l’évangile d’aujourd’hui. Les béatitudes nous orientent (suite…)

Dieu notre Père est avec nous, toujours confiant en nous. Ayons confiance. Jésus-Christ nous appelle à son admirable lumière qui jaillit du matin de Pâques.

Nos pas dans les pas de Jésus, sur le chemin de Jérusalem.

IMG_8098Aujourd’hui, nous mettons nos pieds dans ceux du mendiant Bartimée qui recouvre la vue et se met à la suite de Jésus qui va vers Jérusalem, vers le lieu du saint sacrifice qui nous sauve. Sa guérison ouvrira-t-elle les yeux des apôtres (et les nôtres quand nous sommes dans l’épreuve) à l’approche du scandale de la croix ? Oui, c’est possible. C’est l’espoir de Jérémie qui était normalement connu comme prophète des oracles de malheur, mais qui change de ton aujourd’hui comme nous l’avons entendu dans la 1ère lecture. En effet=, cette lecture provient des chapitres 30-33 qui sont dits « de la consolation ». Si le peuple tient bon dans l’épreuve de l’exil qui débute avec la prise de Samarie en 721 (av. J.C), Dieu les délivrera comme il l’a fait pour les Hébreux à l’esclavage. Israël est le fils aîné de Dieu et Dieu est pour lui un Père. Nous l’appelons nous aussi : notre Père parce que nous sommes fils dans son Fils. Le reconnaitre comme Père, c’est revenir pour nous, revenir de l’exil de notre perdition, de notre péché. Et alors, nous nous conduisons en fils.

La figure de l’aveugle de Jéricho domine l’Evangile. A la différence de Jacques et Jean (dimanche passé : la question de Jésus est la même : que voulez-vous que je fasse pour vous ?), il ne veut pas le pouvoir, mais la pitié. A la différence du jeune homme riche (d’il y a deux semaines), rien de l’empêche de suivre Jésus, pas même son manteau qui lui servait de couverture (et d’isoloir !). Il jette de lui-même son manteau, c’est-à-dire tout ce qu’il a. Il renonce ainsi à ce qui faisait son identité. Il abandonne sa carapace, ses protections, ce qui l’abritait du froid de la nuit et du regard des hommes. Il se montre vulnérable et, lui qui est aveugle, il marche vers Jésus avec assurance.  Quel est le manteau de ma sécurité, de mon orgueil, de ma tiédeur ? A la différence de ceux qui se scandalisent de la passion de Jésus (Pierre et ses amis), lui, il est prêt à suivre Jésus sur son chemin vers Jérusalem. Il veut être totalement libre. Pour entrer dans Jérusalem, (suite…)