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La soif du cœur : de la soif du désert à la rencontre avec Dieu et de la rencontre à la mission vers les autres.

Dans le désert, les Hébreux torturés par la soif et le doute interpellent Moise : « donne-nous de l’eau à boire ». L’eau jaillit du rocher désaltéra les corps épuisés, mais plus encore, elle apparut à Israël comme un signe de la présence de Dieu parmi les siens. Au cours de la longue traversée du désert, les Hébreux ont expérimenté combien est difficile la conquête de la liberté et comment, à la moindre difficulté, on est tenté de revenir à l’esclavage antérieur. Moise fut souvent pris à partie par un peuple découragé et faillit plus d’une fois être mis à mort par ceux-là même qu’il voulait libérer. A travers lui, c’est à Dieu que s’en prenaient les Hébreux, le mettant à défi d’accomplir sa promesse. Pourtant, le Seigneur n’a cessé de nourrir et d’abreuver ce peuple rebelle, manifestant que lui seul peut combler l’espérance de ceux qui ont faim et soif de justice, de liberté et d’amour.
Parfois, nos efforts se heurtent à l’apathie ou à l’ingratitude de ceux que nous voudrions aider ou aimer. Nous découvrons-nous alors proche de Dieu?
Redescendre de la montagne : Mission et service des autres

Le Carême est une aventure du cœur
Frères et sœurs,
Nous voici au deuxième dimanche de notre marche vers Pâques. Si le premier dimanche nous a menés au désert pour affronter nos tentations, ce deuxième dimanche nous hisse sur une montagne. Le Carême n’est pas un repli triste sur soi-même ; c’est un déplacement. C’est l’aventure de ceux qui acceptent, comme Abraham et les apôtres, de perdre leurs vieux repères pour gagner une lumière nouvelle.
1. L’appel au départ : la confiance d’Abraham
Tout commence par une parole de rupture : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père. » (Genèse 12). Imaginez Abraham. Il a 75 ans. Il a ses habitudes, son confort, sa sécurité. Et Dieu lui demande de tout laisser pour une destination… inconnue. Pourquoi ? Parce que la bénédiction de Dieu ne se trouve pas dans l’immobilisme, mais dans la marche. Quel enseignement pour nous : le Carême nous demande : « Qu’est-ce que tu dois quitter aujourd’hui ? » Ce n’est peut-être pas ta maison physique, mais peut-être une habitude toxique, un jugement sur les autres, ou cette fausse sécurité que nous mettons dans l’argent ou le contrôle. Comme le dit le Psaume 32, mettre sa confiance en Dieu, c’est accepter que c’est Son amour qui nous garde en vie, et non nos propres citadelles.
(suite…)Comprendre les événements de notre Foi à travers l’expérience d’échec de Moïse

Appelé à purifier son son de justice
En lisant l’histoire de Moïse, nous le voyons qui doit fuir son pays d’adoption: l’Egypte. Voyant un fils d’Israël, c’est-à-dire un frère de sang, battu par un Egyptien, il a tué celui-ci. Le lendemain, il interpellait un Hébreu qui maltraitait son frère, et ce dernier menaça Moïse de dévoiler son forfait. C’est alors que Moïse dut fuir pour sauver sa vie. Arrivé en terre de Moab, le voici qui prend la défense des filles de Yéthro, manifestant à nouveau son ardeur pour la justice. Pourtant, sa vie est en échec : le fils adoptif de pharaon, élevé à sa cour, appelé aux plus hautes destinées, se trouve à paître le troupeau d’un prêtre idolâtre de Madian dans le désert du Sinaï.
On imagine sans peine, que Moïse devait brûler intérieurement de colère (les colères de Moïse sont redoutables : souvenons-nous de la manière dont il a détruit les premières tables de la Loi !) devant l’échec de sa vie qu’il orientait pourtant vers la défense de la justice. C’est précisément à ce moment, qu’il fait l’expérience déconcertante du Buisson Ardent, un buisson d’épines qui est lui aussi est en feu, mais qui ne se consume pas, parce qu’il ne brûle pas du feu de la violence, d’une justice toute humaine, mais du feu de l’amour divin. Du cœur de la flamme, Dieu s’adresse à lui pour lui révéler son Nom : « Je suis celui qui était avec tes pères, Abraham, Isaac et Jacob ; je suis avec toi, et je serai toujours au milieu de mon peuple, ce peuple que je veux délivrer de l’oppression qu’il subit en Egypte ».
Ce n’est pas en rendant la violence pour la violence, comme il l’avait fait jusqu’alors, que Moïse sera un défenseur de la justice. Dieu seul peut rendre juste, et il ne le fait pas en ayant recours à la violence : il rend juste en habitant au milieu de son peuple à la nuque raide, ce peuple qui ressemble lui aussi à un buisson d’épine dont il vaut mieux ne pas s’approcher si on veut éviter de se piquer ; mais un peuple aimé de Dieu, et qui doit découvrir que le Dieu de tendresse et de pitié






